Martaizé

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Martaizé
Image illustrative de l'article Martaizé
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Vienne
Arrondissement Châtellerault
Canton Moncontour
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Loudunais
Maire
Mandat
Jean-Marc Mureau
2014-2020
Code postal 86330
Code commune 86149
Démographie
Population
municipale
394 hab. (2011)
Densité 20 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 55′ 03″ N 0° 03′ 43″ E / 46.9175, 0.061944444444446° 55′ 03″ Nord 0° 03′ 43″ Est / 46.9175, 0.0619444444444  
Altitude Min. 53 m – Max. 84 m
Superficie 19,48 km2
Localisation

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Martaizé est une commune du centre-ouest de la France, située dans le département de la Vienne en région Poitou-Charentes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[1]
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Jean Bodin    
mars 2008   Jean-Marc Mureau    

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel de Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

Services publics[modifier | modifier le code]

Les réformes successives de la Poste ont conduit à la fermeture de nombreux bureaux de poste ou à leur transformation en simple relais. Toutefois, la commune a pu maintenir le sien.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 394 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
500 700 699 711 767 773 806 830 819
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
806 795 811 795 815 776 779 760 715
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
691 715 715 664 688 705 673 616 642
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
606 519 428 406 433 389 372 394 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


En 2008, la densité de population de la commune était de 19 hab./km2, 61 hab./km2 pour le département, 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et 115 hab./km2 en France.

La diminution de la population de la commune s’intègre dans une évolution générale à l’ensemble des communes rurales du département de la Vienne. Les zones rurales perdent de leurs habitants au profit d’une vaste région circonscrite autour des deux grandes métropoles du département : Poitiers et Châtellerault, et plus particulièrement au profit des cantons limitrophes de la préfecture[4].

Économie[modifier | modifier le code]

Selon la direction Régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Foret de Poitou-Charentes[5], il n'y a plus que 14 exploitations agricoles en 2010 contre 19 en 2000. Cette baisse du nombre d’exploitations agricoles sur le territoire de la commune s’inscrit dans une évolution globale qui touche l’ensemble du département de la Vienne puisque de 2000 à 2007, 660 exploitations ont disparu soit -16%. Pour l’avenir, une inquiétude demeure quant à la pérennité et à la transmission de ces exploitations agricoles du fait du vieillissement la population agricole. En outre, c’est la tranche des moins de 40 ans qui est concernée par la baisse des effectifs. Ce phénomène concerne également dans une moindre mesure, la tranche des 40 à 49 ans. Ceci illustre les difficultés auxquelles sont confrontées les jeunes agriculteurs pour s’installer et faire perdurer leur exploitations[6].

Les surfaces agricoles utilisées ont diminué et sont passées de 1 605 hectares en 2000 à 1 179 hectares en 2010. 59% sont destinées à la culture des céréales (blé tendre essentiellement mais aussi orges et maïs), 22% pour les oléagineux (1/4 de la surface est en colza et 3/4 en tournesol), 7% pour le fourrage et moins de 1% reste en herbes. En 2000,un hectare (0 en 2010) était consacré à la vigne[5].

Les élevages de bovins et de volailles ont disparu au cours de cette décennie[5].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le patrimoine civil : le château de Sautonne[modifier | modifier le code]

Château de Sautonne est inscrit comme Monument Historique en 1982 pour son logis et sa toiture.

Un château primitif aurait été édifié à Sautonne au XVe siècle et transformé à la fin du XVIIe siècle. Il ne reste plus beaucoup aujourd'hui d'éléments visibles de ces constructions. En 1919, une laiterie est installée dans l'aile ouest du château pour y produire du fromage (camembert, chèvre, mi-chèvre, beurre, puis caséine). En 1954, est installé un atelier de production de lait en poudre. Le 1er mars 1959, le propriétaire de la laiterie, M.Catineau la donne en gérance à la société la Cloche d'Or jusqu'au 28 février 1962, après quoi la Cloche d'Or s'installe à Loudun. La laiterie continue de tourner lentement puis s'arrête quelques années plus tard. En 1964, une partie du bâtiment, délaissé, s'écroule. Vendu, en 1970, le nouveau propriétaire en entreprend sa restauration.

