Master of Puppets

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Master of Puppets
Album par Metallica
Sortie 21 février 1986
Enregistrement sept. à déc. 1985
Sweet Silence Studios, Copenhague, Danemark
Durée 54:25
Genre thrash metal
heavy metal
speed metal
Format CD, vinyle
Producteur Metallica, Flemming Rasmussen
Label Elektra
Critique 5 étoiles Allmusic
5 étoiles Rolling Stone
5 étoiles Q
5 étoiles Metal Hammer
Albums de Metallica
Ride the Lightning (1984)  link= Ride the Lightning (1984) Ride the Lightning (1984) Garage Days Re-Revisited (1987) Garage Days Re-Revisited (1987)  link= Garage Days Re-Revisited (1987)

Master of Puppets, sorti en février 1986 aux États-Unis, est le troisième album du groupe de thrash metal Metallica. Ce fut un succès considérable : il resta parmi les meilleures ventes de disque durant 72 semaines, fut certifié platine (1 million d'albums vendus) aux États-Unis avant la fin de l'année 1986 et reçut au Royaume-Uni la distinction « gold » (disque d'or) le 4 novembre de la même année, et ce malgré le refus du groupe de diffuser leur musique à la radio ou à la télévision. Il est aujourd'hui encore considéré comme l'un des meilleurs albums de l'histoire du metal. C'est également le dernier album sorti du vivant du bassiste Cliff Burton.

Sommaire

[modifier] Composition du groupe

[modifier] Liste des chansons

No Titre Musique Durée
1. Battery Hetfield, Ulrich 5:10
2. Master of Puppets Hetfield, Ulrich, Burton, Hammett 8:38
3. The Thing That Should Not Be Hetfield, Ulrich, Hammett 6:33
4. Welcome Home (Sanitarium) Hetfield, Ulrich, Hammett 6:28
5. Disposable Heroes Hetfield, Ulrich, Hammett 8:14
6. Leper messiah Hetfield, Ulrich 5:38
7. Orion Hetfield, Ulrich, Burton 8:12
8. Damage, Inc. Hetfield, Ulrich, Burton, Hammett 5:32

[modifier] Analyse des chansons

Battery 
C’est l’histoire d’un homme normal qui craque du jour au lendemain, et se met à tuer sans raison. L’intro acoustique du morceau, puis son interruption par les guitares saturées et le rythme effrené illustre bien cette folie soudaine.
Master Of Puppets 
Ce morceau est la pièce maîtresse de l’album. C’est le premier morceau du groupe où l’on parle de la drogue. Elle parle elle-même à la première personne. Le consommateur est manipulé, sa vie est dirigée par la drogue. Au milieu du morceau, lors du break, la victime supplie son maître : « master, master, master… ».
The Thing That Should Not Be 
Cliff Burton était un grand fan de H. P. Lovecraft. Mais très vite, il a passé le virus de la lecture des livres de ce maître de l’horreur aux autres membres du groupe. Ainsi, c’est James qui a écrit ce morceau inspiré du livre Dagon. L’histoire raconte le départ en bateau de quatre personnes d’une île de la Méditerranée et qui sont prises au piège par une tempête. Deux personnes sont tuées et les deux autres échouent sur l’île. Ils s’aperçoivent que ses occupants sont des « hybrides d’humains et de poissons ». Cette chanson est également la préférée de James Hetfield.
Welcome Home (Sanitarium) 
Inspiré du film Vol au-dessus d’un nid de coucou, on retrouve ici un homme enfermé dans un asile. Il se demande pour quelle raison il est là. Plus le morceau avance et plus le narrateur devient violent. Cette impression est renforcée par l’accélération du tempo au fil du morceau. L’homme trouve son salut, à la fin, en tuant : « kill, it’s such a friendly word, seems the only way, for reaching out again » (tuer, quel mot doux, on dirait que c’est la seule façon pour retrouver le monde).
Disposable Heroes 
Ce titre (littéralement « Héros jetables ») parle de la guerre, ses horreurs et ses conséquences, la manipulation, l’État qui envoie ses jeunes se faire tuer.
Leper Messiah 
Chanson qui critique la religion et toutes les dérives sectaires en général. La mère de James, adepte d’une Église de Scientologie, est morte d’un cancer lorsqu’il avait 16 ans alors qu’elle refusait de se faire soigner, préférant mourir pour satisfaire le choix d’un certain « dieu ». Ce thème sera repris dans plusieurs futurs morceaux. Dave Mustaine affirme avoir composé le riff, bien qu’il ne fût jamais crédité.
Orion 
Véritable épopée instrumentale composée par Cliff Burton, on ressent une influence de la musique classique que le bassiste écoutait beaucoup. En effet, il y a une véritable orchestration dans les différentes parties de ce morceau. Les solos de basse et de guitare qui apparaissent vers la milieu de la chanson était à la base la conclusion de Welcome Home.
Damage, Inc. 
Un morceau violent, à l’image du thème de la chanson : la violence. L’intro du morceau est composée par Cliff Burton, avant qu’un violent riff arrive à la face de l’auditeur. Les paroles « fuck it all and fucking no regrets » seront réutilisées dans la chanson St anger.

Presque toutes les chansons de l'album semblent évoquer le thème d'hommes réduits à l'état de marionnettes (« puppets »), rendus esclaves par leur propre violence (Battery), la drogue (chanson-titre Master of Puppets), la folie et les asiles (Welcome Home), l'armée (Disposable Heroes) ou encore les prédicateurs religieux corrompus ou les sectes (Leper Messiah). La dernière chanson de l'album, particulièrement violente, est une incitation à rompre les chaînes qui réduisent l'humanité à l'esclavage.

Le groupe se permet de faire des chansons assez longues, Master of Puppets, Disposable heroes et Orion qui dépassent les 8 minutes.

[modifier] Reprises

[modifier] Anecdotes

  • Ne trouvant pas de nom pour la chanson instrumentale, le groupe l'a appelée « Orion » car elle fait encore référence à H. P. Lovecraft et au mythe du Cthulhu (monstre venant d'une autre galaxie, s'appelant Orion).
  • Dave Mustaine, leader du groupe Megadeth, premier et ancien guitariste soliste de Metallica a affirmé avoir composé le riff principal de Leper Messiah, mais ceci n'a jamais été reconnu par le groupe.
  • Selon certaines personnes, la musique du début de la chanson Welcome home serait plagiée sur une chanson d'un groupe peu connu, Bleak House[1].
  • Durant la tournée de promotion de l'album, le chanteur et guitariste James Hetfield s'est cassé le poignet dans un accident de skateboard. Il a donc été remplacé par le technicien John Marshall à la guitare pour quelques concerts.
  • Cet album fut le dernier à avoir été enregistré avec Cliff Burton, celui-ci étant décédé dans un accident du car du groupe durant la tournée de promotion de l'album en Europe (en Suède plus précisément).

[modifier] Références

[modifier] Lien externe

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