Martine Roure

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Martine Roure est une femme politique française née le 28 septembre 1948 à Lyon, membre du Parti socialiste (PS) depuis 1982.

Conseillère municipale de Lyon, elle siège au Parlement européen depuis les élections de 1999, ayant été réélue en 2004. De juillet 2007 à juin 2009, elle fut vice-présidente du Parlement européen.

Biographie[modifier | modifier le code]

Professeur certifiée de lettres modernes, elle est de plus titulaire d'une maîtrise en psychologie et d'une maîtrise en sciences de l'éducation, elle a été chargée de cours en psycho-pédagogie DEUST de musicologie. Elle est entrée à l'Éducation nationale en 1970 et elle a d'abord enseigné le français et la musique. Elle y a ensuite passé le concours de chef d'établissement et elle a exercé des fonctions d'encadrement dans l'enseignement secondaire. En 1992 et 1993, elle a dirigé une étude sur la violence scolaire, commandée par le secrétaire d'État à l'enseignement technique Jean Glavany.

Elle a été secrétaire de section du PS (1985-1989), puis membre du Comité directeur et du Conseil national du PS (1992-1996). Elle s'est présentée aux législatives dans le Rhône, mais a été battue par Raymond Barre, en 1993 (13,89 % au seul et unique tour) et 1997 (37,18 % au second tour).

Militante d'association de défense des droits de l'homme, elle est très active dans les dossiers européens relatifs aux libertés. Elle est aussi membre de la CFDT et d'ATD Quart Monde. Conseillère municipale de Lyon, elle a été jusqu'à 2008 troisième adjointe au maire Gérard Collomb. Elle a écrit un livre publié par les éditions Bellier sur ses 10 années au Parlement européen.

Fonctions au Parlement européen[modifier | modifier le code]

Elle a été élue députée européenne en 1999 et réélue en 2004. En tant que telle, elle a critiqué l'adoption en tant que règlement européen du traité de Prüm (2005) relatif aux échanges de données personnelles entre Etats membres[1].Elle a été porte parole de son groupe et chargée des visites dans les centres de rétention en Europe. Elle a été rapporteur sur la protection des données personnelles

Elle est élue vice-Présidente du Parlement européen le 10 juillet 2007, en remplacement de Pierre Moscovici. En 2009, elle réussit à faire adopter un statut pour les assistants parlementaires. Après deux mandats la vice-présidente PS du Parlement européen a annoncé en janvier qu’elle ne se représentera pas du scrutin européen suivant[2]. En effet, dans la circonscription Sud-Est, elle ne figure plus sur la liste du PS pour les élections européennes de juin 2009.

En 2006, elle est placée en tête du classement de l'assiduité des députés européens, réalisé par l'association Europ Agora[3]. Avec l'écologiste Gérard Onesta et le conservateur Alejo Vidal-Quadras, il fait partie des trois députés à voter en faveur d'une publication immédiate des registres de présence en commission en janvier 2009[4].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Controversial data-sharing deal to get the go-ahead, EU Observer, 12 juin 2007
  2. http://www.lyoncapitale.fr/breves_lyoncapitale.php?breve=6123
  3. « "Classement" de l'assiduité des députés européens », sur Liberation.fr,‎ 4 septembre 2006 (consulté le 16 septembre 2014)
  4. « L'absentéisme en commission parlementaire : le grand malaise des députés européens », sur Liberation.fr,‎ 22 mai 2009 (consulté le 16 septembre 2014)

Voir aussi[modifier | modifier le code]