Martin Riggs

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Martin Riggs
Personnage de fiction apparaissant dans
L'Arme fatale.

Alias L'Arme fatale
Naissance 16 octobre 1950
Origine Drapeau des États-Unis États-Unis, Los Angeles
Sexe Masculin
Activité(s) Sergent de police
Caractéristique(s) Excellent tireur
Expert en arts martiaux
Adresse Los Angeles
Famille Victoria Lynn (épouse, †)
Lorna Cole (compagne)
Un enfant avec Lorna
Entourage Roger Murtaugh
Leo Getz
capitaine Murphy
Rika Van Den Haas †
Ennemi(s) Joshua
Général McAllister

Membre(s) LAPD

Créé par Shane Black
Interprété par Mel Gibson
Voix Jacques Frantz (VF)
Film(s) L'Arme fatale
L'Arme fatale 2
L'Arme fatale 3
L'Arme fatale 4
Première apparition L'Arme fatale
Dernière apparition L'Arme fatale 4

Martin Riggs, dit l'arme fatale, est un personnage de fiction créé par Shane Black dans le film L'Arme fatale réalisé par Richard Donner en 1987. Il est interprété par Mel Gibson.

Biographie fictive[modifier | modifier le code]

Martin Riggs est né le 16 octobre 1950. En 1969, il rejoint l'Armée de terre des États-Unis à l'âge de 19 ans en tant que membre des Forces spéciales[1]. Il y reçoit un entraînement spécialisé en armement et en combat à mains nues. Ces compétences lui seront très utiles lorsqu'il deviendra officier de police. La majeure partie du temps passé par Riggs au sein des Forces spéciales s'est déroulée lors de la guerre du Vietnam, où il a servi en tant que tireur d'élite dans le cadre du Programme Phoenix dirigé par la CIA. Ce talent particulier travaillera plus tard sa conscience[Note 1] À Saigon, il croise les membres d'une unité spéciale, la Shadow Company[Note 2]. Il semble qu'elle ne l'a pas impressionné. En 1974, il est affecté à la Newton Division Patrol, puis à la Wilshire Vice en 1981. Deux ans plus tard, en 1983, il intègre la division des narcotiques[1].

En octobre 1984, sa femme Victoria Lynn, avec qui il était marié depuis onze ans, meurt dans un accident de voiture. Ce drame le met au désespoir. À cette époque, il ignore qu'il s'agit en réalité d'un meurtre. Fou de douleur et de colère, il met régulièrement sa vie en danger volontairement, espérant secrètement que quelqu'un mette un terme à sa souffrance en le tuant, mais se révèle incapable d'aller lui-même jusqu'au suicide. Cette attitude a des conséquences dans son travail puisqu'il n'hésite pas à s'engager dans des situations extrêmes et à relever les défis que peuvent lui tendre les malfaiteurs[Note 3].

En 1987, une rencontre va bouleverser sa vie. Dans le premier volet de la série, Riggs est transféré de la division des narcotiques à celle des homicides à la suite d'une fusillade. Ses supérieurs lui imposent alors de faire équipe avec le sergent Roger Murtaugh (Danny Glover) dans l'espoir que l'influence de ce policier plus vieux et plus réfléchi le maintienne sur de bons rails[2].

Après un départ plutôt rude[Note 4], les deux hommes finissent par devenir amis, même si Riggs ne cesse jamais de lui taper sur les nerfs. Roger finit même par l'intégrer dans sa famille, comme Riggs l'avoue lui-même[Note 5]. Les deux hommes collaborent ensemble pour sauver Rianne, la fille de Murtaugh kidnappée par des trafiquants de drogues et des mercenaires[3]. Cet évènement marque le début d'une amitié indéfectible.

En mars 1988, Riggs fait la connaissance de Rika Van Den Haas, l'assistante d'Arjen Rudd, un diplomate sud-africain soupçonné d'être à la tête d'une organisation criminelle, que lui et Murtaugh poursuivent. Il semble que Rika soit la première aventure que connaît Riggs depuis la mort de sa femme. Malheureusement celle-ci est assassinée par les hommes de main de Rudd. Juste avant de retrouver le corps de la jeune femme, Riggs apprend que Rudd avait déjà ordonné sa mort, mais c'est sa femme Victoria Lynn qui a été tuée par erreur. Après s'être vengé de la mort de sa femme ainsi que de celle de Rika, Riggs met finalement ses démons de côté et commence véritablement à profiter de la vie et à sortir de son état suicidaire[Note 6].

