Marionnaud Parfumeries

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Marionnaud

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Création 1984
Forme juridique Société anonyme[1]
Siège social Drapeau de France Paris[1] (France)
Direction Eileen Yeo (2014)[2]
Actionnaires AS Watson (90,69 %)
Activité Distribution
Produits Parfumerie
Société mère Hutchison Whampoa a (90,69 %) via AS Watson
Effectif 3 500 (2013)
Site web www.marionnaud.fr
Fonds propres 70 486 570 d'€[1]
Chiffre d’affaires 692 millions d'euros (2010)[3]
617 millions d'euros (2013)[2]
en diminution

Marionnaud — nom entier officiel : Marionnaud Parfumeries[1] — est une chaîne de parfumeries française d'envergure internationale basée à Paris, fondée par Bernard Marionnaud[4], ce dernier n'étant désormais présent dans cette entreprise que par ses engagements d'ordre caritatif[5].

Cette société qui emploie plus de 4 000 personnes, appartient depuis 2005 au groupe hongkongais Hutchison Whampoa.

Marionnaud est la troisième plus grande chaîne de parfumerie et de cosmétiques en Europe.

En plus des parfums, cosmétiques et produits de soin corporel, l’entreprise vend également des accessoires assortis. Elle propose également des soins dans ses 254 instituts de beauté en France

Marionnaud fait partie du domaine Luxury Perfumeries & Cosmetics d’A.S. Watson, premier réseau de distribution dans le domaine beauté et santé dans le monde, avec d'autres chaînes de parfumeries et drugstores en Europe comme Kruidvat, Superdrug et ICI Paris XL. A.S Watson constitue à son tour le groupe de vente au détail du conglomérat international Hutchison Whampoa basé à Hong Kong.

Historique[modifier | modifier le code]

En 1984, Marionnaud est repris par l'homme d'affaires Marcel Frydman. À partir de 1986, l'acquisition de nombreuses parfumeries conduisant à une expansion continue. En 1996, acquisition de Bernard Marionnaud SA, le nombre d'implantations double d’un seul coup : la chaîne compte 48 magasins. En 1997, Marcel Frydman décide d'adopter la marque Marionnaud. Il introduit ensuite la société sur le marché boursier. L'ouverture du capital est investi dans la poursuite de l'expansion du nombre de magasins. En 1998, l'enseigne est le premier distributeur à proposer à ses clients un programme de fidélité: la Carte Marionnaud.

En 2000, sont acquis les sociétés Alrodo, Europarfums et Parfumerie Principale, permettant à Marionnaud de s'installer en Suisse. En 2001, entrée en Autriche avec l'acquisition de 52 « Impo-Parfumeries » et 35 « Holzer-Parfumeries ».

De 1997 a 2002 : acquisitions ou ouvertures de 1 100 implantations supplémentaires. En 2005, la situation financière est très précaire, Marionnaud est alors racheté à Marcel Frydman par les hong-kongais d'A.S. Watson[2],[6]. L'entreprise est pourtant alors en tête sur l'Europe de la distribution de parfums, avec plus d'un quart de part de marché[2]. Mais les plans de licenciement se succèdent en France[6],[7].

Après les années 2010, les cadres dirigeants sont chroniquement remplacés par la maison mère qui fait preuve d'un « management autoritaire »[2]. Marionnaud se retrouve en troisième position derrière Sephora et Nocibé[2],[8] et les pertes s'accumulent[2]. Cherchant à s'orienter principalement vers les grandes marques de luxe , la distribution de produits en marque propre — générateur de marge — ne représente qu'un dixième des ventes contre habituellement un quart dans les enseignes comparables[2].

Organisation[modifier | modifier le code]

En mai 2005, l'homme d'affaires belge, Albert Frère, a annoncé avoir acquis 5,01 % du capital de Marionnaud et 4,07 % des droits de vote. L'opération a eu lieu le 24 décembre dernier via Distripar, une filiale de la holding CNP. Le groupe a indiqué qu'il s'agissait d'un mouvement amical. À ce stade, l'acquisition de 5 % du capital ne représente qu'un investissement limité. Mais d'un point de vue stratégique, il faut souligner que le groupe belge est déjà impliqué dans le secteur de la parfumerie, grâce à une participation de 50 % dans Planet Parfum (numéro 2 en Belgique et au Luxembourg). De plus est un proche de Bernard Arnault, le patron de LVMH Moët Hennessy Louis Vuitton, principal concurrent de Marionnaud via sa filiale Sephora.

