Matrice (imprimerie)

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Poinçon (à gauche) et matrice (à droite) d’une lettre H capitale

En imprimerie typographique, une matrice est un moule pour former des lettres. en relief qui serviront à imprimer des textes.

Fonderie de caractères[modifier | modifier le code]

C’est Johannes Gutenberg qui met au point le moule pour fondre les caractères en plomb. Le fond du moule est la matrice, une plaque de cuivre portant en creux la forme du caractère qui a été gravé en relief sur un poinçon. On peut ainsi fondre autant de caractères identiques qu’on veut, puis en changeant la matrice former un nouveau caractère. Le moule de Gutenberg a été utilisé pratiquement sans changement majeur jusqu’au dix-neuvième siècle.

Stéréotypie[modifier | modifier le code]

Au dix-huitième siècle, on se préoccupe d’imprimer plus vite et moins cher. De multiples essais sont effectués pour mettre au point une technique de stéréotypie. Il s’agit de créer une forme imprimante en un seul bloc, qui constitue une page entière de texte. Pour cela, on compose la page selon le procédé traditionnel, en assemblant les caractères mobiles en plomb. Puis on verse dessus une substance qui va en épouser la forme, durcir, et une fois démoulée, portera en creux le dessin des caractères. C’est une matrice. On coule sur cette matrice du plomb, et on obtient une copie exacte de la page composée : un cliché, ou stéréotype. L’avantage est qu’on peut réaliser plusieurs clichés qui pourront imprimer la même page sur des presses différenets, être conservés pour une réimpression, tandis que les caractères sont récupérés et peuvent servir à une nouvelle composition. La matrice pouvait être en plâtre, en argile (kaolin), souvent de matériaux composites, avant d’être en épaisseurs de papiers collés ou de matières synthétiques. Ces matrices souples pouvaient être cintrées de manière à donner des formes adaptées aux cylindres des rotatives pour l’impression des journaux. Elles étaient alors appelées des flans’'.

Notes[modifier | modifier le code]


Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marius Audin, Somme typographique, vol. 1, 1948, Paris, Paul Dupont ; vol. 2, 1949, Lyon, Audin.
  • Maurice Audin, Histoire de l'imprimerie, A. et J. Picard, 1972