Maserati Sebring

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Maserati Sebring
Maserati Sebring

Marque Drapeau : Italie Maserati
Années de production 1963 - 1969
Production 591 exemplaires
Classe Grand tourisme
Moteur et transmission
Énergie Essence
Moteur(s) 6 cylindres en ligne, 12S
Position du moteur Longitudinale avant
Puissance maximale 235 à 255 ch (173 à 188 kW)
Couple maximal 350 à 378 Nm
Transmission Propulsion
Boîte de vitesses 5 rapports
Poids et performances
Poids à vide 1 510 kg
Vitesse maximale 220 km/h km/h
Accélération 0 à 100 km/h en 6,6 à 6,9 s
Consommation mixte 11,5 à 11,9 L/100 km
Émission de CO2 ~ 275 g/km
Châssis - Carrosserie
Carrosserie(s) Coupé 2+2
Dimensions
Longueur 4 470 mm
Largeur 1 650 mm
Hauteur 1 300 mm
Empattement 2 500 mm
Chronologie des modèles
Précédent Maserati 3500 GT Maserati Merak Suivant

La Maserati Sebring est une automobile de grand tourisme développée par le constructeur italien Maserati. Fort du succès acquis en Grand Tourisme dans les années 1950 grâce aux 3500 GT et 5000 GT, Maserati est bien décidé en ce début des années 1960 à perpétuer ce succès grâce à l'arrivée de deux nouveaux modèles : la Sebring et la Mistral.

Le premier des deux à apparaître est la Sebring, présentée au Salon de l'automobile de Genève en 1962 et produite de 1963 à 1968[1]. Elle combine la récente mécanique de la 3500 GTi, un habitacle de type 2+2 entièrement revu et une carrosserie signée Vignale.

Genèse et évolution[modifier | modifier le code]

Durant les années 1960, Maserati envisage de concurrencer le constructeur britannique d'automobile de prestige Aston Martin. La 3500 GT, malgré son indéniable succès commercial, n'a pas réussi à devancer les Aston Martin DB et notamment la DB4[2].

Les premières Maserati Sebring voient le jour en 1962. La concurrence avec les moteurs Aston Martin se faisant difficile, deux séries de Sebring – simplement appelées « Serie I » et « Serie II » – seront produites ; les différences entre ces deux variantes du modèle se cantonnent essentiellement à l'augmentation de la cylindrée et donc, a fortiori, de la puissance[2].

Design[modifier | modifier le code]

Les phares sont légèrement différents sur la Sebring Serie II.
Vue de l'arriére de la Sebring

La Maserati Sebring a été dessinée par le designer Giovanni Michelotti en association avec le carrossier Vignale, si bien qu'il n'est pas étonnant de remarquer une certaine ressemblance avec la Triumph TR3A construite par les mêmes acteurs durant la même période[3].

La carrosserie compacte de la Sebring semble plus moderne que celle de sa devancière, la 3500 GT, à l'image des deux doubles phares ronds déjà présents sur la 5000 GT[4],[3]. Les différences sont néanmoins peu nombreuses étant donné qu'Alfredo Vignale ne désirait pas redessiner entièrement l'automobile. La Sebring fut d'ailleurs un temps nommée Maserati 3500 GT IS[2].

Moteur et performances[modifier | modifier le code]

La Maserati Sebring est propulsée par un 6 cylindres en ligne à deux arbres à cames en tête ayant déjà fait ses preuves depuis longtemps. Il évolue aisément aussi bien à bas régime à 700 tr/min qu'à haut régime au-delà de 6 000 tr/min[4].

Ce moteur est conçu d'une façon inhabituelle pour Maserati. Les pistons se déplacent dans des chemises humides en fonte tandis que l'allumage des cylindres est réalisé par deux bougies d'allumage[4].

La Serie I est mue par un moteur de 3 485 cm3 développant 235 ch. La Serie II voit sa cylindrée portée à 3 694 cm3 pour une puissance de 245 ch, tandis qu'une version plus puissante de 4 014 cm3 développe 255 ch[3].

Châssis et suspensions[modifier | modifier le code]

Le châssis, issu de la Maserati 3500 GT, est constitué d'une structure tubulaire compliquée et toute particulière, alliant des tubes – à section carrée pour certains et ronde pour d'autres – à deux supports principaux longitudinaux traversant le véhicule de part en part. La longueur de ce dernier est en revanche raccourcie à 4 470 mm, ce qui octroie à la Sebring une meilleure tenue de route[4].

Elle est par ailleurs équilibrée — sa stabilité à haute vitesse est qualifiée d'impressionnante — et n'est ni survireuse ni sous-vireuse[4]. La suspension arrière est assurée par un simple axe suspendu par des ressorts semi-elleptiques. La suspension avant utilise quant à elle un système à double triangulation. Les deux trains sont associés chacun à une barre antiroulis[4].

Caractéristiques techniques[modifier | modifier le code]

     1963 - 1965     1965 - 1968     1965 - 1968  
Cylindrée
3 485 cm3
3 694 cm3
4 014 cm3
Puissance
235 ch (173 kW)
à 5 500 tr/min
245 ch (180 kW)
à 5 200 tr/min
255 ch (188 kW)
à 5 200 tr/min
Couple
350 Nm
à 6 000 tr/min
> 364 Nm
> 378 Nm
Accélération
0 à 100 km/h
en 6,9
0 à 100 km/h
en 6,7
0 à 100 km/h
en 6,6
Poids
1 200
1 215
1 230
Consommation
11,5 ℓ/100 km
11,8 ℓ/100 km
11,9 ℓ/100 km

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Histoire, technique de la Maserati Sebring
  2. a, b et c (en) Sam Dawson (2007), GT : The World's Best GT Cars 1953 to 1973, Maserati Sebring & Mistral, p. 76
  3. a, b et c (en) « Maserati Sports Cars », sur How Stuff Works ? (consulté le 10 septembre 2009), p. 5
  4. a, b, c, d, e et f (en) Craig Cheetham (2005), Supercars : The World's Most Exotic Sports Car, Maserati Sebring, pp. 144-147

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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