Marinaleda
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| Marinaleda | ||
| Administration | ||
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| Pays | ||
| Communauté autonome | ||
| Province | ||
| Comarque | Sierra sud de Séville | |
| Maire | Juan Manuel Sánchez Gordillo (CUT-BAI) | |
| Code postal | 41569 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Marinaleño/ña | |
| Population | 2 670 hab. (2007) | |
| Densité | 107 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | 205 m | |
| Superficie | 2 500 ha = 25 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | www.marinaleda.com | |
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Marinaleda est une commune située dans la province de Séville de la communauté autonome d’Andalousie en Espagne.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Histoire [modifier]
Administration [modifier]
Depuis la fin de l'ère franquiste, Marinaleda fonctionne en démocratie directe. Tous les aspects de la vie sociale, politique et économique de la commune y sont discutés et mis en œuvre collectivement par les citoyens. Juan Manuel Sánchez Gordillo, maire de Marinaleda, est un militant de la gauche anticapitaliste régulièrement réélu depuis plus de 30 ans.
Il n'y a pas de police à Marinaleda car il n'y a pas de délinquance.[réf. nécessaire]
Toutes les questions concernant la communauté (logement, emploi, équipements, impôts, etc.) sont soumises à la concertation et au vote populaire au cours de la centaine d'assemblées générales qui se tiennent chaque année.
Économie [modifier]
L'économie locale est principalement portée par le secteur agricole. La collectivisation des terres, la présence d'une coopérative agricole populaire et d'une usine en sont des atouts majeurs.
La coopérative Humar-Marinaleda comprend une conserverie, un moulin à huile, des serres, des équipements d'élevage ainsi qu'un magasin. Les travailleurs produisent notamment des fèves, des artichauts, des poivrons et de l'huile d'olive[1]. Les bénéfices produits par la communauté ne sont pas distribués, mais réinvestis pour financer la création de nouveaux emplois ainsi que divers services et équipements municipaux (piscine, terrain de sport, etc.) que chacun et chacune peut utiliser gratuitement ou presque (l'abonnement à la piscine coûte 3 € pour une saison).
Sous la pression des villageoises et villageois, à travers des demandes puis par des manifestations et occupations (terres, aéroport de Séville, gare…), les grands propriétaires terriens (notamment la duchesse d'Albe, amie du roi Juan Carlos) et le gouvernement ont fini par se mettre d'accord. L'État a acheté les terres à la duchesse, les a données à la municipalité, et la terre ainsi récupérée a été partagée également entre tous.
Le salaire de tous les travailleurs, quel que soit leur poste, est de 47 euros par jour à raison de six heures et demie de travail quotidien[2] aux champs ou de huit heures à l'usine, toujours pour le même salaire.
Le coût de la vie y est faible, à l'image du prix de location des logements (15 euros/mois) ou de celui de la garderie d'enfant[3] (12 euros/mois cantine comprise).
Logement [modifier]
La somme à acquitter pour un logement se monte au final à 15,52 euros par mois [4].
À tout fils ou à toute fille d'habitant qui a besoin d'une maison, la mairie fournit le terrain, le matériel et l'architecte gratuitement, à condition que le futur habitant de ladite maison participe à la construction.
Les ouvriers qui édifient la structure sont des professionnels de la construction, des maçons sous contrat de la mairie, qui viennent en renfort pour diriger les « autoconstructeurs » et pallier le manque de savoir-faire des habitants. Les futurs voisins d'un même quartier se mettent à travailler ensemble sur le groupe de maisons à construire[5].
Oppositions [modifier]
Les habitants de Marinaleda ont dû lutter parfois durement pour imposer ce système municipal sans chômeurs ni promoteurs. Bien des menaces ont été proférées à leur encontre et l'expropriation de quelques grands propriétaires agricoles (aristocrates ou capitalistes) au profit de tous, ce qui ne s'est pas fait sans de nombreux procès.
Le PS espagnol n' est pas trés tendre dans ses propos concernant Marinaleda...
Le maire lui-même a été victime de deux attentats de la part de l'extrême droite espagnole.[6]
Notes et références [modifier]
- Une utopie anti-crise en Andalousie Courrier international 21 août 2012
- http://www.mediapart.fr/club/blog/guy-dufau/190110/marinaleda-un-pradis-anticapitaliste
- http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/marinaleda-village-116871
- Confirmé dans l'émission 13 h 15, le samedi, séquence Mon œil, sur France 2 le 23 mars 2013.
- http://www.lepost.fr/article/2010/04/20/2040973_marinaleda-un-modele-d-auto-gestion-unique-en-europe.html
- Marinaleda, village autogestionnaire, une utopie anticapitaliste. 16 mai 2012
Annexes [modifier]
Liens externes [modifier]
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- Site web officiel de la commune
- L'émission de radio de Daniel Mermet Là-bas si j'y suis du 19 décembre 2011 sur France Inter : Marinaleda une utopie vers la paix
- L'article "Marinaleda, un îlot d'anticapitalisme" paru dans l'hebdomadaire Tout est à nous ! no 38 du 14 janvier 2010 page 10 (lisible sur le net).
- L'article "Marinaleda - un modèle d'autogestion unique en Europe" d'Andrea Duffour, 15 avril 2010 sur cuba-si.ch ou 19 avril 2010 sur le grand soir.info