Mathieu Elias

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Mort de Jean de La Barrière (gravure d'après un carton de Mathieu Elias pour un vitrail du cloître parisien des Feuillants).

Mathieu Elias (ou Matthieu Elye) est un peintre français né en 1658 dans une famille modeste du village de Zuytpeene (à trois km de Noordpeene). Sa biographie est essentiellement connue grâce au chapitre que lui a consacré Jean-Baptiste Descamps dans sa Vie des peintres flamands, allemands et hollandois parue en 1760[1].

Selon cet auteur, Mathieu Elias est remarqué encore enfant par le peintre dunkerquois Philippe de Corbehem, dont il devient l'apprenti. Après quelques années passées à son service, et de réels progrès, il se rend à Paris où il rentre à l'académie de Saint-Luc, vers 1678. Il devient maître en 1684, avant de gravir les différents échelons : il est nommé professeur puis exerce la charge de juré de la communauté en 1705, après avoir reçu en 1702 la prestigieuse commande d'un May de Notre-Dame.

Même si Jean-Baptiste Descamps rapporte qu' "il eut assez de vogue", il semble principalement avoir vécu de travaux préparatoires pour des estampes, des thèses ou des vitraux, comme ceux du cloître du couvent des Feuillants de Paris. Il travaille notamment pour l'éditeur et marchand Jean Mariette, à qui il fournit des images de mode, mais aussi des compositions religieuses et des scènes de chasse[2].

En 1709, après la mort de son épouse, il retourne à Dunkerque, où il reçoit de nombreuses commandes émanant d'établissements religieux du Nord tout en réalisant des portraits comme celui de Jean Bart.

L'église Saint-Eloi de Dunkerque et le musée du Mont de Piété à Bergues possèdent de nombreux tableaux d'Elias, qui s'éteint le 22 avril 1741 dans son domicile de la rue de Nieuport, à Dunkerque, dans le plus grand dénuement.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Peinture[modifier | modifier le code]

Dessin[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Baptiste Descamps, La vie des peintres flamands, allemands et hollandois…, tome III, Paris, Desaint et Saillant, Pissot, Derand, 1760, p. 377-382.
  2. Barbara Brejon de Lavergnée, Pascale Cugy, "The “Album Elye” in the Louvre : Claude Simpol, Matthieu Elye, Bernard Picart, and Jean Mariette", Master Drawings, vol. 51, n° 4, 2013, p. 451-470.