Martin Circus

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Martin Circus

Pays d'origine Drapeau de la France France
Genre musical rock français
Années actives 1969-2001
Site officiel Martincircus.com
Composition du groupe
Membres (1980):
Gérard Blanc
Alain Pewzner
Sylvain Pauchard
Gérard Pisani
Anciens membres Bob Brault
Patrick Dietsch
Paul-Jean Borowsky
Jean-François Leroi
René Guérin

Martin Circus est un groupe de rock français créé en 1969 et dissous en 2001.

Les premiers succès[modifier | modifier le code]

Créé en 1969 par le bassiste Bob Brault (ex-Les Gentlemen de Tours) avec Mitch Pasquet (futur Benoit Blue Boy et Bluesy Roosters), Pat Gallon, Alan Jack...), le saxophoniste Gérard Pisani (qui a accompagné Johnny Hallyday), le batteur Jean-François Leroi, le chanteur et guitariste Patrick Dietsch (ex-Les Vikings, puis Capitals) et le chanteur et clavier Paul-Jean Borowsky, le groupe se fait d'abord connaître par un premier hit, Tout tremblant de fièvre. Martin Circus se distingue par des compositions originales rock progressif . Les textes sont inspirés par les poètes de la Beat Generation.

Ils se produisent dans des concerts multiples, lors de festivals, et dans des salles de plus en plus importantes, jusqu'à l’Olympia. Après la sortie de leur album en public, En direct du Rock'n'roll circus, hiver 1969-70, lors du MIDEM de janvier 1970 le métier et la presse Pop les désignent comme le Premier Groupe Français au music-hall de l'Olympia[1]. En 1970, ils apparaissent aussi dans de nombreuses émissions de TV et continuent de tourner dans toute la France, notamment pendant l'été en première partie de Johnny Hallyday. À la fin de l'année 1970, Jean-François Leroi, Patrick Dietsch et Paul-Jean Borowsky quittent le groupe, Dietsch fondant alors Abracadabra, .. Borowsky partant pour Tartempion en 1971.

De nouveaux membres rejoignent le Martin Circus en 1971 : le guitariste Alain Pewzner (ex-Pat Winther & The Sounders, Prix Aimant Coty au Golf Drouot en 1965) et le batteur René Guérin (deux ex- Alan Jack Civilization), puis le clavier Sylvain Pauchard (aussi ex-Storm) et le guitariste-chanteur Gérard Blanc, tous deux ex-membres du groupe Les Balthazar.

La formation enregistre, courant 1971, un double album, Acte II, qui contient notamment le titre Je m'éclate au Sénégal (dû aux « anciens » Brault et Pisani, et bénéficiant d'ailleurs d'un nouveau pressage remixé en 1987 (SP), repris sur Mes plus belles histoires de G.Blanc), lequel révèle Martin Circus au grand public, et assure la notoriété du groupe grâce à 800 000 exemplaires du single vendus (équivalence disque d'or). Ce gros travail de studio est récompensé par un Triumph Group Musical trophée, remis lors de la Nuit du Cinéma organisée au théâtre Marigny le 25 novembre 1971 au groupe. En complément des concerts et des nombreux festivals où ils se produisent, les Martin Circus assurent pendant quelques années les premières parties de vedettes variées, telles Jacques Dutronc, Claude Nougaro, Claude François, ou encore Johnny Hallyday. Ticky Holgado, ex-secrétaire particulier et ami intime de ce dernier (ainsi que de Claude François), devient leur manager de 1972 à 1974.

Le sommet de la carrière[modifier | modifier le code]

En 1971, le groupe participe au film Les bidasses en folie réalisé par Claude Zidi.