En 1992, il rencontre, au cours d'une enquête, l'agent Lorna Cole (Rene Russo) de l'inspection générale des services. Si leurs premiers échanges sont très tendus, une comparaison de leurs cicatrices respectives, résultats de coups de couteaux ou armes à feu, va briser la glace. Riggs tombe amoureux d'elle et décide de s'installer avec elle. En 1998, il est promu capitaine pour une courte période. Lorna lui donne une fille.

Description[modifier | modifier le code]

Physique[modifier | modifier le code]

Martin Riggs a environ trente ans. Dans les trois premiers volets de la série L'Arme Fatale, il porte les cheveux jusqu'à hauteur d'épaules. En revanche, dans L'Arme fatale 4, il semble qu'il ait voulu adopter une coupe plus conventionnelle pour les forces de l'ordre.

Riggs porte également un tatouage sur le bras droit représentant un serpent enserrant un poignard, souvenir qu'il garde de la guerre du Viêt Nam.

Personnalité[modifier | modifier le code]

Pour agacer Murtaugh, Riggs aime de temps en temps lui laisser croire qu'il s'intéresse à sa fille Rianne. En réalité, il ne ressent que des sentiments paternels pour elle. Ainsi, dans L'Arme fatale 3, lorsqu'il la croit en danger, il se précipite pour se porter à son secours.

Armes et techniques de combat[modifier | modifier le code]

À travers les quatre films, Riggs pratique les arts martiaux, dont le Jujitsu, le Judo et la boxe anglaise. Il possède un Beretta 92, son arme de référence[Note 7]; bien qu'il n'hésite pas à emprunter une mitraillette MP5 ou un fusil d'assaut AK-47 d'un ennemi mis hors d'état de nuire, si plus de puissance de feu est nécessaire. Il utilise également brièvement un fusil d'assaut HK G3 dans le premier film, pour obtenir un champ de vision beaucoup plus précis et utiliser des cartouches 9 mm Parabellum. Riggs est un tireur émérite grâce à son excellente vision et la sûreté de ses gestes. Toujours dans le premier film, il stupéfie son partenaire Murtaugh lors d'un entraînement de tir. De même, il lui avoue qu'il a un jour au Laos abattu un homme à « plus de onze cent mètres de distance. Un coup de fusil par grand vent ». Selon lui, seulement huit ou dix hommes au monde auraient pu réussir ce tir.

Création du personnage[modifier | modifier le code]

Martin Riggs est incarné par l'acteur Mel Gibson qui a été engagé par le producteur Joel Silver. Richard Donner l'appréciait beaucoup et avait auparavant déjà voulu l'engager pour jouer Etienne Navarre dans Ladyhawke, la femme de la nuit (finalement interprété par Rutger Hauer). Selon le magazine Vanity Fair du mois de juin 2007, Bruce Willis avait été pressenti pour être Martin Riggs.

Dès qu'il reçut le scénario, Mel Gibson accepta immédiatement d'interpréter le rôle de Martin Riggs. Il trouvait que le personnage de Martin Riggs lui ressemblait beaucoup[4] et déclara à ce sujet : « Je ne suis certes pas tout à fait comme lui, mais je comprends très bien son côté excessif. Je ne pourrai jamais avoir un tel comportement suicidaire, je ne m'amuserai pas non plus à sauter du haut des buildings. »[5]. Pour se préparer au rôle, il perdit du poids, se mit aux arts martiaux[5] et demanda aux policiers de Hollywood de l'aider à connaître leur quotidien. En compagnie de Danny Glover, il accompagna les patrouilles de jour et celles de nuit[6]. Gros fumeur comme son personnage, il connut un problème de santé assez grave durant le tournage. Il dut porter un masque à oxygène durant un certain nombre de jours. Cet incident fut tenu au secret par les producteurs « pour ne pas ternir l'image du personnage invincible que jouait Mel »[5].

