Massacre de Boston

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42° 21′ 32″ N 71° 03′ 25″ O / 42.35879, -71.05705 ()

The Bloody Massacre Perpetrated in King Street Boston on March 5th, 1770 (« Le massacre sanglant perpétré dans la rue King Street de Boston le 5 mars 1770 »), par Paul Revere (1735–1818), 1770.

Le massacre de Boston (The Boston Massacre aux États-Unis) du 5 mars 1770 est un épisode de l'opposition entre les colonies britanniques en Amérique du Nord et la Grande-Bretagne pendant la seconde moitié du XVIIIe siècle, qui aboutira en 1775 à la Révolution américaine et à la guerre d'indépendance.

Contexte[modifier | modifier le code]

Alors que les treize colonies britanniques d'Amérique sont en pleine effervescence et que le conflit avec la Grande-Bretagne menace, les troupes britanniques sont stationnées dans des villes comme Boston.

En 1767, les Townshend Acts instituent une taxe sur plusieurs marchandises importées dans les colonies américaines. Ces lois soulèvent la réprobation et la résistance des colons américains. Au cours de l'été 1768, les agents des douanes confisquent un sloop appartenant à John Hancock, accusé de violer les règlements commerciaux. La foule prend d'assaut les douanes, obligeant les agents à se réfugier sur un navire de guerre britannique mouillant dans le port. De nouvelles troupes sont envoyées en renforts de Grande-bretagne pour maintenir le calme à Boston. Si Londres dut finalement faire marche arrière devant le boycott des marchandises et abroger les lois, la tension restait vive, en particulier à Boston. Les radicaux, regroupé dans l’organisation clandestine des Fils de la Liberté continuent la lutte contre le pouvoir colonial et multiplient les incidents contre les soldats britanniques.

Le massacre[modifier | modifier le code]

Plaque funéraire commémorative.

Le 22 février 1770, à Boston, Ebenezer Richardson est menacé par la foule : il tire à la carabine et tue un adolescent, Christopher Seider[1]. Des rixes opposent des manifestants aux troupes britanniques. Le 5 mars 1770, sur King Street, les soldats britanniques, sous le commandement du capitaine Thomas Preston, tirent sur la foule[2]. Cinq personnes trouvent la mort dans le « massacre[3],[4] ». Parmi les victimes figurent Crispus Attucks[5], un matelot (James Caldwell), deux apprentis du nom de Samuel Maverick et Christopher Monk. Le tocsin sonne le soir même et les soldats sont harcelés par les Bostoniens. Paul Revere réalise des gravures de propagande du massacre de Boston (« Massacre sanglant de King Street »)[6]. Plusieurs détails ne correspondent pas à la réalité : il n'y avait pas de neige en réalité et le mulâtre a la peau blanche sur le document.

Conséquences[modifier | modifier le code]

Le surlendemain du massacre, les autorités royales décidèrent de transférer les troupes du centre ville vers le fort de Castle Island, située dans le port de Boston, afin de calmer la tension. Les responsables du massacre, le capitaine Thomas Preston et ses soldats, furent jugés et finalement acquittés. C'est John Adams qui assura leur défense au procès. Les journaux de la ville mettent en valeur cet événement et en font le symbole de la tyrannie britannique. Après les violences, la Grande-Bretagne décide de dissoudre les assemblées du Massachusetts. Cet événement, connu sous l'expression britannique de Bloody Massacre, est resté dans la mémoire américaine comme l'un des éléments déclencheurs de la Révolution : il est célébré jusqu'en 1783 comme fête « nationale » par les Patriotes[5]. Cet événement a été immortalisé par une gravure de Paul Revere. Un monument se dresse sur le site du massacre ; il fait partie du Freedom Trail.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bernard Cottret, La Révolution américaine : La quête du bonheur 1763-1787, Paris, Perrin, 2003, ISBN 2-262-01821-9, p.103
  2. Bernard Cottret, La Révolution américaine : La quête du bonheur 1763-1787, Paris, Perrin, 2003, ISBN 2-262-01821-9, p.104
  3. Élise Marienstras, Naomi Wulf, Révoltes et révolutions en Amérique, Atlande, 2005, ISBN 2-35030-015-3, page 60
  4. Zobel, The Boston Massacre, W.W. Norton and Co., 1970, 199-200.
  5. a et b Claude Fohlen, Les Pères de la Révolution américaine, Paris, Albin Michel, 1989, (ISBN 2226036644), p.46
  6. Bernard Cottret, La Révolution américaine : La quête du bonheur 1763-1787, Paris, Perrin, 2003, ISBN 2-262-01821-9, p.106

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Reid, John Phillip. "A Lawyer Acquitted: John Adams and the Boston Massacre." American Journal of Legal History, 1974 18(3): 189-207. Issn: 0002-9319 Fulltext: in Jstor
  • Ritter, Kurt W. "Confrontation as Moral Drama: the Boston Massacre in Rhetorical Perspective." Southern Speech Communication Journal 1977 42(1): 114-136. Issn: 0361-8269
  • Zobel, Hiller B., The Boston Massacre (New York: W.W. Norton & Company, 1970),

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]