Mario Soldati

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Mario Soldati

Mario Soldati est un écrivain, réalisateur et scénariste italien, né le à Turin et mort le à Tellaro, frazione de Lerici.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après des études d'histoire de l'art, Mario Soldati, plutôt attiré par la littérature, se trouve néanmoins engagé par la Cines en 1931. D'abord assistant, il devient scénariste à partir de 1932 et travaille avec Alessandro Blasetti, Walter Ruttmann et surtout Mario Camerini (Les Hommes, quels mufles ! (1932) et Monsieur Max (1937) notamment).

Ses premières réalisations sont des comédies assez réussies comme Dora Nelson (1940). Au début des années quarante, il initie un courant calligraphique avec deux films étonnants: Le Mariage de minuit (Piccolo mondo antico) (1941) et Malombra (1942), tous deux inspirés du romancier Antonio Fogazzaro. Le meilleur de l'œuvre cinématographique de Mario Soldati trouve, d'ailleurs, sa source dans la littérature. Outre les deux réalisations précédemment citées, il faut signaler Les Ennuis de Monsieur Travet, d'après Bersezio (1945) ; Daniele Cortis, d'Antonio Fogazzaro à nouveau (1947) ; Eugénie Grandet, d'après Honoré de Balzac (1947) ; La Provinciale d'Alberto Moravia ; Polycarpe, maître calligraphe, d'après Gandolin (1949). Il s'agit presque toujours de films en costumes d'époque et aux décors très suggestifs, situés au XIXe siècle. Après 1959, Mario Soldati s'est consacré essentiellement à l'écriture, et ses œuvres sont relativement bien traduites en France.

Œuvres traduites en français[modifier | modifier le code]

  • La Vérité sur l'affaire Motta, 1941 Le Promeneur 2003
  • Le Festin du commandeur, Livre de Poche, 1964
  • Les Lettres de Capri (prix Strega), Autrement, 1996
  • Le Vrai Silvestri, Le Promeneur, 1998
  • La Confession, Le Promeneur, 1993
  • Les Deux Villes, Plon
  • L'Enveloppe orange, Le Promeneur, 1997
  • L'Émeraude, Flammarion, 1976 - rééd. Gallimard, 2012
  • L'Épouse américaine, Belfond, 1979 (prix Napoli) - Gallimard, 2011
  • L'Incendie, trad. Geneviève Cattan, Hachette, 1983 et Le Promeneur / Gallimard trad. de l'italien par Nathalie Bauer 2009
  • La Fenêtre, Le Promeneur, 1995
  • La Veste verte, Le Promeneur, 1996
  • Le Père des orphelins, Le Promeneur, 1999
  • Fuite en Italie, trad. de l'italien par Nathalie Bauer, Le Promeneur/Gallimard, 2008.
  • Le Train de l'espérance, trad. de l'italien par Nathalie Bauer, Le Promeneur/Gallimard, 2008

Filmographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ce film, admiré par André Breton et Ado Kyrou, était tiré d'un roman « spirite » du poète et romancier italien Antonio Fogazzaro (1842-1911). Le roman de Fogazzaro a par ailleurs donné son nom à une publication surréaliste roumaine, animée par Ghérasim Luca, et, au milieu des années soixante-dix, à une éphémère librairie-galerie parisienne créée par Jacques Sautès et Roger Langlais.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]