Match de football pour philosophes

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Le Match de football pour les philosophes (en anglais : The Philosophers' Football Match) est un sketch des Monty Python.

Il a été diffusé pour la première fois dans le second épisode du Monty Python's Fliegender Zirkus (adaptation allemande du Monty Python's Flying Circus), en 1972. Les Monty Python l'ont repris en 1982 dans Monty Python Live at the Hollywood Bowl.

Résumé[modifier | modifier le code]

Le sketch présente un match de football au Stade olympique de Munich, comptant pour les Jeux olympiques d'été de 1972. Il oppose deux équipes de philosophes, l'Allemagne d'un côté et la Grèce de l'autre. Le sketch débute avec la présentation des deux formations. L'Allemagne, qui a éliminé en demi-finale « le fameux trio de milieux anglais Bentham-Locke-Hobbes », aligne un véritable footballeur en la personne de Franz Beckenbauer, « un choix assez surprenant » selon le commentateur.

Le coup d'envoi est donné par l'arbitre, Confucius. Au lieu de jouer, les joueurs-philosophes se contentent de marcher sur le terrain en réfléchissant. La caméra suit les réflexions des deux équipes, s'attardant un moment sur le ballon toujours au milieu du rond central.

Nietzsche reçoit un carton jaune pour avoir accusé l'arbitre de ne pas avoir de libre arbitre[1]. À la 88e minute, Ludwig Wittgenstein est remplacé par Karl Marx.

À la 89e minute, Archimède s'écrie « Eurêka ! » et tape dans le ballon. Sur l'action qui s'ensuit, Socrate marque l'unique but du match, d'une tête plongeante sur un centre d'Archimède. Les Allemands contestent le but : Hegel affirme que « la réalité n'est qu'une annexe a priori de l'éthique non-naturaliste », Kant emploie l'impératif catégorique pour dire qu'« elle n'a d'existence ontologique que dans l'imagination », et Marx soutient (avec un matérialisme pertinent) qu'il y avait hors-jeu.

Effectifs[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Lors de la présentation des équipes, Nietzsche porte le numéro 10, mais le joueur dont l'arbitre prend le nom porte le numéro 5.
  2. Ludwig Wittgenstein était en réalité autrichien.