A la satisfaction de Richard Donner, Mel Gibson s'impliqua dans la création du rôle et n'hésita pas modifier certaines attitudes du personnage[7]. Ainsi lors de la scène où Martin Riggs tente de suicider sur son canapé, Mel Gibson décida d'enfoncer le révolver dans sa bouche, ce qui n'était pas prévu dans le scénario. Richard Donner et l'équipe de tournage étaient stupéfaits : « Je regardais la scène sur un moniteur placé à l'extérieur du camion. Je n'en croyais pas mes yeux (…) Mel n'avait pas prévenu l'armurier de son intention ! (…) La tension était telle que deux filles de l'équipe éclatèrent en sanglots.(…) »[7]. De même, il improvisa un grand nombre de répliques pour rendre le personnage de Martin Riggs plus violent : « Je voulais rendre le personnage plus vivant. Ce type avait tant souffert qu'il fallait absolument le mettre en lumière, comme dans un drame shakespearien. »[8].

Pour le premier Arme fatale, il reçut un salaire fixé à 1,2 million de dollars[6]. En 1998, le cachet se montait à 40 millions pour le 4e volet de la franchise[9].

À propos du nom[modifier | modifier le code]

Œuvres où le personnage apparaît[modifier | modifier le code]

Films[modifier | modifier le code]

Article détaillé : L'Arme fatale (série de films).

Jeux vidéo[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Joël Norst, L'Arme fatale, J'ai lu, 1987, (ISBN 9782277222316).
  • Wensley Clarkson, Mel Gibson - Biographie, Ramsay Cinéma,‎ 1994, 431 p. (ISBN 2-84114-012-1)
  • Nadine Schmidt, Mel Gibson, éditions Sévigny, collection Stars À La Une, juillet 2002.
  • Le magazine Première n°125 de juillet 1987 avec en couverture : "Mel Gibson - Le retour du héros"
  • Le magazine Première n°149 d'août 1989 avec en couverture : "Explosif Mel Gibson dans L'arme Fatale 2"
  • (en) Richard G. Walsh, Fred Burnett, Screening scripture: intertextual connections between scripture and film : The characterization of Martin Riggs in Lethal Weapon 1 - An Archetypal Hero, Continuum International Publishing Group,‎ 2002

Notes[modifier | modifier le code]

  1. « C'est la seule chose que j'aie jamais su faire. »
  2. celle que dirigea le général Peter McAllister, le « méchant » de l'Arme Fatale 1
  3. « Oh et qu'est-ce que tu veux savoir mec ?! Tu veux savoir s'il m'arrive d'avoir envie de me manger une bastos ? C'est ça ? J'vais te répondre : C'est oui ! J'en garde même une spécialement pour l'occasion ! Évidée à la base, regarde. J'connais pas mieux pour donner du boulot aux femmes de ménage et réussir sa permanente ! Chaque jour que Dieu fait, je me lève et je dois penser à une raison de ne pas le faire ! Tu m'entends ? Chaque jour ! Et tu sais pourquoi je résiste ? Ça va te faire marrer, tu sais pourquoi je résiste ? Le job. Le job n'attend pas, voilà la raison ! »
  4. Murtaugh n'est pas rassuré d'avoir pour collègue un policier instable aux tendances suicidaires peu de temps avant son départ en retraite
  5. L'Arme fatale 3 : « T'es la seule famille que j'ai ! J'ai trois merveilleux enfants j'les aime ce sont les tiens ! Trish lave mon linge ! J'vis grâce à ton frigo ! Je vis dans ta vie ! »
  6. Dans les épisodes suivants, ses penchants passés ne seront plus évoqués, preuve que Riggs choisit de s'accrocher à la vie.
  7. Le Beretta 92 est également l'arme préférée d'un autre personnage de film d'action, John McClane

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Joël Norst, L'Arme fatale
  2. (en) Janet Maslin, « FILM: 'LETHAL WEAPON,' A THRILLER WITH GIBSON », The New York Times,‎ 6 mars 1987 (consulté le 23 décembre 2012)
  3. (en) Michael Wilmington, « MOVIE REVIEW : A Lethal 'Weapon 2 », The Los Angeles Times,‎ 7 juillet 1989 (consulté le 23 décembre 2012)
  4. Clarkson, page 273
  5. a, b et c Clarkson, page 277
  6. a et b Clarkson, page 276
  7. a et b Clarkson, page 278
  8. Clarkson, page 280
  9. « L'Arme fatale 4 - Secrets de tournage », sur AlloCiné,‎ 19 juin 2007 (consulté le 25 janvier 2009)

Lien externe[modifier | modifier le code]