Matrice de micro-miroirs

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Une matrice de micro-miroirs, ou DMD (Digital Micromirror Device) est un microsystème électromécanique développé par Texas Instruments permettant la projection d'une image numérique par réflexion des pixels sur des micro-miroirs qui peuvent basculer sur 2 positions différentes : on ou off. Ce système a permis la miniaturisation et a accru les performances des vidéoprojecteurs.

Histoire[modifier | modifier le code]

La technologie DMD a vu le jour dans la fin des années 70 dans le cadre de projets d’imprimantes à micro miroirs. Mais la véritable innovation a eu lieu lorsque l'ingénieur Larry Hornbeck de Texas Instruments a su placer le dispositif sur une puce CMOS. Cela a rendu la technologie exploitable par des circuits électroniques classiques et l’on voit maintenant se vendre de plus en plus de projecteurs vidéo à puces DMD et ceci, dans le domaine grand public (projecteur DLP) et dans le secteur professionnel depuis la première projection publique du cinéma numérique en Europe le 2 février 2000[1] réalisée par Philippe Binant[2].

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Le premier avantage de cette puce est d’être entièrement numérique. Son implémentation dans un système de diffusion vidéo rend la reproduction de l’image complètement fidèle aux informations vidéo. Cette technologie constitue donc une alternative supplémentaire aux systèmes de production et de diffusion vidéo analogique.

Principe de fonctionnement[modifier | modifier le code]

La surface contenant les micros miroirs est éclairée par une source de lumière. Chaque miroir peut prendre deux positions : il peut s’incliner de 10 à 15° suivant le même axe de façon à réfléchir la lumière soit vers une lentille de diffusion soit vers une surface absorbante. On dit qu’il commute « on » ou « off », ce régime est donc binaire. Un miroir réfléchit la lumière d’un pixel à l’écran.

Niveau de gris[modifier | modifier le code]

Afin de générer plusieurs niveaux de gris différents les miroirs vont commuter on puis off plus ou moins longtemps dans une période bien définie et ceci à une fréquence élevée. Ils utilisent le principe de modulation de largeur d'impulsion (MLI). En général une puce transmet 1024 niveaux de gris ["Exemple les DLP de Texas Instruments"(en), ce qui correspond à un signal vidéo standard codé sur 10bits ["Quantification"(en).

Commande de la puce[modifier | modifier le code]

Les structures mécaniques de la puce, qui permettent la mise en mouvement des miroirs, sont en fait placées sur une mémoire de type SRAM munie d’électrodes. Pendant que les miroirs réfléchissent la lumière cette mémoire se charge et lorsque toutes les informations sont chargées, tous les miroirs commutent en même temps. Pour cela il y a d’abord une étape de sélection des miroirs qui permet d’isoler les miroirs qui devront changer de position de ceux qui resteront fixes. Ensuite vient une étape de mise en place des charges puis l’étape où les miroirs changent de position. La dernière étape consiste à figer les miroirs pour les sécuriser.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Laurent Creton, Kira Kitsopanidou (dir.), Les salles de cinéma. Enjeux, défis et perspectives, Armand Colin / Recherches, novembre 2013, p. 116.
  2. Digital Cinema

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Applications[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]