Martigny-les-Bains

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Martigny (homonymie) et Bains (homonymie).
Martigny-les-Bains
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Vosges
Arrondissement Neufchâteau
Canton Lamarche
Intercommunalité Communauté de communes des Marches de Lorraine
Maire
Mandat
Didier Humbert
2014-2020
Code postal 88320
Code commune 88289
Démographie
Gentilé Octodurien(ne)s ?
Population
municipale
836 hab. (2011)
Densité 29 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 06′ 23″ N 5° 49′ 26″ E / 48.1063888889, 5.8238888888948° 06′ 23″ Nord 5° 49′ 26″ Est / 48.1063888889, 5.82388888889  
Altitude 369 m (min. : 342 m) (max. : 490 m)
Superficie 29,22 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Martigny-les-Bains

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Martigny-les-Bains
Bandeau


Martigny-les-Bains est une commune française située dans le département des Vosges en région Lorraine.

Ses habitants seraient appelés les Octoduriens, mais rien ne semble le justifier. En effet, cette appellation est a priori réservée aux habitants de Martigny, ville située en Suisse, et se réfère à l'ancienne Octodure la Romaine. Un approfondissement de l'appellation devient donc nécessaire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Martigny-les-Bains est située à l’extrémité occidentale de la plaine des Vosges, à 40 kilomètres de Neufchâteau, chef-lieu d’arrondissement, à 5,5 kilomètres de Lamarche, chef-lieu de canton, et à 22 kilomètres de Bourbonne-les-Bains, l’Aquae borvonis des Romains. Avant l’exploitation de la voie ferrée en 1881, elle portait le nom de Martigny-lès-Lamarche, mais les confusions avec la gare voisine de Lamarche, tant pour le courrier que pour les voyageurs, a conduit à l'adoption du nom actuel.

Le bourg est bâti sur un plateau évasé entre deux échelons des monts Faucilles dont le plus élevé est couvert de forêts de chênes et de hêtres alternant avec des sapins. Le relief court d'est en ouest, à un kilomètre des habitations qu'il garantit contre les vents et les variations trop brusques de température.

L'altitude est de 370 mètres à la gare, soit 114 mètres au-dessus de la vallée de la Saône aux Thons qui n’est distante que de 14 kilomètres. La commune se trouve près de la ligne qui sépare les bassins de la Saône et de la Meuse. Sur son territoire prennent naissance les rivières d’Anger et du Mouzon (corruption du mot Meuzon, la petite Meuse). Elles coulent d’abord en sens inverse pour ne se rejoindre qu’après une course de 30 kilomètres entre Pompierre et Circourt. La vallée du Mouzon qui va d'est en ouest avant de se tourner vers le nord après la gare de Lamarche, n’est pas encaissée, elle forme un plateau bien aéré, convenable en tous points pour une station climatique, l’air y est très sain et les cas de longévité n’y sont pas rares.

Histoire[modifier | modifier le code]

Après les guerres contre la France au XVIIe siècle, le village comprenait deux sections, Martigny-Saint-Remy et Martigny-Saint-Pierre. Le village de Dompierre, situé à 2 km, entre Martigny et Morizécourt, ayant comme saint patron Saint-Pierre, avait été entièrement détruit par les Suédois à la solde du roi de France. Les habitants s'étaient alors réfugiés à Martigny et avaient construit la partie du bourg nommée Martigny-Saint-Pierre, ainsi que l'église dont les vestiges ont disparu depuis peu.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Rémy et son orgue, réparé en 1966 par Lucien Jacques[1].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Tranché : au premier d'azur, à deux bars adossés cantonnés de quatre croisettes recroisetées au pied fiché le tout d'or ; au second de gueules, au tau d'or ; à la bande d'argent chargée de trois alérions de gueules brochant la partition.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2014 en cours Didier Humbert   Inséminateur
1995 2014 Gérard Sancho UMP Retraité de l'armée de l'air, conseiller général
1989 1995 François Pernin   Retraité de l'armée
1983 1989 Jean Berger   Chef d'entreprise
1970 1983 Maurice Clavier   Chef d'entreprise
1953 1970 Marcelle Chanaux-Voillemin[2] DVD Institutrice
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 836 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1856
1 073 1 003 1 056 1 116 1 260 1 274 1 271 1 346 1 089
1861 1866 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
1 124 1 161 1 077 1 143 1 217 1 143 1 097 1 065 1 052
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
1 118 970 931 954 882 1 050 1 021 941 1 019
1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009 2011 -
1 093 1 142 992 915 854 844 850 836 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Association d’Étude pour la Coordination des Activités Musicales (ASSECARM), Orgues Lorraine Vosges, Metz, Éditions Serpenoise,‎ 1991, 677 p. (ISBN 2-87692-093-X), p. 372 à 373
  2. 1791-2003, le grand livre des élus vosgiens
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011