Marly (Fribourg)

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Marly
Blason de Marly
Héraldique
Marly vu du hameau de Chésalles.
Marly vu du hameau de Chésalles.
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Fribourg
District Sarine[1]
communes limitrophes
(voir carte)
Fribourg, Pierrafortscha, Villarsel-sur-Marly, Ependes, Arconciel, Hauterive, Villars-sur-Glâne
Syndic Jean-Pierre Helbling
NPA 1723
N° OFS 2206
Démographie
Gentilé Marlinois
Population 7 919 hab. (31 décembre 2013)
Densité 1 028 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 46′ 33″ N 7° 09′ 39″ E / 46.775838, 7.16083546° 46′ 33″ Nord 7° 09′ 39″ Est / 46.775838, 7.160835  
Altitude 622 m (min. : 554 m) (max. : 730 m)
Superficie 770 ha = 7,7 km2
Divers
Langue Français
Localisation

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Marly
Sources
Référence population suisse[2]
Référence superficie suisse[3]

Marly (Marli Écoutez en patois fribourgeois) est une commune suisse du canton de Fribourg, située dans le district de la Sarine. Le nom allemand Mertenlach n'est pratiquement plus utilisé.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Il semblerait que le nom du lieu remonte à un citoyen galloromain Martilius ou Martiliacus qui vivait dans une villa sur la colline Râpettes. Le lieu est mentionné la première fois dans un document de 1055 sous le nom de in Marlensi. Plus tard apparaissent les appellations Marliei (1134), Marllie (1228), Marlie (1240), Mallie (1251), Mallye (1270), Marliez (1453), Marlye (1476) et Maillié (1479). En allemand, Mertellach (1466) est connue comme première version.

Géographie[modifier | modifier le code]

Embouchure de la Gérine dans la Sarine

Marly se situe à 4,050 km (à vol d'oiseau) au sud de la ville de Fribourg dans le canton du même nom et à 627 m d'altitude. La commune s'étend le long de la vallée de la Gérine jusqu'à l'embouchure de celle-ci dans la Sarine, ainsi que sur les molasses adjacentes du plateau fribourgeois.

La surface de 770 ha[3] englobe une partie des hauteurs molassiennes à l'est de la Sarine. 30,9 % correspond à des surfaces d'habitat ou d'infrastructure, 35,3 % à des surfaces agricoles, 29,4 % à des surfaces boisées et 4,4 % à des surfaces improductives[3].

La partie centrale du territoire est occupée par la vallée de la Gérine, large jusqu'à 800 m, qui s'écoule de l'est à l'ouest. Le cours de la rivière est engagé dans un canal qui protège le fond de la vallée jadis souvent inondée. En aval la Gérine coule au travers d'un goulot étroit formé par le plateau de La Grangette et par Marly-le-Petit pour ensuite se jeter dans la Sarine.

Au sud de la vallée de la Gérine s'étend le territoire de la commune en direction des hauteurs forestières limitrophes : Bois de l'Eglise, Vers le Bois (avec 730 m d'altitude, le point le plus haut de Marly) et Bois de Monteynan (704 m d'altitude). Ces bois sont traversés par des petits ruisseaux comme par exemple le Ruisseau de Copy. Au nord un haut-plateau d'environ 1 km de large se joint au fond de la vallée de la Gérine. Ce plateau chute au travers de multiples méandres du cours de la Sarine à travers les strates de molasse. Le dénivelé de la pente atteint à certains endroits 100 m et est sillonné par des rochers de grès. Le long de la Sarine se déroule la frontière ouest et nord de la commune.

Marly se compose des deux parties Marly-le-Grand (637 m d'altitude) au nord de la vallée de la Gérine, de Marly-le-Petit (622 m d'altitude) au bord du plateau à l'est de la vallée de la Gérine, du hameau Chésalles (630 m d'altitude) au sud de la Gérine et de quelques fermes isolées. Les communes limitrophes sont Fribourg, Pierrafortscha, Villarsel-sur-Marly, Épendes, Arconciel, Hauterive et Villars-sur-Glâne. Marly fait partie du périmètre de l'Agglo Fribourg.

Communes limitrophes de Marly (Fribourg)
Villars-sur-Glâne Fribourg
Hauterive Marly (Fribourg) Pierrafortscha
Arconciel Épendes Villarsel-sur-Marly


Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Avec 7 919 habitants en 2013[2], Marly est une des grandes communes du canton de Fribourg. Sa densité de population atteint 1 028,4 hab./km2. Après la ville de Fribourg et Villars-sur-Glâne, c'est la troisième commune de l'agglomération de Fribourg du point de vue de la population. La population a marqué une forte croissance à partir des années 1960 et continue de grandir continuellement. De par cette croissance, les anciens noyaux villageois de Marly-le-Grand et de Marly-le-Petit ne sont presque plus reconnaissables. Le territoire entre deux est pratiquement complètement construit.

