Mas de Daumas Gassac

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Mas de Daumas Gassac
Image illustrative de l'article Mas de Daumas Gassac
Vignoble du mas de Daumas-Gassac

Ancien nom mas Daumas
Pays Drapeau de la France France
Siège social Aniane
Fondation 1972
Appellations vin de pays de l'Hérault
Marque « Moulin de Gassac »
Cépage Cépages rouges
cabernet sauvignon, carignan, merlot, syrah, cabernet franc, pinot noir, tannat, nebbiolo, barbera, dolcetto
Cépages blancs
viognier, chardonnay, petit manseng, chenin, marsanne, roussanne, sercial, muscat
Volume produit 120 000 à 150 000 bouteilles / an
Personnes clés Véronique et Aimé Guibert
Henri Enjalbert
Émile Peynaud
Autre production spiritueux, vinaigre balsamique, huile végétale qui est un mélange d'huile d'olive extra vierge et d'huile de pépins de raisin.
Caveau de dégustation au domaine
Accueil jour et heure Tous les jours sauf dimanche et jours fériés de 10h à 12h et de 14h à 18h. Juillet et août de 9h30 à 18h30
Pour les groupes, à partir de 10 personnes, visite sur rendez-vous
Site internet www.daumas-gassac.com/

Le mas de Daumas Gassac est un domaine viticole situé à Aniane dans la vallée de Gassac (département de l'Hérault). Ses vins (blanc, rosé, et rouge) sont classés en vin de pays de l'Hérault. La raison en est le choix fait de l'encépagement qui comprend sur le domaine des variétés étrangères à celles retenues dans l'appellation Coteaux-du-languedoc. En dépit de ce choix, les vins du domaine, compte tenu de la qualité exceptionnelle de ce terroir viticole ont été salués par la presse nationale et mondiale comme un grand cru du Languedoc.

Historique du domaine[modifier | modifier le code]

Aimé Guibert
Mas de Daumas Gassac, 2005, rouge

Ce fut en 1970 que pour la première fois, Véronique et Aimé Guibert, à la recherche d'une maison dans l'arrière-pays de l'Hérault, découvrirent la vallée du Gassac et le vieux mas de la famille Daumas. Un an plus tard, le professeur Henri Enjalbert, à leur demande visitait le domaine et caractérisait un terroir de grèzes glacières particulièrement pété et favorable à la vigne. De plus, la présence de sources froides dans la vallée créait un micro-climat qui pouvait être favorable à des cépages aquitains[1].

Acquisition faite, ce fut en 1972 qu'eurent lieu les premières plantations de cabernet sauvignon provenant de collections ampélographiques de quelques châteaux du Médoc. Dans le même temps étaient construits un chai et un cuvier mis à températute constante par le captage des eaux froides de la retenue d'eau d'un ancien moulin. Ce fut le 13 septembre 1978 que l'œnologue Émile Peynaud visita pour la première fois le domaine, le vignoble et ses installations de vinification. De retour à Bordeaux, il décida de suivre à distance cette vinification et de conseiller par téléphone les propriétaires. Ce qui fut fait dès le 29 septembre 1978 à partir d'une vendange rouge composée à 80 % de cabernet sauvignon[1].

Après deux ans de vieillissement, la première cuvée fut mise en bouteilles (17 866 cols) et commercialisée en tant que vin de table. Elle ne souleva pas l'enthousiasme du négoce et 10 000 bouteilles furent vendues grâce aux relations familiale, amicale ou professionnelles. Quelques restaurateurs en firent acquisition. Puis, il fallut attendre octobre 1982 pour que le Guide Gault-Millau fasse paraître un éloge dithyrambique sur les vins de la propriété[1].

Caveau du mas de Daumas Gassac

La production se diversifia dès 1986 avec une première vinification en blanc en assemblant quatre cépages viognier, chardonnay, petit manseng et chenin. Un an plus tard furent commercialisées 2 000 bouteilles. Mais ce terroir d'exception réservait encore des surprises. Ayant découvert la qualité intrinsèque des vieux carignans de coteaux - cépage décrié en plaine pour ses rendements énormes - la famille Guibert, dès 1991 passa un contrat avec les viticulteurs des caves coopératives de Villeveyrac et de Paulhan pour s'assurer de leurs récoltes. C'était le lancement de la marque « Moulin de Gassac » et en 1993 la cuvée Figaro (80 % carignan) fut primée à l'International Wine Challenge de Londres. En 2001, le domaine réalisa sa première cuvée 100 % cabernet sauvignon en hommage à Émile Peynaud, puis cinq ans plus tard, avec le même cépage, commercialisa son rosé Frizant[1].

Production[modifier | modifier le code]

Plus de 50 hectares sont cultivés en petites parcelles dispersées dans la garrigue. L'encépagement est constitué principalement de cabernet sauvignon, carignan, merlot, syrah pour les rouges, le rosé est obtenu par saignée du cabernet sauvignon, tandis que les blancs sont à base de viognier, chardonnay, petit manseng et chenin[2]. Viennent en complément des cépages comme cabernet franc, pinot noir, tannat, nebbiolo, barbera, dolcetto pour les rouges et marsanne, roussanne, sercial et muscat pour les blancs[3]

Le rouge a une production annuelle de 120 000 à 150 000 bouteilles, le blanc de 45 000 à 60 000 bouteilles, le rosé Frizant, un vin mousseux de 8 000 à 12 000 bouteilles, et la cuvée Émile Peynaud de 2 000 bouteilles.

Histoire du terroir[modifier | modifier le code]

Panneau indicatif du chai du mas de Daumas-Gassac
Vignes du mas de Daumas-Gassac

Le terroir viticole de la commune, situé à proximité de deux abbayes datant de l'empire carolingien (Abbaye de Saint-Guilhem-le-Désert ou abbaye de Gellone et Abbaye Saint-Benoît d'Aniane) dont les moines relancèrent la culture de la vigne, permet d'obtenir des vins de grande qualité issus d'une tradition millénaire[4]. Sa diversité offre une gamme étendue allant du vin de pays au vin d'appellation d'origine contrôlée terrasses-du-larzac[5], dépendant des coteaux-du-languedoc[6]. L'implantation, au début des années 1970, du Mas de Daumas Gassac a donné à ce terroir une renommée internationale. Pourtant au tournant des années 2000, la tentative du groupe californien Mondavi de s'implanter sur le territoire de la commune s'est soldée par un échec face au refus de la population[7]. Il n'en a pas été de même quand Gérard Depardieu a acquis ici un domaine[8],[9] même si cet achat a eu tendance à faire flamber le prix de l'hectare de vigne[10]. Il faut dire que l'acteur s'est montré particulièrement respecteux du cahier des charges de l'AOC en conservant l'encépagement traditionnel déjà existant pour son vin rouge avec syrah (36 %), carignan (35 %) et grenache (29 %).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Lien externe[modifier | modifier le code]