Markus Lüpertz

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Le Jugement de Paris, Berlin
Buste, "Hommage á Liebermann" de Markus Lüpertz (1997) Berlin

Markus Lüpertz est un peintre allemand, né le à Reichenberg (aujourd’hui Liberec en République tchèque). Il est aussi, depuis les années 1980, décorateur de théâtre et sculpteur.

Lüpertz est considéré comme un des plus importants représentants du néo-expressionnisme allemand. Surnommé « le prince des peintres » pour ses apparitions publiques spectaculaires, pour son utilisation d’une rhétorique égocentrique et pour son style de vie extravagant, il est proche d’autres peintres allemands contemporains comme Jörg Immendorff ou Georg Baselitz, ainsi que de personnalités comme l’ex-chancelier Gerhard Schröder.

Il vit et travaille entre Berlin, Karlsruhe, Düsseldorf et Florence. Il est marié et a 5 enfants.

Repères biographiques[modifier | modifier le code]

Lüpertz étudie à l'école des beaux-arts de Krefeld avec Laurens Goosens et, pendant un semestre, aux beaux-arts de Düsseldorf.
En 1962, il s'installe à Berlin-Ouest, où il crée la galerie Großgörschen 35 avec Bernd Koberling et Karl Horst Hödicke.

En 1976, Lüpertz est nommé professeur de l’académie des beaux-arts de Karlsruhe.
L'année suivante, sa première rétrospective se tient à la Kunsthalle de Hambourg ; elle est suivie d'expositions au centre d’art de Berne, au Stedelijk Museum d'Amsterdam au Van Abbemuseum de Eindhoven.
En 1986, il est nommé professeur à l'académie des beaux-arts de Düsseldorf ; il en devient directeur 1988.

Markus Lüpertz est également poète et pianiste de free-jazz à l'occasion.

Prix et distinctions
  • 1970 : prix de la Villa Romana, accompagné d'une bourse pour un séjour d'un an à Florence.
  • 1971 : prix de l'Association des critiques allemands
  • 1990 : prix Lovis-Corinth de la société des artistes d'Esslingen
  • 2004 : 4e prix international Julio González
  • 2006 : docteur honoris causa de l'académie des beaux-arts de Breslau

Œuvre[modifier | modifier le code]

En opposition aux nombreuses tendances abstraites dans la peinture en vogue dans l'après-guerre, Markus Lüpertz se concentre sur des motifs simples, essentiels et figuratifs, qu’il peint de manière expressive. Cela commence à Berlin au début des années 1960, avec les « peintures dithyrambiques » présentées, en 1964, à la galerie Großgörschen 35.
Cette exposition est suivie, deux ans plus tard, par « L’Art qui reste lui-même : le Manifeste dithyrambique », véritable apologie de la peinture-peinture.
Entre 1969 et 1977, Lüpertz peint des grands formats dans une série dominée par des motifs extraits de l’histoire allemande (avec des figures symboliques clés comme le casque, les drapeaux, les monuments aux morts, etc.).

À partir de 1977, Lüpertz développe des peintures de « grand style », où il s'approche des styles abstraits nés dans les années 1950. Il développe cette pratique dans le début des années 1980, bien qu’il s’inspire alors de plus en plus de tableaux pris dans l'histoire de l'art (Poussin ou Corot, par exemple).

Expositions (sélection)[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

  • 2008 : Daphne, Insel-Verl., Francfort
  • 2007 :
    • Narziß und Echo, Kleinheinrich, Münster
    • Der grosse Fluss, G. H. Holländer, Teltow
    • Gott Merkur, G. H. Holländer, Teltow
  • 2006 : Totentanz, Kühlen, Mönchengladbach
  • 2005 :
    • Hommage à Mozart, Brandstätter, Vienne
    • Fieberblätter, Galerie Christine Hölz, Düsseldorf
    • Der Kunst die Regeln geben, Ammann, Zurich
  • 2000 : Das Geld – die Kunst, Dt. Apotheker- und Ärztebank, Düsseldorf
  • 1994 : Männer ohne Frauen, Kleinheinrich, Münster
  • 1991 : Gedichte, Picaron, Amsterdam
  • 1990 : Das nächste Beste, Picaron, Amsterdam
  • 1984 :
    • Bleiben Sie sitzen Heinrich Heine (« Restez assis Heinrich Heine »), Wiener Secession, Vienne
    • Tagebuch – New York 1984 (« Journal »), Gachnang & Springer, Berne et Berlin
  • 1982 : Ich stand vor der Mauer aus Glas (« Je me tiens devant le mur de verre »), poème et lithographies, galerie Springer, Berlin
  • 1981 : Und ich, ich spiele… (« Et moi, je joue… »), galerie Springer, Berlin
  • 1969 : Westwall, Hake, Cologne
  • 2006 : Le Dieu des voleurs, collection "L'art en écrit", éditions Jannink, Paris

Liens et références[modifier | modifier le code]

Source[modifier | modifier le code]

Bibliographie (sélection)[modifier | modifier le code]

  • Markus Lüpertz, catalogue de l'exposition de Meymac, textes de Jean-Paul Blanchet, Johannes Gachnang, Xavier Girard, Siegfried Gohr, Fabrice Hergott

Voir aussi[modifier | modifier le code]