Matines de Bruges (histoire)
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| Matines de Bruges (histoire) | ||||||||||||
Panneau du Coffre d'Oxford ou de Courtrai |
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| Informations générales | ||||||||||||
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| Guerre de Flandre (1297-1305) | ||||||||||||
| Batailles | ||||||||||||
| Bataille de Furnes · Matines de Bruges · Bataille de Courtrai · Bataille d'Arques · Bataille de Zierikzee · Bataille de Mons-en-Pévèle | ||||||||||||
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Les matines de Bruges sont le massacre au cours de la nuit dans leur chambre à coucher d'un millier de partisans du roi de France, dont la garnison française logée chez l'habitant et de bourgeois par les membres des milices communales flamandes le 18 mai 1302. La dénomination "matines" a été donnée par analogie avec les Vêpres siciliennes. Cette révolte mena à une autre bataille célèbre, la bataille des Éperons d'or, qui opposera les milices flamandes aux troupes françaises le 11 juillet de la même année.
Causes [modifier]
Bruges avait l'exclusivité de l'importation de la laine (de moutons) venant d'Angleterre. Ce commerce était entre les mains de bourgeois mais lorsque le roi Édouard Ier d'Angleterre installa un point de vente pour faire affaire directement avec les clients, les tisserands, la rivalité s'exacerba.
Les négociants et leurs relais politiques, les échevins, firent appel à leur suzerain, le roi Philippe le Bel, pour assurer leur position dominante et monopolistique.
Déroulement des événements [modifier]
Des insurgés en armes, avec Pieter de Coninck à leur tête, pénètrent pendant la nuit dans les maisons. Selon la tradition, pour distinguer les partisans du Roi de France, ils auraient abordé les occupants des chambres en leur demandant « Des gilden vriend ? », « Ami des guildes ? » (Les guildes regroupaient le petit peuple qui se révoltait). Si la réponse était négative ils passaient les occupants par le fil de l'épée. Selon certains historiens belges, le mot de passe aurait été : "Schild en vriend", ce qui signifie en français "bouclier et ami" et dont la prononciation en dialecte flamand était très différente d'une lecture francophone de base "child an vrian", ce qui permettait de se rendre compte sans aucune équivoque de l'origine linguistique de la personne interpellée[1].
Le gouverneur Jacques de Saint-Pol parviendra à s'enfuir avec une poignée de survivants et de leliaerts.
Notes et références [modifier]
- Jean-Marie Gillet, Les étranges origines de la querelle linguistique en Belgique, J.M.Collet, 2000