Massacre indien de 1622

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Gravure sur bois réalisée en 1628 par Matthäus Merian représentant le massacre indien de 1622.

Le massacre indien de 1622 a eu lieu dans la Colonie anglaise de Virginie, dans ce qui fait aujourd'hui partie des États-Unis, le vendredi 22 mars 1622. Le capitaine John Smith, bien qu'il ne soit pas retourné en Virginie depuis 1609 et ne fut par conséquent pas un témoin direct, relate dans son History of Virginia que des braves de la Confédération Powhatan « sont venus sans armes dans nos maisons avec un cerf, des dindes, du poisson, des fruits et d'autres provisions pour nous les vendre »[1]. Soudainement, les Powhatans se sont emparés de tous les outils et armes qui étaient à leur portée et ont tué tous les colons anglais qui étaient en vue, dont des hommes, des femmes et des enfants de tous âges. Le chef Opchanacanough a mené une série d'attaques surprises coordonnées de la Confédération Powhatan qui ont tué 347 personnes, soit un quart de la population anglaise de Jamestown[2].

Jamestown, fondée en 1607, est le site de la première implantation anglaise réussie en Amérique du Nord, et devient plus tard la capitale de la Colonie de Virginie. Son économie du tabac conduit à une expansion constante et à la saisie des terres powhatans, qui ont finalement suscité une violente réaction[3].

Bien que Jamestown ait été épargnée en raison d'un avertissement opportun de dernière minute, les Powhatans ont également attaqué et détruit beaucoup d'implantations plus réduites le long de la James River. En plus d'avoir tué des colons, les Powhatans ont mis le feu aux maisons et aux récoltes. Les Anglais abandonnent beaucoup de ces implantations après les attaques.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. James Mooney, The Powhatan Confederacy, Past and Present, American Anthropologist 9, no 1 (Jan.–Mar. 1907), 129–52.
  2. (en) Peter Hoffer, The Brave New World : A History of Early America, New York, JHU Press,‎ 1997, 533 p. (ISBN 0-8018-8483-7), p. 132
  3. Wood 1997, p. 72 « Dans les années 1620, les colons prenaient simplement les surfaces de terre dont ils avaient besoin pour leur économie du tabac grandissante sans même un semblant de négociation ou de paiement. L'empiètement croissant sur les terres amérindiennes, et particulièrement sur leur territoire de chasse, explique en grande partie la détérioration des relations entre les Anglais et les populations indigènes de la Tidewater Chesapeake qui finissent par exploser en 1622. »

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Betty Wood, The Origins of American Slavery, New York, Hill and Wang,‎ 1997, 132 p. (ISBN 978-0-8090-1608-2)