Maserati Kyalami

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Maserati Kyalami
Maserati Kyalami

Marque Drapeau : Italie Maserati
Années de production 1977 - 1983
Production
  • 126 Kyalami 4,2 L
    *74 Kyalami 4,9 L exemplaires
Classe Coupé Luxe Sportif
Moteur et transmission
Énergie Essence
Moteur(s) V8 4,2 L puis V8 4,9
Position du moteur Longitudinale avant
Cylindrée 4 136 puis 4 930,6[1] cm3
Puissance maximale 265 et 280 ch
Couple maximal 43 mkg à 3 800 tr/min Nm
Transmission Propulsion
Boîte de vitesses Manuelle 5 rapports puis automatique 3 rapports
Poids et performances
Poids à vide 1750[2] kg
Vitesse maximale 240 km/h
Accélération 0 à 100 km/h en 7,6 s
Consommation mixte 25 L/100 km
Châssis - Carrosserie
Carrosserie(s) Coupé 2 portes , 4 places Frua Design[2]
Châssis tôle d'acier / caissoné à structure portante
Direction Assisté à crémaillère et pignon
Freins à disques ventilés, indépendants, double circuit[2]
Dimensions
Longueur 4580[2] mm
Largeur 1850[2] mm
Hauteur 1270[2] mm
Empattement 2600[2] mm
Chronologie des modèles
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La Maserati Kyalami était une automobile coupé GT de luxe fabriquée par le constructeur italien Maserati entre 1976 et 1983. Son nom dérivait de celui du circuit de Kyalami en Afrique du Sud, où se disputait le Grand Prix d'Afrique du Sud de Formule 1 et dans lequel Pedro Rodriguez avait remporté le Grand Prix de F1 le 2 janvier 1967 sur une Cooper-Maserati. Ce fut le premier modèle Maserati de la gestion De Tomaso.

Historique[modifier | modifier le code]

Dévoilé au salon de l'automobile de Genève en mars 1976, la Kyalami reprenait la philosophie du coupé quatre places trois volumes, interrompue avec la dernière Mexico quatre ans auparavant[2]. Elle s'inspirait margement de la De Tomaso Longchamps. Elle est considérée comme un modèle de transition, dans un contexte difficile pour Maserati. En effet, Citroën, qui avait racheté l'entreprise en 1968, souhaitait la mettre en liquidation judiciaire. Ce fut chose faite le 23 mai 1975. La réaction des partis intéressées eut pour conséquence l'intervention du gouvernement qui obtint un sursis de 6 mois. L'entreprise fut sauvée par l'action conjointe, d'une part d'un organisme d'état dont la vocation était d'aider les entreprises en difficultés, d'autre part par celle d'Alessandro De Tomaso, un entrepreneur argentin et ancien pilote chez Maserati. Un accord fut signé le 8 août 1975 qui garantit le maintien en activité de Maserati[3].

Le nombre de voitures vendues entre 1977 et 1983 est de 200. La Kyalami est la dernière création de Pietro Frua[2]. Elle s'effaça au profit de la Maserati Biturbo.

Carrosserie[modifier | modifier le code]

Maserati Kyalami.

La carrosserie reprenait les lignes générales de la De Tomaso Longchamp. Elle est un coupé traditionnel de grandes dimensions à 2 portes et 4 places. L'arrière était retouché et la face avant dotée de quatre projecteurs. La base mécanique dérivait directement de la Maserati Quattroporte.

Les différentes versions de la Kyalami[modifier | modifier le code]

Maserati Kyalami 4200 ou 4,2[modifier | modifier le code]

La Kyalami a été présentée au salon de l'Automobile de Genève en 1977. Équipée d'un moteur V8 de 4,2 litres développant 265 ch (ensuite, diminution de la puissance à 253 ch avec la pose d'un nouvel échappement), cette version atteint les 235 km/h. Les suspensions arrière indépendantes sur châssis auxiliaire étaient héritées de la Khamsin. Les freins à disque étaient de type « in-board » (accolés au différentiel)

Maserati Kyalami 4900 ou 4,9[modifier | modifier le code]

C'est en 1978 que la version équipée du moteur V8 de 4,9 litres développant 280 ch sera proposée. Les deux versions étaient dotées d'une boîte de vitesses ZF à 5 rapports et 25 exemplaires furent équipés d'une boîte automatique à 3 vitesses. La Kyalami 4900 fut produite à 74 exemplaires[1].

Les prestations du modèle V8 4900 ont souvent été qualifiées d'excellentes, grâce à un couple régulier et très important sans être obtenu à un régime excessif.

Conclusion[modifier | modifier le code]

C'est certainement en raison de sa faible diffusion que la presse spécialisée n'a pas beaucoup parlé de cette voiture, alors que leurs heureux propriétaires n'ont eu qu'à se féliciter de la fiabilité et du rendement du moteur, ainsi que du châssis, qui lui garantissait une bonne tenue de route et un confort appréciable. Beaucoup ont conclu à une grande facilité de conduite pour un véhicule de cette catégorie.

Maserati Kyalami vue arrière.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]