Martin Dempsey

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Portrait officiel de Martin Dempsey en 2011.

Martin E. Dempsey, né le à Goshen dans l'État de New York, est un général américain.

Il est le 18e et actuel chef d'état-major des armées des États-Unis, depuis le . Il est à ce poste le plus haut gradé de l'armée américaine.

Il fut auparavant, du au , Chief of Staff of the United States Army, après avoir assuré les fonctions de commandant général de la force multinationale de sécurité en Irak (d'août 2005 à août 2007), de commandant-adjoint (d'août 2007 au ), puis commandant (du au ) du United States Central Command (CENTCOM), et de général commandant du United States Army Training and Doctrine Command (TRADOC) (du au )[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Martin Dempsey fait ses études au lycée catholique John S. Burke de Goshen, puis, en 1974, à West Point où il fait ses classes militaires et devient officier. En tant qu'officier subalterne, il sert au premier escadron du 2e régiment de cavalerie. Il intègre ensuite, comme officier supérieur, la troisième brigade de la troisième division blindée durant l'opération Tempête du désert, en Irak, avant, de 1992 à 1995, de diriger à Fribourg, en Allemagne, le 4e bataillon du 67e régiment de la première division blindée.

En juin 2003, devenu général de brigade, Martin Dempsey assure le commandement complet de la première division blindée. Il succède ainsi au lieutenant-général Ricardo S. Sanchez, promu commandant du 5e corps d'armée américain. Dempsey assure ce commandement jusqu'en juillet 2005, avec notamment 13 mois en Irak, de juin 2003 à juillet 2004. Pendant qu'elle est ainsi en Irak, la première division blindée, qu'il commande donc, comprend, en plus de ses propres brigades, le 2e régiment de cavalerie et une brigade de la 82e division aéroportée. Ce commandement, nommé « Task force Iron », en référence au surnom de la division, « Old Ironsides », est, en quantité, le plus important de l'histoire de l'armée des États-Unis[2].

Par la suite, devenu major-général, Dempsey et son commandement assurent la responsabilité des opérations en cours à Bagdad, la capitale irakienne, et doivent faire face à la mise en place et au développement de la guérilla insurrectionnelle. Dempsey est alors ainsi décrit par Thomas Ricks dans son ouvrage, consacré à la guerre en Irak, et intitulé Fiasco : « dans la capitale-même, la première division blindée, après que Sanchez est parti assurer le contrôle du 5e corps d'armée américain, est dirigée par Martin E. Dempsey, généralement considéré comme ayant fait un bon travail malgré l'héritage d'une situation difficile, et ce alors que Bagdad suscite toutes les attentions »[3].

Le , Martin Dempsey est promu commandant de la force multinationale de transition en Irak, au grade de lieutenant général, et commandant-adjoint du United States Central Command (CENTCOM).

Le , il est nommé à la tête de la 7e armée américaine (mais n'aura pas le temps de prendre ses fonctions), sise en Europe, tandis que le Sénat valide son passage au grade de général quatre étoiles.

Le , l'amiral William J. Fallon, commandant en chef du CENTCOM, prend sa retraite. Le secrétaire à la Défense Robert Gates en prend acte le 31 mars suivant, et nomme Martin Dempsey pour succéder à Fallon. Cette décision s'effectue alors que le Sénat vient à peine de confirmer, le , la nomination de Dempsey à la tête de la 7e armée[4]. Finalement, celui-ci n'aura jamais l'occasion d'exercer ces fonctions, prenant immédiatement le commandement du CENTCOM en remplacement de l'amiral Fallon. La 7e échoue finalement entre les mains du général Carter F. Ham.

Le , Dempsey prend le commandement du United States Army Training and Doctrine Command (TRADOC) [5].

Le , le secrétaire à la Défense Robert Gates annonce qu'il entend nommer le général Dempsey Chief of Staff of the United States Army, en succession du général George Casey[6], une décision confirmée par le président Barack Obama le [7]. Dempsey doit alors prêter serment devant le Sénat, ce qui est fait le [8]. Le Sénat entérine la nomination de Dempsey le [9].

Lorsque l'amiral Michael Mullen, alors chef d'état-major des armées des États-Unis, annonce début 2011 prendre sa retraite en septembre suivant, le président Obama entreprend de sélectionner un remplaçant. L'adjoint de Mullen, James Cartwright, est initialement pressenti, mais le secrétariat à la Défense émet un avis négatif. Finalement, le , Barack Obama nomme le général Dempsey pour succéder à Mullen au poste suprême de l'armée américaine[10].

Il devient officiellement, en prenant ses fonctions, le 18e chef d'état-major des armées des États-Unis le .

Cursus académique[modifier | modifier le code]

Grades[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) 10 USC 152
  2. (en) « Iron Soldiers: Mission complete », 1st Armored Division Public Affairs, 1st Armored Division Public Affairs (consulté en juillet 2004)
  3. Version originale : « In the capital itself, the 1st Armored Division, after Sanchez assumed control of V Corps, was led by Gen. Martin Dempsey, was generally seen as handling a difficult (and inherited) job well, under the global spotlight of Baghdad ».
  4. (en) U.S. Senate: Legislation & Records Home - Nominations Confirmed (Non-Civilian)
  5. (en) Jim Tice, « Dempsey takes command of TRADOC », Army Times,‎ 8 décembre 2008 (lire en ligne)
  6. (en) Lance Bacon, « TRADOC head is pick to become chief of staff », Army Times,‎ 6 janvier 2011 (lire en ligne)
  7. (en) « General Officer Announcements », Department of Defense (consulté le 8 février 2011)
  8. (en) « Hearing Schedule », U.S. Senate Armed Services Committee (consulté le 3 mars 2011)
  9. (en) Senate Congressional Record for March 16, 2011
  10. (en) Barbara Starr, « Obama to choose Army head as next Joint Chiefs chairman, officials say », CNN (consulté le 26 mai 2011)

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