Martin J. Munzinger

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Conseiller fédéral suisse
Martin Josef Munzinger
Martin Josef Munzinger
Fonctions
4e conseiller fédéral
Élection
Successeur Melchior Josef Martin Knüsel
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Olten
Date de décès (à 63 ans)
Lieu de décès Berne Maladie neurologique
Parti politique PRD

Martin J. Munzinger
Liste des conseillers fédéraux de Suisse

Martin Josef Munzinger, né le 11 novembre 1791 à Olten et décédé le 6 février 1855 à Berne, est un homme politique suisse et conseiller fédéral de 1848 à 1855. Premier ministre des finances du nouvel État fédéral, il est considéré comme le père du franc suisse.

Fils d'une famille de commerçants, il combat en 1814 la prise de pouvoir des patriciens, ce qui lui coûte une expulsion de 3 ans. En 1830, il fait son entrée au parlement soleurois comme représentant de l'opposition libérale.

Conseiller d'État soleurois[modifier | modifier le code]

Conseiller fédéral[modifier | modifier le code]

Munzinger est le quatrième conseiller fédéral élu après Jonas Furrer, Ulrich Ochsenbein et Daniel-Henri Druey. Mobilisé par la Diète fédérale pour apaiser les troubles à la frontière sud du pays, il s'y trouve le 2 octobre 1848, jour de l'élection du nouveau gouvernement[1]. On lui confie alors la responsabilité du Département des finances et sa première mission consiste à remplir les caisses vidées par la guerre du Sonderbund[1]. Dans la foulée, il entreprend de créer une monnaie fédérale unique. Conseillé par le banquier bâlois Johann Jakob Speiser, Munzinger présente au parlement, en avril 1850, la solution suivante : « Cinq grammes d'argent, au titre de neuf dixièmes d'argent fin, constituent l'unité monétaire suisse et portent le nom de franc[1]. » Le franc suisse voit donc le jour en 1852.

Il reprend l'année suivante les rênes du Département politique (affaires étrangères) puis, en 1853, celui des postes et des travaux publics. Son état de santé se détériore mais il est tout de même réélu le 6 décembre 1854 alors qu'il se déplace en fauteuil roulant[1]. Ses collègues lui attribuent le Département du commerce et des péages mais, deux mois plus tard, alors que le Conseil fédéral est en réunion, il s'effondre. Le 6 février 1855, il succombe à une maladie neurologique[1].

Départements[modifier | modifier le code]

Présidence de la Confédération[modifier | modifier le code]

  • 1851

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e Bernard Wuthrich, « La mort brutale du père du franc suisse », Le Temps, 9 juillet 2007

Liens externes[modifier | modifier le code]