En 1974, les membres de Martin Circus sont à l'affiche du premier opéra rock français La Révolution française, qui se produit pendant deux mois au Palais des sports de Paris, aux côtés d'Antoine, d'Alain Bashung et d'autres artistes. Ils reviennent au rock l'année suivante avec un album de reprises de titres des années 1960, no 1 USA - Hits des 60s. Ils enregistrent à cette occasion Ma-ry-lène (SP vendu à 1 500 000 exemplaires au total, dont 400 000 au 31 décembre 1974, chanson classée première du Hit-Parade courant août de la même année), adaptation d'une chanson popularisée par les Beach Boys, Barbara Ann, qui est sans doute leur plus grand tube. En 1978, le titre J'en perds mes baskets est le générique / indicatif de l'émission musicale Blue jean 78 sur Antenne 2.

Le groupe continue à enchaîner les concerts, partageant la scène avec Michel Sardou, Joe Dassin (1976) et Gérard Lenorman puis se produit trois semaines à l’Olympia en première partie de Dave en 1978. Ses membres tournent la même année dans Les bidasses en vadrouille, film inspiré par les comédies des Charlots, et dont ils signent la musique. Le titre Disco Circus, tiré de la bande originale du film, se classe même dans les palmarès américains. La musique de Martin Circus reflète alors les tendances du début des années 1980 : disco, new wave, variété, etc.

La fin de l'aventure[modifier | modifier le code]

De succès en déception, le groupe connaît des dissensions qui poussent Sylvain Pauchard et Alain Pewzner à s'en éloigner en 1985 pour rejoindre Daniel Balavoine en concert puis en studio. Entretemps Bob Brault est devenu le bassiste d'Hervé Cristiani en 1982. Pisani, Brault (déjà à l'origine du Bob Brault Organisation en 1975, ainsi que cofondateur du groupe de jazz rock Mozaique avec Jean-Claude Naimro de 1974 à 1976) et Borowsky créeront quant à eux Bulldozer à la fin des années 1970.

Leur dernier 45 t sort en 2001 pour une reprise de Trust Antisocial, près de 20 ans après les débuts du groupe. Après leur séparation, les membres de Martin Circus continuent leur carrière musicale : Gérard Blanc a sorti plusieurs albums solo, Alain Pewzner accompagne plusieurs artistes comme Jean-Jacques Goldman et Sylvain Pauchard a produit des titres pour d'autres groupes, notamment Les Avions. En 1995, Pewzner met en musique L'Homme qui plantait des arbres de Giono[2].

Gérard Blanc (décédé en 2009), à travers sa société Blanc Musiques a sorti, en 2004 et 2008, des compilations du groupe, après avoir récupéré et restauré les bandes d'origine. À travers sa carrière solo, il a continué toute sa vie à promouvoir le groupe en participant à des émissions de télévision et de radio. À présent, Alain Pewzner et Sylvain Pauchard continuent à "s'occuper" de temps en temps du groupe : pour la création de compilations et la participation à des émissions pour les promouvoir.

Anecdotes[modifier | modifier le code]

  • L'introduction de Je m'éclate au Sénégal est initialement frappée sur une voiturette à pédales d'enfants rouge, posée sur une chaise, par Alain Pewzner sur scène. Elle fut dérobée après une soirée de concert.
  • Le groupe posera pour des publicités des piles de la marque Wonder.
  • Le 33 tours Disco est un disque couleur rouge semi transparent.
  • En 2012, il réalise la bande originale du film de Nicolas Brossette 10 jours en or avec Franck Dubosc, Claude Rich, Mathis Touré, Marie Kremer.

Les marylènes[modifier | modifier le code]

Lors de la sortie du titre Ma-ry-lène, quatre jeunes filles accompagnent les membres du groupe dans la chorégraphie. Celles-ci, "les Marylènes", font partie de "la bande", et se prénomment respectivement Graziella, Pascale, Corinne, ainsi que Françoise (remplacée peu après par Dominique). Fin 1977 lors du passage des Martin Circus à l'Olympia Fabienne et Allison ont intégré le groupe des Marylènes. Le groupe composera plusieurs titres pour une des Marylènes : Cassie (l'alphabet d'amour, miroir soul, tellement besoin d'amour, vous, flash de tendresse) et pour la chanteuse Lesley Jayne (rocking with my radio, sailing away, hot promises, not to be) ainsi qu'un titre (le beau tétard sur son cigare) pour trois des Marylènes (par "les marylènes" Graziella, Pascale et Fabienne). C'est souvent Manu Vogel, un proche du groupe qui produit ces titres (ou les Martin Circus pour Miroir soul).