En 2005, AS Watson, filiale du conglomérat Hutchison Whampoa lance une offre publique d'achat sur Marionnaud à 21,80 € par action et 69,74 € par obligation convertible. À l'issue de la 1re offre, AS Watson détient 90,69 % du capital de Marionnaud. La société est ensuite retirée de la bourse.

Démêlés judiciaires[modifier | modifier le code]

  • Comptabilité et délit d'initié

L'Association de défense des actionnaires minoritaires (« Déminor ») réclame auprès de l'Autorité des marchés financiers l'ouverture d'une enquête sur l'information financière et les comptes publiés par Marionnaud sur trois années. L'AMF confirme être en train d'étudier le sujet sans toutefois préciser si une enquête était déjà en cours. Finalement, la commission des sanctions de l'Autorité des Marchés Financiers (AMF) condamne Marcel Frydman et son fils Gérald en novembre 2008[9],[10],[11].

  • Entente sur les prix

L'Autorité de la Concurrence a sanctionné en 2006 les distributeurs Marionnaud, Sephora et Nocibé et d'autres sociétés pour s'être entendus entre 1997 et 2000 sur les prix dans la distribution des parfums[12],[n 1].

Implantations[modifier | modifier le code]

Un magasin Marionnaud au centre commercial Les Quatre Temps à La Défense (Hauts-de-Seine)

Lors de la cession de l'entreprise en 2008, les points de ventes sont de nature hétéroclite, de 80 à 1 500 m2, certains sont côte à côte, plus de 20 % sont déficitaires ; plusieurs sont fermés ou rénovés à partir de 2010[2]. En 2013, ses implantations comptent plus de 1 100 magasins[13] dans treize pays, dont 531 en France[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Cette affaire est développée dans Sephora#Entente_sur_les_prix.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d http://www.marionnaud.fr/Other/LegalNotice.aspx
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j Thiébault Dromard, « Marionnaud encaisse mal le choc des cultures », Challenges, no 382,‎ 27 mars 2014, p. 40 et 41 (ISSN 0751-4417)
  3. http://www.lsa-conso.fr/incertitudes-chez-marionnaud,124401
  4. « Bernard Marionnaud, un homme au parfum », avec la collaboration de Sylvie Nordheim, Editions du Cherche-Midi - novembre 2012
  5. AFP, « Le fondateur des parfumeries Marionnaud sera candidat FN en 2014 », sur lexpress.fr, L'Express,‎ 24 octobre 2013 (consulté le 24 septembre 2014)
  6. a et b « Marionnaud va supprimer près de 700 postes », Entreprise, sur challenges.fr, Challenges,‎ 16 juin 2009 (consulté le 24 septembre 2014)
  7. Corinne Scemama, « Les déboires de Marionnaud », sur lexpansion.lexpress.fr, L'Expansion,‎ 16 juin 2009
  8. « Sephora creuse l'écart dans la parfumerie sélective » LSA, 24 février 2011
  9. « 18 mois avec sursis pour l'ancien PDG de Marionnaud », Justice, sur lexpansion.lexpress.fr, L'Expansion,‎ 9 juillet 2008 (consulté le 24 septembre 2014)
  10. Alfredo Allegra : "Délit d'initié: Sanction de 5 millions d'euros pour Marcel Frydman, l'ex-PDG de Marionnaud", le Blog de Maître Allegra, 21 févr. 2009
  11. [PDF] http://avocats.fr/space/alfredo.allegra/content/delit-d-initie---sanction-de-5-millions-d-euros-pour-marcel-frydman--l-ex-pdg-de-marionnaud_0C68B9EA-9C73-436D-A288-67BF152A099C http://www.amf-france.org/documents/general/8728_1.pdf
  12. Entente illicite/Parfums: 40M€ d'amende, lefigaro.fr, 27 janvier 2012
  13. AFP, « Des salariés assignent Marionnaud en justice », sur lexpansion.lexpress.fr, L'Expansion,‎ 23 décembre 2011 (consulté le 24 septembre 2014)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]