Le graphique suivant résume l'évolution de la population de Marly entre 1850 et 2008[4] :

Langues[modifier | modifier le code]

Langues parlées à Marly (recensement de l'an 2000)

73.23 % de la population parle français, 10.24 % allemand , 2,1 % italien

Marly se trouve sur la frontière linguistique. Marly a de tous temps été un village de langue française, mais avec une relativement forte minorité de langue allemande durant les XVIIIe et XIXe siècles. Depuis plus de 150 ans l'influence de l'allemand a continuellement diminué : en 1880, 28 % de la population parlait allemand, en 1990 plus que 19 %.

Religion[modifier | modifier le code]

Religions pratiquées à Marly (recensement de l'an 2000)

La religion catholique est majoritaire avec 73,7 %, les protestants sont représentés avec 9,6 %, les communautés islamiques avec 3,8 %, les autres communautés chrétiennes avec 1,5 %, la communauté juive avec 0,1 % et enfin les personnes sans appartenance religieuse ou sans indication avec 11,3 %.

Histoire[modifier | modifier le code]

Hameau de Chésalles

Le territoire de la commune de Marly a été habité très tôt. Des traces d'habitat qui datent du Néolithique et de l'époque Hallstatt y ont été découvertes. De l'époque romaine, les restes d'au moins quatre habitations ont été identifiés. Au Moyen Âge Marly était dans le fief des seigneurs d'Arconciel. Au plus tard à partir de 1442 le village passa sous la domination de Fribourg et devint partie des Anciennes Terres sous la bannière du Bourg. Un incendie détruisit en partie Marly-le-Petit le 21 août 1601.

À partir de la fin de l'Ancien Régime 1798 Marly fit partie du district de Fribourg. Par la nouvelles constitution cantonale de 1848 le village fut intégré dans le district de la Sarine.

Durant les années 1950, la commune a connu un développement industriel accompagné d'une forte augmentation de la population.

Le 1er février 1970, les communes, jusqu'alors indépendantes, de Marly-le-Grand et de Marly-le-Petit fusionnent. La petite commune de Chésalles sera intégrée à Marly le 1er janvier 1976.

Économie[modifier | modifier le code]

Surface industrielle d'Ilford le long de la Gérine

Jusque dans la première moitié du XXe siècle, Marly était un village surtout paysan. Dès les années 1950 un développement rapide de toute l'agglomération fribourgeoise avec des surfaces industrielles prit son essor. Aujourd'hui Marly dipose de plus de 2 400 emplois. Le secteur primaire avec 2 % des employés n'a plus qu'une signification marginale. Environ 34 % de la population active travaille dans le secteur industriel et 64 % dans le secteur tertiaire (état en 2001).

Marly dispose de plusieurs zones industrielles : la zone industrielle de l'Ancienne Papeterie le long de la Gérine (siège de la société Ilford Imaging Switzerland GmbH spécialiste dans le développement et la production de systèmes de traitement et de reproduction de l’imagerie électronique, ou de Promed, laboratoire médical), zones industrielles et artisanales de Corabroche, de Chésalles et de Winckler.

Avec trois centres commerciaux (Marly-Centre, Marly-Jonction et Marly Grand-Pré), des banques, des assurances, des fiduciaires ainsi que de nombreux artisans et petites entreprises (du bois, du bâtiment, de la mécanique automobile, du meuble) le commerce est bien représenté à Marly. Deux hôtels, un Bed & Breakfast et une dizaine de restaurants sont également présents.

Politique[modifier | modifier le code]

Le conseil communal, l'organe exécutif de la commune, est composé de 9 membres. Les dicastères[N 1] pour la législature 2011-2016 se répartissent comme suit :

Dicastère[N 1] Présidence Vice-présidence
1 Administration, information, gestion du patrimoine, agglomération, syndicature Jean-Pierre Helbling Eric Romanens
2 Affaires sociales et santé publique Mary Claude Paolucci André Meylan
3 Culture, sports, loisirs, jeunesse, sociétés, bibliothèque Eric Romanens Françoise Savary
4 Sécurité André Meylan Jean-Pierre Oertig
5 Eaux, épuration, cours d’eau, naturalisations Olivier Le Cam Jean-Marc Boechat
6 Enseignement et formation Françoise Savary Mary Claude Paolucci
7 Édilité, forêts et sentiers, cimetière Maurice Horner Olivier Le Cam
8 Finances et impôts, vice-syndicature Jean-Pierre Oertig Jean-Pierre Helbling
9 Aménagement du territoire, constructions, environnement, transports et énergie Jean-Marc Boechat Maurice Horner

Pour la législature actuelle six partis politiques sont actifs au sein de la commune et sont représentés au conseil général, organe législatif, composé de 50 membres : le Parti Démocrate-chrétien, le Parti Libéral-radical, le Groupement Marly-Voix, le Parti Socialiste, le Parti de l'Union démocratique du Centre et le Parti Vert-Libéral. En 2012, Le Conseil général fut présidé par l'UDC Benjamin Papaux, agé de 21 ans. Il fut le plus jeune Président de l'histoire de la commune. Claudia Clément lui succède en juin 2013.

Une vingtaine de commissions permanentes et une quinzaine de délégations aux différentes associations régionales ont également été formées pour cette législature.

