Maurice Baring

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Maurice Baring est le 5e fils du banquier le Baron Revelstoke. Né en 1874, après une éducation au collège d'Eton, il termine ses études à Trinity College, Cambridge. De Cambridge, véritable pépinière d'intellectuels de l'entre-deux-guerres, sortent également diplômés : les frères et les amis de Virginia Woolf, Adrian et Thoby Stephen, Lytton Strachey, et le célèbre économiste, théoricien du plein-emploi, John Maynard Keynes.

Virginia Woolf appréciait beaucoup la lecture de Maurice Baring. Elle s'interroge sur ses écrits dans son Journal d'un Écrivain : « En deçà de ses propres limites, ce n'est pas de second plan, ou du moins pas de manière évidente, à première vue. Les limites sont la preuve même de sa non-existence. Il ne peut faire qu'une chose, ce qu'il est lui-même ; un charmant anglais, propre, modeste, sensible ; en dehors de cela qui ne porte pas loin et n'illumine guère, tout est comme cela doit être : léger, sûr, proportionné, et même émouvant. Raconté de manière si distinguée que rien n'est exagéré mais que tout est en rapport et bien équilibré. Je pourrais lire de tels livres éternellement, me suis-je écriée. Léonard me répondit qu'au bout de peu de temps on en serait malade à mourir ». Elle le préférait à John Galsworthy, qui a pourtant reçu le prix Nobel de Littérature. Elle lui écrira un jour : « Votre simplicité est une leçon pour nous tous ».

Devenu diplomate, il a vécu à Paris, Copenhague et Rome. Maurice Baring a quitté la diplomatie pour le journalisme. Il entre au Morning Post, pour le compte duquel il couvre les reportages sur la guerre russo-japonaise. Son expérience est palpable dans ses écrits Avec les Russes, en Mandchourie, (1905). Ayant voyagé à travers toute l'Europe, aussi bien comme diplomate que comme journaliste, que comme lettré et amateur d'art, il connaissait le latin, le grec, le français, l'allemand, l'italien, le russe et le danois. Ce qui lui permettait d'explorer la littérature des pays visités, et ce, dans la langue d'origine.

C'est peu avant le tournant du siècle, entre 1897 et 1899, qu'il semble se convertir au catholicisme, sous l'influence de Hilaire Belloc. Les Balfour, qu'il connaissait personnellement, semblent également avoir joué un rôle dans sa conversion.

Il réside encore à St Pétersbourg et à Constantinople, et, en 1912, entre au journal The Times, comme correspondant direct dans les Balkans.

Pendant la Première Guerre mondiale, il rejoint la Royal Air Force (tout comme son personnage, Michael Choyce, dans Daphne Adeane, qui est officier de l'air). Il relatera toutes ses expériences dans son autobiographie, The Puppet Show of Memory (1922).

Enfin, après 14-18, Maurice Baring se lance avec succès dans la rédaction d'une série de romans, En passant (1921), C (1924), Cat's Cradle (1925), Daphne Adeane (1926) et Robert Peckham (1930).

Mais dès les années 30, les effets d'une maladie nerveuse paralysante se font sentir, il quittera sa maison de Rottingdean, pour terminer sa vie auprès d'amis, et mourra en Écosse, le 14 décembre 1945.

Œuvres de (et sur) Maurice Baring[modifier | modifier le code]

  • In My End is My Beginning
  • The Coat Without Seam
  • Daphne Adeane
  • La Princesse Blanche
  • Lost Diaries and Dead Letters
  • Orpheus in Mayfair and Other Stories and Sketches
  • The Collected Poems of Maurice Baring
  • Cat's Cradle
  • Darby and Joan
  • C***
  • An outline of Russian literature
  • Comfortless Memory (traduit en français par Ignace Legrand sous le titre L'Angoissant Souvenir)
  • Tinker's Leave
  • Lonely Lady of Dulwich
  • Overlooked
  • Punch and Judy & Other Essays (Blom)
  • Dear animated bust : lettres à Lady Juliet Duff, France, 1915-1918
  • Landmarks in Russian Literature
  • Flying Corps Headquarters, 1914-1918 (Echoes of War)
  • Hon. Maurice Baring, Sarah Bernhardt
  • Maurice Baring : un citoyen européen, essai de Emma Letley