Maurice Carême

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Maurice Carême

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Maurice Carême, l'été 1969 à Orval dans le Bois le Baty
Activités Auteur
Naissance
Wavre en Belgique
Décès (à 78 ans)
Anderlecht
Langue d'écriture français

Œuvres principales

Mère

Maurice Carême (Wavre en Belgique - Anderlecht ) est un écrivain et poète belge de langue française, auteur de Mère, qui remporta un important succès auprès du public.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'un père peintre en bâtiment et d'une mère épicière, Maurice Carême a deux sœurs (dont l'une mourut le lendemain de sa naissance) et deux frères (dont l'un décéda à huit mois). Il passe son enfance et son adolescence à Wavre.

À 15 ans, il écrit ses premiers vers inspirés par une amie d'enfance, Bertha Detry. Dès lors, il ne cessera plus d'écrire. Élève brillant, il obtient, la même année, une bourse d'études et entre à l'École normale primaire de Tirlemont. En 1918, il est nommé instituteur à Anderlecht dans la banlieue de Bruxelles. Après une période de futurisme (1928-1932), il revient à une grande simplicité de ton.

En 1919, il crée une revue littéraire, Nos Jeunes qu'il rebaptise en 1920 La Revue indépendante. Maurice Carême collabore à la revue Anthologie de Georges Linze puis entre à La Revue sincère (1922).

En 1924, Maurice Carême se marie avec Andrée Gobron (une institutrice de Dison, sœur de l'artiste peintre Roger Gobron). Il la surnommera « Caprine ». Elle lui inspira le recueil Chanson pour Caprine ainsi que les Contes pour Caprine.

Élu « Prince en poésie » au Café Procope à Paris en 1972 - une plaque commémorative apposée sur la façade le rappelle -, Carême a vu son œuvre traduite dans de nombreuses langues. Par un aspect de son œuvre, il est très apprécié pour son amour des enfants, un registre essentiel de son œuvre (un quart de son œuvre environ). Mais il est aussi un poète de la grandeur et de la misère de l'homme. Récompensée par de nombreux prix littéraires, illustrée par de grands artistes, son œuvre joint à la simplicité de la forme l'expression d'une joie de vivre qui n'exclut pas une certaine gravité. Il a aussi traduit en français des poètes néerlandophones.

Peu avant sa mort, en 1975, Maurice Carême avait créé, avec ses amis les plus proches, une Fondation pour assurer la promotion de son œuvre et conserver ses archives. Il souhaitait également que sa maison reste un lieu de vie ouvert, en particulier, aux enfants pour leur faire découvrir la poésie. La Fondation Maurice Carême est l'ayant droit de l'écrivain. Elle publie une revue depuis 1978.

Jeannine Burny qui fut la secrétaire de Maurice Carême est la présidente de la Fondation Maurice Carême depuis la mort de l'écrivain. Elle a écrit un livre édité en 2007, intitulé Le jour s’en va toujours trop tôt : Sur les pas de Maurice Carême. Éditions Racine (Bruxelles), où elle raconte la relation privilégiée qui fut la sienne, durant 30 ans, avec le poète.

Le mausolée du poète est situé à côté du cimetière de Wavre, sa ville natale qu'il a chantée notamment dans Brabant. On peut y lire quelques vers du poète :

« Puissé-je, quand la mort me croisera les mains
Tandis que mon esprit rejoindra tes collines
Reposer à jamais sur ta large poitrine
Comme un enfant qui dort, oublié dans le foin »

Caprine Carême repose depuis 1990, date de son décès à Ostende, aux côtés de son époux.

Hommages[modifier | modifier le code]

  • Un boulevard porte son nom à Anderlecht
  • Il existe depuis l’an 2000 une promenade Maurice-Carême dans l’île Saint-Louis à Paris.
  • Une école à Wavre, une école et un internat à Anderlecht, une école à Flémalle-Haute et seize écoles en France portent son nom.
  • Une avenue porte son nom à Wavre.
  • Caprine Carême fit don à la ville d'Ottignies d'une série de souvenirs personnels, proposant à cette ville d'honorer la mémoire de son époux en lui consacrant un lieu de mémoire et une petite bibliothèque spécialisée ouverte au public.
  • Le centre culturel d'Anderlecht a été appelé « Espace Maurice Carême » en hommage au poète.

Poèmes mis en musique[modifier | modifier le code]

Plus de deux mille six cents poèmes de Maurice Carême ont été mis en musique par Darius Milhaud, Francis Poulenc, Henri Sauguet, Jacques Chailley (1910-1999), Florent Schmitt, Carl Orff, etc.

Vers de Maurice Carême
(Jardin des Poètes, Paris).

Œuvre[modifier | modifier le code]

Note : l'année indiquée entre parenthèses est la date de la première parution.