C'est une importante construction rectangulaire constituée au nord de trois corps de bâtiment en U. Au sud, la façade est cantonnée de deux tours cylindriques. Les toits en poivrière des tours, le dôme central et son campanile soulignent la symétrie et donnent à l'ensemble une remarquable allure classique. La chapelle du château est située dans la tour de gauche de la façade antérieure et était décorée de remarquables boiseries du XVIIIe siècle.

Le patrimoine religieux: l'église Saint-Maurice[modifier | modifier le code]

L'église médiévale est placée sous le vocable de saint Maurice. Au XIXe siècle, elle est en très mauvais état. Elle subit, alors, une restauration radicale. Il n'en reste plus que la tour massive du clocher qui occupe, à l'entrée occidentale, une première travée voûtée sur croisée d'ogives. La tour médiévale est rectangulaire et elle est percée de deux baies en plein cintre sur chacune de ses faces et surmontée d'une élégante flèche octogonale.

Tout le reste de l'église a été rebâti de 1894 à 1897. Elle est construite dans le style néo-gothique que le XIXe siècle affectionne, en référence à un Moyen Âge idéalisé comme une période de fervente et universelle foi dans le Christ.
La nef est de trois travées. Elle est large d'environ 9 mètres et elle est flanquée de deux collatéraux, larges de 5 mètres, par lesquels elle reçoit la lumière. Les nervures des voûtes quadripartites pénètrent directement dans les colonnes sans la transition d'un tailloir et d'un chapiteau. L'absence de piles surmontées de chapiteaux, auxquels ont été préférées de simples colonnes faisant peu écran à la vue, offre un large espace qui se prête bien aux célébrations d'une communauté chrétienne alors importante. La fin du XIXe siècle est marquée par une volonté de reconquête du christianisme suite à la défaite de 1870 et à la Commune.

Le chœur occupe une petite travée de la largeur du vaisseau central de la nef, éclairée par trois baies.

Le maître-autel, légèrement surhaussé, est orné d'une représentation du Christ en compagnie des pèlerins d'Emmaüs.L'autel contient des reliques de saint Agapit, pape du VIe siècle, et de sainte Marguerite.

Au vitrail de la baie axiale, réalisé par les ateliers Dagrand, de Bordeaux représente le Christ montrant son Cœur Sacré. Il apparaît à Marguerite-Marie Alacoque, moniale visitandine de Paray-le-Monial, et lui demande de faire établir sa fête 1675). La dévotion au Sacré Cœur est alors très répandue. L'autel latéral de droite est également consacré au Sacré Cœur et le médaillon du vitrail le plus proche porte un S et un C entrelacés.

Sur le devant de l'autel latéral de gauche figure l'institution du rosaire. La Vierge trône, couronnée, et remet, de sa main gauche, un chapelet à saint Dominique. De sa main droite, elle tient l'enfant Jésus, debout sur ses genoux. L'Enfant donne un rosaire à sainte Catherine de Sienne. Dans le médaillon du vitrail le plus proche, un M et un A entrelacés constituent le monogramme de la Vierge : AVE MARIA.

Les vitraux des fenêtres médianes montrent, à gauche, une ancre, symbole de l'espérance chrétienne, à droite, un calice surmonté d'une hostie et entouré d'une grappe et d'un épi, symboles eucharistiques.

Les deux médaillons des vitraux sud et nord du chœur figurent en bustes saint Maurice, patron de l'église, et saint Louis, qui tient dans ses mains la relique de la Couronne d'épines, par lui acquise en Orient et pour laquelle il fit construire la Sainte-Chapelle à Paris.

Les statues de Notre-Dame de Lourdes et de sainte Bernadette, autour de l'autel latéral de gauche, de saint Joseph à l'Enfant et de sainte Thérèse de l'Enfant Jésus, sont des plâtres moulés modernes.
Le chemin de Croix est moderne.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles de Wikipédia[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site de la préfecture de la Vienne, consulté le 10 mai 2008
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  4. Etude de KPMG pour le Conseil Général de la Vienne : FuturS en Vienne – diagnostic – novembre 2009
  5. a, b et c Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  6. Agreste – Enquête Structure 2007