Marko Ivanovitch Voïnovitch

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Marko Ivanovitch Voïnovitch, né en 1750 à Herceg Novi au Monténégro, décédé en 1807 à Atlanta dans le gouvernement de Vitebsk. Amiral russe, il fut l'un des fondateurs de la Flotte de la mer Noire[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Né près de Kotor au Monténégro, de nationalité Serbe, il eut pour ascendant le roi de Serbie Stephen Dechanskogo, de la dynastie Nemanichey[2], en 1692, cette famille s'installa en baie de Kotor.

Carrière militaire[modifier | modifier le code]

En 1770, au grade d'enseigne de vaisseau, Marko Ivanovitch Voïnovitch fut accepté dans la Marine impériale de Russie, affecté à Kronstadt il fut transféré en Méditerranée. En 1771, il exerça le commandement sur le navire Auza et à bord de la frégate Gloire. Le 2 novembre 1771, il participa au bombardement de la forteresse de Mytilène (située sur l'île de Lesbos). Au cours de la Guerre russo-turque (1768-1774), dans le golfe de Lago sur les côtes d'Anatolie, il détruisit dix navires de commerce turcs et en captura trois (1771). Pour cet acte de guerre, il fut décoré de l'Ordre de Saint-Georges (quatrième classe). La même année, il prit part à l'attaque menée contre la flotte Turque. dans le golfe de Patras. En 1773, il effectua une expédition en Syrie et en Égypte, en 1774, il se distingua lors du siège et la capture de Beyrouth. Au terme de ce conflit il fut élevé au grade de lieutenant de marine, jusqu'en 1777, il continua son service en mer Noire et en Méditerranée. Affecté dans la Flotte de la mer Baltique, il commanda à bord de la frégate Saint-Mark.

En 1780, Marko Ivanovitch Voïnovitch exerça le commandement d'une escadre en mer Caspienne (la plus ancienne des flottilles militaires russes basées sur la mer Caspienne), en 1781, il dirigea une expédition en mer Caspienne et découvrit en mer des gisements de pétrole et de gaz près de l'île Chilov (île située au large de la péninsule de Abşeron, à 55 kilomètres à l'est de Bakou)[3], le long des côtes persanes il tenta de découvrir une nouvelle route commerciale reliant l'Inde à la Russie, mais victime de la trahison de l'Aga Khan Mohammed, il fut capturé. Libéré peu de temps après, en 1783, il fut promu capitaine (premier rang) et transféré dans la Flotte de la mer Noire, dans le port de Kherson il dirigea la construction du navire Glorieuse Catherine et en 1785 dirigea la flottille de Sebastopol.

En 1787, au grade de contre-amiral, Marko Ivanovitch Voïnovitch prit part à la Guerre russo-turque (1787-1792). Son expédition sur les côtes de Roumélie (partie de la Thrace et de la Macédoine) échoua : au cours d'une tempête les navires de sa flottille se trouvèrent dispersés, une frégate fut coulée, un navire la Marie-Madeleine capturé par les Turcs. En 1788, le contre-amiral reprit la mer afin d'empêcher la flotte turque d'assiéger Otchakov (ville située en Ukraine). Le 3 août 1788, il engagea le combat contre la flotte turque près de l'île Fidonisi (île Zmeiny), la flotte russe se composait de trente-six navires, quant à la flotte turque placée sous le commandement du Grand Vizir Hassan Pacha, elle disposait de quarante-neuf bâtiments de guerre. Toutefois l'attaque de Marko Ivanovitch Voïnovitch fut considérée comme indécise. Malgré cela, il fut décoré de l'Ordre de Saint-Georges (troisième classe), le prince Grigori Potemkine satisfait des services du contre-amiral ordonna son transfert en mer Caspienne en mars 1790.

En 1791, Marko Ivanovitch Voïnovitch fut démis de ses fonctions, rappelé en 1796, il fut admis à siéger en qualité de membre de l'administration de l'Amirauté de la mer Noire et fut promu vice-amiral (1797). En 1801, il fut élevé au grade d'amiral de la marine impériale de Russie.

Le 29 juin 1805 Marko Ivanovitch Voïnovitch présenta sa démission, il vécut ses années de retraite au Monténégro.

Décès[modifier | modifier le code]

Marko Ivanovitch Voïnovitch décéda en 1807 à Atlanta dans le gouvernement de Vitebsk.

À noter[modifier | modifier le code]

L'auteur de La Vie et l'extraordinaire aventure du soldat Ivan Chokin (1969-1975), Les Candidats pour le trône (1979) Moscou 2042 (1987) Vladimir Nikolaïevitch Voïnovitch (1932-) prétend être un descendant de l'amiral Marko Ivanovitch Voïnovitch[4].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Voynovich, Mark Ivanovitch Grande Encyclopédie soviétique
  2. Stephen Dechanskogo
  3. (en) L'exploration pétrolière en Azerbaïdjan
  4. Entretien avec Vladimir Voynovich

Sources[modifier | modifier le code]