Membres[modifier | modifier le code]

  • Bob Brault : basse (1969-1975)
  • Gérard Pisani : saxophone (1969-1972, 1980)
  • Patrick Dietsch : guitare, chant (1969, 1970)
  • Paul-Jean Borowsky : claviers, chant (1969, 1970)
  • Jean-François Leroi : batterie (1969, 1970)
  • Alain Pewzner : guitare (1970-...)
  • René Guérin : batterie (1970-1978)
  • Gérard Blanc : chant, guitare (1970, décédé en 2009)
  • Sylvain Pauchard : claviers (1970-...)

Discographie (LP)[modifier | modifier le code]

  • 1969 : En direct du rock'n'roll circus (live)
  • 1971 : Expérience (avec Blues Convention (essentiellement) et Triangle - titres 6 Kryptonite Party (Brault/Pauchard), et 8 Snoopy Travel (Pewzner/Guérin) - label Vogue - pré-édité en RFA un an auparavant)
  • 1972 : Acte II (double LP, Grand Prix de la Pop Music française le 2 janvier 1972, remis au Golf Drouot par son directeur, le président du jury Henri Lepoux[3], réédité en 2 CD et pochette mini fac-similés, tirage 3000 ex. - label Vogue) (la même année, Il faut rêver est présentée au Grand Prix RTL international)
  • 1973 : La Révolution française (Danton (Blanc), et quatre députés du Tiers état - chants 5 et 6) (double disque d'or 1973)
  • 1974 : Acte III (amorçant le virage "variétés" du groupe)
  • 1975 : no 1 USA - Hits of the 60's
  • 1976 : Tu joues ton cœur
  • 1977 : Drague party - Rock'n roll circus
  • 1978 : Disco (classé 20e en 1979 au Billboard américain) (en pressage LP US)
  • 1979 : Shine baby shine
  • 1980 : De sang-froid (In cold blood à l'export. Le "son disco" est alors abandonné: place aux tendances new wave des Bains-Douches)
  • 2001 : Origines (membres fondateurs)

Anthologies[modifier | modifier le code]

  • 1976 : Greatest hits : les plus grands succès du... Martin Circus
  • 1979 : Le double disque d'or du Martin Circus
  • 1987 : Les originaux
  • 1994 : 69 Story 79
  • 2002 : Singles 69-74
  • 2004 : Anthologie - label Vogue (best of)
  • 2008 : Les plus grands succès de Gérard Blanc & Martin Circus

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • 1971 : Les Bidasses en folie (réal. Claude Zidi, avec Les Charlots - apparition du groupe sur scène, aux côtés de Triangle et de The - Tourist's, alias Les Charlots eux-mêmes)
  • 1978 : Les bidasses en vadrouille (réal. Christian Caza - le groupe alors en vedette principale du long métrage)
  • 2006 : Camping (réal. Fabien Onteniente - Patrick Dietsch, Paul-Jean Borowski et Bob Brault pour animer les soirées aux Flots bleus) (Emmanuel Booz, ayant participé éphémèrement à la transition du groupe en 1970, étant le coscénariste du 1er volet et le coréalisateur du 2e)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Source : L'Impartial, en date du 14 février 1976
  2. L'Homme qui plantait des arbres de Giono pour une narration d'Yves Renier, chez Gallimard Jeunesse (coll. Folio cadet)
  3. /upload.alloforum.com

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]