Maroni (fleuve)

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2° N 54° O / 2, -54

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Maroni
Un bateau coulé transformé en île au milieu du Maroni.
Un bateau coulé transformé en île au milieu du Maroni.
le Maroni à l'ouest de la Guyane
le Maroni à l'ouest de la Guyane
Caractéristiques
Longueur 611,7 km [1]
Bassin 65 830 km2
Bassin collecteur Maroni
Débit moyen 1 700 m3/s
Cours
Source dans les Monts Tumuc-Humac
· Localisation Suriname
· Coordonnées 2° 34′ 49″ N 54° 57′ 27″ O / 2.5804, -54.9574 (Source - Maroni)  
Embouchure l'océan Atlantique
· Altitude 0 m
· Coordonnées 5° 44′ 38″ N 53° 58′ 08″ O / 5.744, -53.9688 (Embouchure - Maroni)  
Géographie
Principaux affluents
· Rive gauche Tapanahoni, Oelemari, Litani
· Rive droite Inini
Pays traversés Drapeau du Suriname Suriname, Drapeau de la France France
Départements
Districts
Guyane
Marowijne, Sipaliwini
Régions traversées Guyane
Principales villes Saint-Laurent-du-Maroni, Albina, Grand-Santi, Cottica, Benzdorp, Anapaike

Sources : SANDRE, Géoportail

Le Maroni (néerlandais: Marowijne) est un fleuve d'Amérique du Sud. Sous le nom d'Itany il prend sa source dans les monts Tumuc-Humac au Suriname, et devient le Lawa lors de sa confluence avec l'Inini et enfin Maroni lors de sa réunion à Grand-Santi avec la rivière Tapanahoni.

Géographie[modifier | modifier le code]

le Maroni à l'est du Suriname
Coucher de Soleil sur le Maroni (Village d'Apatou)

D'une longueur de 611,7 km[1], le fleuve et ses îlots étant surinamais, la rive droite fait office de frontière entre la Guyane et le Suriname jusqu'à son embouchure commune avec le fleuve Mana.

Le Maroni est une voie de communication essentielle vers les communes intérieures de la Guyane. La pirogue reste donc le principal moyen de transport de la région. Tout au long de son cours se succèdent villages Bushinengué (Boni, Djukas, Paramaccans, Saramacas) et Amérindiens (Lokonos, Kali'nas, Wayanas).

Plusieurs îles et de nombreux rapides appelés « sauts » en Guyane jalonnent son cours. On dénombre environ quatre-vingt-dix (90) sauts.

Surveillance[modifier | modifier le code]

Son contrôle militaire est assuré par un détachement du 9e régiment d'infanterie de marine de l'armée française, stationné à Saint-Jean-du-Maroni et qui dispose de pirogues pour remonter le Maroni et franchir les sauts.

Hydrologie[modifier | modifier le code]

La surface du bassin versant du Maroni est de 60 930 km2 à Langa Tabiki[2]. Son module y est de 1 682 m3⋅/s et son débit spécifique de 27,6 l/s/km2. La lame d'eau écoulée dans son bassin versant annuellement s'élève de ce fait à 870 mm, une valeur élevée très supérieure à celle des fleuves de France métropolitaine mais inférieure à celle des fleuves tropicaux sud-américains que sont l'Amazone (1 197 mm) et l'Orénoque (1 031 mm). En effet la zone drainée par le fleuve bénéficie d'un climat équatorial caractérisé par des précipitations abondantes (2 594 mm/an à Saint-Laurent-du-Maroni). Le Maroni présente une période de hautes eaux au printemps et une période de basse eaux en automne. Les hautes eaux du printemps sont dues aux fortes pluies qui s'abattent sur la totalité du bassin versant du Maroni à cette période de l'année. Les précipitations varient en effet du simple au triple entre le mois d'octobre qui est le plus sec et le mois de mai qui est le plus arrosé.

Débit moyen mensuel (en m3/s)
Station hydrologique : Langa Tabiki
(données calculées sur la période 1951-1995[3])

Communes arrosées[modifier | modifier le code]

De l'embouchure au Lawa guyanais :

Guyane
Suriname

Affluents[modifier | modifier le code]

Sauts[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des sauts du Maroni.

Les sauts s’appellent des soula en langue locale. : Hermina Soula, Goodou Kampou Soula, Makou Soula, Toou Soula, etc...

Îles du Maroni[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des Îles du Maroni.

Sources[modifier | modifier le code]

  • C.F.A. Bruijning und J. Voorhoeve (Ed.): Encyclopedie van Suriname. Amsterdam & Brussels (1977) B.V. Uitgeversmaatschappij Argus Elsevier, p. 256, 396-397; ISBN 90-10-01842-3. (nl)

Du côté de Saint-Laurent-du-Maroni, les principales îles sont :

Du coté de la ville d'Albina au Suriname, les principales îles sont :

Lien externe[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Références
  1. a, b et c Sandre, « Fiche cours d'eau - Maroni (5---0000) » (consulté le 18 novembre 2012)
  2. paysages de Guyane, « Séquence : Langa Tabiki » (consulté le 24 novembre 2012)
  3. Le Maroni à Langa Tabiki