Matricaire odorante

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Matricaire odorante

La Matricaire odorante (Matricaria suaveolens) ou Matricaire sans ligules (Matricaria discoidea) est une plante de la famille des Astéracées.

C'est une mauvaise herbe fréquente. Très résistante au piétinement, les graines peuvent être dispersées par les pneus des véhicules.

Autres noms : Matricaire en disque, matricaire sans ligules, Matricaire discoïde.

Introduction en France[modifier | modifier le code]

Selon Gustave Malcuit, cette plante adventice néophyte, originaire de l'Amérique du Nord, apparaît en 1861 le long du canal des Ardennes, puis de 1880 à 1895 dans le Nord de la France. Il indique qu'« elle s'est propagée avec une rapidité telle qu'elle dispute la place à Matricaria inodora « au point de paraître aussi indigène que lui » »[1],[2].

Synonymes[modifier | modifier le code]

  • Tanacetum suaveolens (Pursh) Hook.
  • Matricaria suaveolens (Pursh) Buchenau
  • Chamomilla suaveolens (Pursh) Rydb.

Description[modifier | modifier le code]

C'est une plante basse, aux feuilles très découpées qui dégagent une odeur forte quand on les froisse. Contrairement aux autres matricaires, les capitules n'ont pas de ligules.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

données d'après : Julve, Ph., 1998 ff. - Baseflor. Index botanique, écologique et chorologique de la flore de France. Version : 23 avril 2004.

Références externes[modifier | modifier le code]

  1. Gustave Malcuit, Contributions à l'étude phytosociologique des Vosges méridionales saônoises, les associations végétales de la vallée de La Lanterne, thèse de doctorat, Soc. d'édit. du Nord, 1929, p. 188 [1]
  2. Alfred Giard, Sur une plante adventice à propagation rapide (Matricaria discoidea D. C), dans La Feuille des jeunes naturalistes, vol.31-33, 1900-1903, p. 188, indique : « Le Catalogue des plantes vasculaires des Ardennes (Charleville, 1900), œuvre posthume de A. Callay, nous apprend (p. 249) que M. discoidea a été vue en juin 1861 par Bouffay, sur la digue du canal des Ardennes près de l'écluse de Rilly. À cette époque, la plante n'était signalée par Reichenbach qu'autour du village de Schœneberg, près de Berlin. Callay suppose que la station ardennaise, où la plante n'avait d'ailleurs pas été revue, provenait de graines mélangées aux céréales apportées pour le moulin de Rilly. » [2]

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