Poésie[modifier | modifier le code]

  • Hôtel bourgeois (1926)
  • Chansons pour Caprine (Éditions Henriquez, 1930)
  • Reflets d’hélices (1932)
  • Mère (1935) (Prix triennal de poésie 1937)
  • Petite Flore (1937, Prix Edgar Poe)
  • Femme(1946)
  • La Lanterne magique (1947)
  • La Maison blanche (1949, Prix de l’Académie française)
  • Petites légendes (1949)
  • La Voix du silence (1951)
  • L'eau passe (1952, Prix International Syracuse, Prix de l’Académie française)
  • Images perdues (1954)
  • Heure de grâce (1957, Prix Félix Denayer, Prix de poésie religieuse)
  • Pigeon vole (1958)
  • L'Oiseleur (1959)
  • La Flûte au verger (1960)
  • La Grange bleue (1961)
  • Pomme de reinette (1962)
  • Bruges (1963)
  • En sourdine (Éditions du Verseau, 1964)
  • La Bien-aimée (1965)
  • Brabant (1967, Prix de la Province de Brabant)
  • Le Sablier (1969)
  • Entre deux mondes (1970)
  • L'Arlequin (1970)
  • Mer du Nord (1971)
  • L'Envers du miroir (1973)
  • Le Moulin de papier (1973)
  • Almanach du ciel (1973)
  • De feu et de cendre (Éditions Nathan, 1974)
  • Complaintes (1975)
  • Figures (1977)
  • Au clair de la lune, dessins de Henri-Victor Wolvens (Éditions ouvrières, 1977)
  • Défier le destin (1987)
  • De plus loin que la nuit (1993)
  • Le Chat et le Soleil (?)
  • Et puis après (2004)
  • Être ou ne pas être (2008)
  • Du ciel dans l'eau (2010)
  • Souvenirs (2011)
  • La cuisine
  • Ponctuation (2012)

Traductions du néerlandais :

  • Anthologie de la poésie néerlandaise (1967, Prix de la traduction néerlandaise)
  • Les Étoiles de la poésie de Flandre (1973)

Contes et Romans[modifier | modifier le code]

  • Le Martyre d'un supporter (roman, 1928)
  • Le Royaume des fleurs (Éditions Bourrelier et Colin, 1934, Prix de littérature enfantine «Jeunesse»)
  • Lancelot (1938)
  • Contes pour Caprine (contes, 1948)
  • Le Ruban Pompadour (contes, publié sous le pseudonyme « Orladour », 1948)
  • La Bille de verre (Éditions La Renaissance du Livre, 1951)
  • Un Trou dans la tête (roman, 1964)

Médua (roman, Éditions La Renaissance du Livre, 1976)[modifier | modifier le code]

  • Le Château sur la mer. Contes fantastiques. Contes insolites (contes, éd. originale, Éditions Fides, ISBN 978-973-8930-24-7 2008)

Autres textes[modifier | modifier le code]

  • Poèmes de gosses (essai, 1933)
  • Proses d'enfants (essai, 1936)
  • La Passagère Invisible (récit de voyage, 1950)

Musée Maurice Carême[modifier | modifier le code]

La maison de Maurice Carême, surnommée « la maison blanche », est devenue un musée à la mort de l'auteur. Elle conserve intact le cadre dans lequel il vécut et écrivit. L'on peut y découvrir les œuvres de peintres avec qui il noua des liens d'amitié comme Paul Delvaux, Felix De Boeck, Henri-Victor Wolvens, Luc De Decker, Léon Navez, Marcel Delmotte, Roger Somville, Jules Lismonde

Le musée conserve un fonds d'archives qui comprend des manuscrits, des tapuscrits, des éditions précieuses et de la correspondance. Y figurent, notamment, des lettres échangées avec des personnalités du monde littéraire, comme Michel de Ghelderode, Paul Fort, Jules Supervielle, Thomas Owen, Gaston Bachelard ainsi que des lettres et des partitions autographes ou dédicacées de Francis Poulenc, Darius Milhaud, Jacques Chailley, Arthur Honegger, Carl Orff

Prix Maurice Carême[modifier | modifier le code]

La maison blanche est le siège de la fondation Maurice Carême qui assure la promotion de l’œuvre et met en valeur la poésie francophone de Belgique. Elle décerne tous les deux ans le « Prix Maurice Carême » :

  • Le « Prix Maurice Carême de Poésie » est attribué à un recueil de poésie écrit par un poète belge ou résidant en Belgique ;
  • Le « Prix Maurice Carême d'études littéraires » couronne un travail scientifique réalisé sur l’œuvre de Maurice Carême.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Maurice Nicoulin, Hommage à Maurice Carême, Vevey, Éditions Delta 1978.
  • Jacques Charles, Maurice Carême, coll. Poètes d'aujourd'hui, Pierre Seghers éditeur, Paris 1965
  • Pierre Coran, Maurice Carême, collection Portraits, Pierre De Meyere éditeur, Bruxelles 1966
  • Danièle Henky, Le voyageur incertain - Maurice Carême à l'abbaye d'Orval, éditions Weyrich, Neufchâteau 2007 (ISBN 978-2-87489-006-2)
  • Jeannine Burny, « Le jour s'en va toujours trop tôt » : Sur les pas de Maurice Carême, Racine, 2007 (ISBN 9782873865016)

Notes et références[modifier | modifier le code]


Liens externes[modifier | modifier le code]