Mary Buckland

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Mary Buckland, née Morland

Description de cette image, également commentée ci-après

Silhouette de la famille Buckland

Naissance 1797
Abingdon
Décès 1857
Nationalité Britannique
Champs Paléontologie

Mary Buckland, née Morland (1797 à Abingdon - 1857)[1], est une paléontologue, biologiste marine et illustratrice scientifique[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Mary Buckland est née en 1797 à Sheepstead House, Abingdon, de Benjamin Morland[3], un notaire[4]. Sa mère meurt alors qu'elle est encore un bébé, et son père se remarie, produisant une fratrie conséquente de demi-frères et demi-sœurs. Elle passe l'essentiel de son enfance à Oxford, vivant avec un docteur, Sir Christopher Pegge, et sa femme. Elle est éduquée dans une école de village à Islip, près de la résidence secondaire de la famille.

En 1825[3], elle épouse William Buckland, qui est devenu par la suite Dean of Westminster. Leur lune de miel est un voyage géologique qui dure une année et comporte des visites aux géologues célèbres et des lieux géologiques dans toute l'Europe[5]. Ils ont neuf enfants, dont Frank Buckland.

C'est une illustratrice accomplie[5], produisant des illustrations pour Cuvier et pour un ouvrage de William Conybeare, un géologue britannique. Elle confectionne également des reproductions de fossiles et étiquette des fossiles pour un musée d'Oxford. Elle étudie les zoophytes marins à l'aide de microscopes. Elle répare des fossiles cassés selon les indications de son mari[6].

Elle assiste son mari en écrivant sous sa dictée, produisant des illustrations pour ses livres, et prenant des notes de ses observations. Elle l'assiste quand il est chargé de contribuer à un volume des Bridgewater Treatises. Sa contribution à cet ouvrage en 1836 est un mélange de sciences géologique et paléontologie et de réflexions philosophiques[7]. Il est difficile d'évaluer la contribution de Mary Buckland à la science, parce que son rôle d'assistante auprès de son mari représente une grande part de son travail[3].

Mary Buckland a amassé une vaste collection de fossiles et autres spécimens.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Frith, Uta, « Females, Fossils and Hyenas – part 1 », Blogs: The repository, The Royal Society,‎ 2011-02-07 (consulté le 2012-09-24)
  2. (en) Where are the Women in Science? - Cynthia V. Burek
  3. a, b et c (en) Marilyn Bailey Ogilvie, « Buckland, Mary Morland », dans Women in science : antiquity through the nineteenth century : a biographical dictionary with annotated bibliography, Cambridge, Mass., MIT Press,‎ 1986, 49 p. (ISBN 9780262650380, lire en ligne), p. 49
  4. (en) Uta Frith, « Females, Fossils and Hyenas – part 2 », sur blogs.royalsociety.org, The Royal Society,‎ 11 février 2011 (consulté le 24 septembre 2012)
  5. a et b (en) « William Buckland », sur oum.ox.ac.uk, Oxford University Museum of Natural History (consulté le 24 septembre 2012)
  6. (en) « Buckland, William », dans Dictionary of Scientific Biography, Cultural Heritage Langauge Technologies (with permission from Charles Scribners and Sons),‎ 6 juin 1946 (lire en ligne)
  7. (en) Catherine M. C. Haines, « Buckland, Mary née Morland », dans International women in science : a biographical dictionary to 1950, Santa Barbara, Calif. [u.a.], ABC-CLIO,‎ 2001 (ISBN 9781576070901), p. 48

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :