Mary Astell
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Mary Astell (1666-1731) est une théologienne anglaise. Elle est l'une des premières femmes érudites à critiquer les théories de l'assujettissement des femmes.Mary Astell a su mettre en évidence les contradictions du nouveau droit naturel qui, d'un côté, fondait le contractualisme politique et, de l'autre, excluait les femmes du même contrat.En 1700 elle publie anonymement ses Réflexions sur le mariage, livre qui aura une grande diffusion en Angleterre. Dans cet ouvrage elle réalise une critique du Traité du gouvernement civil de John Locke. En effet, Locke tout en réfutant le pouvoir naturel du monarque sur ses sujets avait soutenu le caractère naturel de la domination conjugale (du mari sur la femme et les enfants).Mary Astell critique l'argument de l'assujetissement naturel des femmes basé sur l'idée que le mari est "le plus capable et le plus fort". Elle insiste sur le caractère politique de cet assujetissement ce qui lui permet de lutter contre l'idée largement répandue selon laquelle les femmes sont inférieures par nature aux hommes.
[modifier] Bibliographie
- Some Reflections Upon Marriage - 1700
- Moderation Truly Stated - 1704
- A Fair Way with the Dissenters and their Patrons - 1704
- An Impartial Inquiry into the Causes of Rebellion and Civil War - 1704
[modifier] Autres références
- Françoise Collin, Evelyne Pisier et Eleni Varikas, Les femmes de Platon à Derrida. Anthologie critique, Ed. Dalloz, Paris, 2011.
- Eleni Varikas, "Naturalisation de la domination et pouvoir légitime dans la théorie politique classique", in Gardey D. et Löwy I. L'invention du naturel. Les sciences et la fabrication du féminin et du masculin, Ed. des archives contemporaines, Paris, 2000.