Matra Djet

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Matra Djet
Matra Djet
Matra-Sports Jet 5

Marque Drapeau : France Matra
Années de production 1963 - 1968
Production 1 693[1] exemplaires
Classe Coupé
Moteur et transmission
Énergie Essence
Position du moteur Central arrière
Cylindrée 996 cm³ (82/100)
1 108 cm³ (70/80/94 ch SAE)
1 255 (105 ch SAEcm3
Transmission Propulsion
Poids et performances
Poids à vide de 540 à 740 kg
Châssis - Carrosserie
Carrosserie(s) Coupé
Dimensions
Longueur de 3 800 à 4 220 mm
Largeur 1 400 / 1 450 mm
Hauteur 1 150 mm
Chronologie des modèles
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Le Djet est un coupé à deux places lancé en 1962. Initialement développé et produit à 198 exemplaires par les Automobiles René Bonnet, il a ensuite été fabriqué par Matra à partir de 1964.

René-Bonnet Djet, versions à 1 à 4 (1962 - 1964)[modifier | modifier le code]

Début 1962, Charles Deutsch et René Bonnet, qui s'étaient associés pour construire des voitures de course, se séparent. Les automobiles DB (Deutsch-Bonnet) deviennent des CD tandis qu'apparaît la marque René-Bonnet. Celle-ci participe avec des barquettes (voitures de sport découvertes) et des berlinettes (berlines de sport surbaissées) à moteur Gordini aux 24 Heures du Mans dès 1962.

Au Salon de Paris, René-Bonnet expose la version routière de la berlinette vue au Mans. À cet effet, le Djet, qui est conçu par Jacques Hubert autour d'un ensemble moteur-boîte de vitesses de Renault Estafette placé en position centrale arrière, perd son sophistiqué treillis tubulaire (squelette de tubes) pour un châssis-poutre plus facile à fabriquer. La carrosserie monocoque est toujours en polyester stratifié.

En juillet 1963, la gamme se compose ainsi :

  • Version 1 : moteur 1 108 cm³ 70 ch et châssis-poutre.
  • Version 2 : moteur 1 108 cm³ 80 ch à culasse hémisphérique ou 996 cm³ 82 ch à 2 arbres à cames en tête (A.C.T.) et châssis-poutre.
  • Version 3 : moteur 1 108 cm³ 80 ch à culasse hémisphérique et treillis tubulaire.
  • Version 4 (compétition) : moteur 996 cm³ 100 ch à 2 A.C.T. et treillis tubulaire.

En octobre 1964, Matra, qui fabrique le Djet dans ses locaux à Romorantin (Loir-et-Cher), prend le contrôle des automobiles René-Bonnet en faillite suite à la mévente du Djet.

Matra Djet, versions 5 et 6 (1964 - 1968)[modifier | modifier le code]

Vue arrière

Le Djet V présente une carrosserie modifiée : prise d'air avant rectangulaire et agrandie, coffre à bagages plus vaste grâce à l'allongement du porte-à-faux arrière de 40 cm, passages de roues arrière agrandis, hayon arrière ouvrant d'arrière en avant (sens inversé), butoirs arrière verticaux remplacés par un pare-chocs horizontal et feux arrière de Simca 1300 / 1500 au lieu des feux ronds de poids-lourd. Quant au moteur, il s'agit du Cléon-Fonte à 5 paliers, deux puissances sont disponibles : 1 108 cm³ développant 70 ch sur le Djet V et 1 108 cm³ développant 94 ch à culasse hémisphérique issu de la Renault 8 Gordini sur le Djet V S.

Pour les modèles 1966, Djet V s'écrit Djet 5. Celui-ci existe en version Luxe reconnaissable à son pare-chocs avant, sa planche de bord en bois et à son volant bois. Un exemplaire en finition normale fut offert au cosmonaute soviétique Youri Gagarine.

Moteur de la Djet V S

Pour 1967, les Matra-Bonnet Djet 5 et Djet 5 S deviennent les Matra-Sports Jet 5 et Jet 6 car René Bonnet reste propriétaire du nom. Le Jet 6 s'équipe du moteur 1 255 cm³ 105 ch SAE d'origine Renault 8 Gordini 1300 (195 km/h). Contrairement à la Renault, la boîte de vitesses conserve 4 rapports.

En juillet 1968, les coupés Jet sont supprimés.

Si la technologie du Djet était perfectionnée à son lancement (treillis tubulaire, suspensions triangulées à l'avant et à l'arrière, 4 freins à disques), elle a été la cause d'un prix de vente excessif (la concurrente française Alpine A110 était moins chère) et n'a pas permis de grandes victoires en course. Et l'Aérodjet -Djet pour les circuits aux roues arrière carénées- engagée aux 24 Heures du Mans 1963 et 1964 ne fera pas mieux.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Production Djet tous types (René Bonnet, Matra Bonnet et Matra Sports

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Des DB aux Matra, 30 ans de voitures bleues, par Patrice Vergès, éditions Drivers, 2005 (ISBN 2-35124-000-6)
  • Matra de route, par Dominique Pagneux, éditions E.T.A.I., 2003 (ISBN 2-7268-8603-5)

Annexes[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]