Masque chirurgical

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Chirurgien et assistants au bloc opératoire portant des masques chirurgicaux afin de ne pas contaminer le champ opératoire stérile.
Usagers d'un train à Mexico portant des masques chirurgicaux afin d'éviter d'être contaminés par le virus de la grippe porcine.

Un masque chirurgical est un masque porté par les professionnels de la santé durant une intervention chirurgicale destiné à empêcher les germes présents dans leurs voies respiratoires de sortir et de contaminer le champ opératoire stérile.

Les masques dits "de soins" sont des masques chirurgicaux simplifiés, moins étanches et moins coûteux. Ils sont également utilisés par la population, notamment dans les grandes villes d'Asie de l'Est et du Sud-Est, pour limiter l'inhalation de polluants atmosphériques, ou le risque de contamination par des virus comme ceux de la grippe commune. Ils ont largement été utilisés en Chine, à Hong Kong, au Vietnam, et à Toronto lors des épidémies de syndrome respiratoire aigu sévère en 2002-2003, ou à Mexico lors de l'épidémie de grippe A (H1N1) en 2009.

Les masques de protection FFP (Filtering Facepiece particles, pièce faciale filtrante contre les particules) sont des appareils de protection respiratoire de haute qualité.

Au Japon[modifier | modifier le code]

1,96 million de masques ont été fabriqués au Japon en 2007, contre les virus ou bactéries, mais aussi le pollen et la pollution, ou pour réchauffer son visage pendant l'hiver[1]. Selon Naoya Fujita, directeur de l'Association japonaise des industries de l'hygiène, « la volonté de se protéger des maladies fait partie intégrante de la psyché japonaise. Ce sentiment est plus fort que la gêne occasionnée par le port d'un masque en public. Au Japon, la politesse exige de tout faire pour éviter de contaminer les autres lorsque l'on souffre d'un rhume »[1].

Le port de masques se serait répandu quand l'industrialisation du pays a augmenté la pollution de l'air au début du XXe siècle (ère Meiji)[1]. Il se serait généralisé lors de la pandémie de grippe de 1918 et après le tremblement de terre de Kantō de 1923 qui avait provoqué une crise sanitaire[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Kimiko de Freytas-Tamura, « Porter un masque, une habitude qui n'est pas née avec la grippe porcine au Japon », sur Aujourd'hui le Japon, AFP,‎ 8 mai 2009 (consulté le 8 mai 2009)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • C. Rabaud, L. Simon, M. Naja, M.F. Blech, P. Hartemann, Quel masque ? Pour quel usage ?, Hygiènes, 1998, vol. VI, no2