Culture[modifier | modifier le code]

Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

L'église paroissiène de saints Pierre et Paul est connue dès 1294. Son aspect actuel lui a été donné lors de la reconstruction de 1785 à 1787 et par un agrandissement en 1878. L'église est dotée de fonts baptismaux du XVIIe siècle et d'une ste Vierge du XIVe siècle. À côté de l'église se trouve la cure du XVIIIe siècle.

La chapelle Saint-Sébastien a été construite au XVIe siècle et est dédiée à saint Fabien, saint Roch et saint Sébastien.

Divers maisons patriciennes telles que la maison Gottrau avec un toit de Mansart du XIXe siècle et la maison Carry construite en 1664 sont réparties dans le village.

Au nord de Marly le pont de Pérolles construit en 1922 enjambe la Sarine à une hauteur de 70 m et relie le village avec la ville de Fribourg.

Autre patrimoine[modifier | modifier le code]

La rampe des Noutes le long de la route vers Le Mouret et datant du XVIIIe siècle a été dégagée en 1992. Elle a été identifiée et documentée par l’Inventaire fédérale des Voies de communication historiques de la Suisse (IVS).

Le portail de Tusnad, au cœur du vieux village entre l'église paroissiale et l'hôtel-restaurant Acacia, a été offert au printemps 1996 par la commune du même nom en Roumanie. Ce portail est une copie d'un original mentionné en 1847 à Vrabia, ancienne fraction de Tusnad.

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Fêtes et coutumes[modifier | modifier le code]

Le Chant de mai a lieu le premier mai. Les enfants s'en vont de porte en porte, chanter le renouveau printannier. Ils reçoivent des friandises et des pièces d'argent en récompense.

Marly fête la Bénichon de la Plaine, en général le 2e dimanche de septembre. Le Recrotzon a lieu le dimanche suivant.

La Saint-Nicolas est fête traditionnelle du canton de Fribourg qui a lieu le 6 décembre. Saint Nicolas, accompagné de son âne et de ses pères-fouettards distribuent des biscômes et des friandises.

Marly-Folies est une fête des jeunes qui se déroule au mois de juin. Durant trois jours (du vendredi au dimanche) une série de manifestations sont proposées. Marly-Folies existe depuis 1987.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jacob Papyrer, né vers 1490, mort en 1548 à Fribourg, papetier, est le propriétaire du moulin à papier de Marly [5].
  • Jean-François Reyff, né vers 1614 à Fribourg, mort le 30 septembre 1673 à Ueberstorf, est sculpteur et peintre. Il crée l'autel de la chapelle Saint-Sébastien à Marly (1641) [6] et dessine les plans de la chapelle Notre-Dame Libératrice à Salins-les-Bains, en France.
  • Louis Landerset, né le 4 janvier 1840 à Fribourg, mort le 24 janvier 1900 à Marly, dirige la papeterie familiale avec son oncle Xavier à partir de 1861. En 1877 il crée la société Landerset et Cie. L'entreprise connaîtra un grand essor [7].

Sports[modifier | modifier le code]

Les différentes sociétés de sport sont regroupées au sein du Club Sportif Marly (CSM), qui compte 2 200 membres (2011). Le club promeut le sport de masse et d'élite à Marly. Il planifie les horaires des halles de gymnastique et répartit entre les clubs membres les subventions de la commune. Le CSM a été créé le 3 décembre 1942.

Les sports représentés dans le CSM sont l'athlétisme, le tennis de table, la culture physique, le hockey, le football, le judo, le basketball, le cyclisme, la natation, le patinage artistique, le ski, la gymnastique, le tir, le tennis, le volleyball.

Football[modifier | modifier le code]

Seize équipes de football sont présentes à Marly. Le FC Marly a été fondé le 1er juillet 1935 et fait partie de l'AFF (Association fribourgeoise de football).

Hockey sur glace[modifier | modifier le code]

Marly dispose d'une école de hockey sur glace. Fondée le 19 août 1994, l’École de hockey patinoire Jean Tinguely (EHPJT) est accessible à tout jeune intéressé.

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b En Suisse, un dicastère est une subdivision des tâches dans une commune municipale, correspondant plus ou moins à un ministère.

Références[modifier | modifier le code]

  1. [xls] « Liste officielle des communes de la Suisse - 01.01.2008 », sur Office fédéral de la statistique (consulté le 13/01/2009)
  2. a et b « Population résidante permanente et non permanente selon les niveaux géographiques institutionnels, le sexe, l'état civil et le lieu de naissance, en 2013 », sur Office fédéral de la Statistique.
  3. a, b et c « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 23 septembre 2010)
  4. [zip] « Évolution de la population des communes 1850-2012 », sur Office fédéral de la statistique (consulté le 13/01/2009)
  5. « Papyrer, Jacob » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne.
  6. « Reyff, Jean-François » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne.
  7. « Landerset, Louis » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne.

Sources bibliographiques[modifier | modifier le code]

Brochure Marly éditée en 1980

Historique & statistique des paroisses catholiques du canton de Fribourg, huitième volume (1896)

Dictionnaire géographique et statistique du canton de Fribourg (1832)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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