Martin Parr

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Martin Parr

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Martin Parr, lors d’une conférence aux Champs Libres le 6 octobre 2010.

Naissance
Epsom, (Surrey)
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Nationalité Britannique
Profession Photographe

Martin Parr (né en 1952) est un photographe britannique, membre de la coopérative photographique Magnum Photos depuis 1994.

Biographie[modifier | modifier le code]

File d'attente pour l'exposition Planète Parr, Jeu de Paume, Paris, été 2009

Martin Parr est né à Epsom, une petite ville de banlieue au Sud de Londres dans le Surrey. Son père, provincial du Nord, avait choisi d’installer sa famille issue de la petite bourgeoisie traditionnelle dans ce centre cosmopolite. Vers l’âge de 13 ans, il devient passionné de photographie, il s’intéresse au travail de Bill Brandt et à l’œuvre d’Henri Cartier-Bresson qui exposaient alors à Londres.

Caractérisée par la dérision et l'ironie, l'œuvre de Martin Parr rejoint le domaine de la photographie documentaire. Son travail apparaît comme l'un des témoins privilégiés de la société britannique ayant connu le gouvernement de Margaret Thatcher au Royaume-Uni.

Il a travaillé sur de nombreux projets photographiques et a développé une renommée internationale grâce à son imagination innovante et son approche originale du documentaire.

Il a étudié la photographie à l'école Manchester Polytechnic, de 1970 à 1973. Martin Parr passe des moments difficiles à Manchester (ville industrielle du Nord), mais finalement ce choix de lieu de résidence lui sera favorable. Il opte en effet pour des sujets locaux éloignés du caractère attractif et cosmopolite de la capitale. Il se lance alors dans une étude de la culture prolétarienne, allant jusqu’à travailler au centre de vacances de Butlin, dans l’Est du Yorkshire.

Série de photographies sur la ville de Boring (Oregon, États-Unis).

En 1980, Martin Parr et sa femme Susie s’installent en Irlande et, en 1982, il publie un premier ouvrage : Bad Weather. Il a choisi un sujet qui préoccupe de façon obsessionnelle les Britanniques. Il réalise des photos sur presque rien, sur l’ennuyeux (il dira plus tard que la notion de l’ennui le fascine). Toujours en 1982, Martin Parr rentre en Angleterre et s’installe près de Liverpool. C’est un tournant majeur, celui du passage à la couleur qu’il ne quittera plus. Il utilise un Plaubel Makina de moyen format, il s’équipe d’un objectif grand angle (55 mm) et d’un flash auquel il a recours même par temps lumineux. Joel Meyerovitz, William Eggleston et Stephen Shore ont un important impact sur lui.

Série de photographies sur le tourisme. Il a montré le contraste entre l'attente et la réalité.

Série de photographies de lui-même, prises sur plusieurs années. Il montre la même attitude. Il veut montrer les différentes techniques utilisées par les petites boutiques de photographie pour se faire tirer le portrait.

À partir de 1995, suite au changement d'appareil photo, ses clichés représentent des sujets en gros plan (série Common sense).

Série de photographies Think of England. Martin Parr montre l'ambiguïté de son rapport pour son pays, entre admiration et détestation.

En 2004, il est commissaire des Rencontres internationales de la photographie d'Arles. Son travail y est exposé en 2009.

En 2012, Reporters sans frontières publie l'album 100 photos de Martin Parr pour la liberté de la presse[1].

Martin Parr est représenté par la galerie Kamel Mennour à Paris.

Prix et récompenses[modifier | modifier le code]

Œuvres[modifier | modifier le code]

Cette liste est incomplète :

  • 1985 : Série Point of Sale
  • 1989 : Série One Day Trip
  • Série Boring
  • Série Common sense
  • Série Signs of the times
  • Série the last resort
  • Série Think of England
  • 2009 : Série Luxury

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]


Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]