Marignier

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46° 05′ 28″ N 6° 30′ 00″ E / 46.0911111111, 6.5

Marignier
Image illustrative de l'article Marignier
Administration
Pays France
Région Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Arrondissement Arrondissement de Bonneville
Canton Canton de Bonneville
Code commune 74164
Code postal 74970
Maire
Mandat en cours
Raymond Mudry
2008-2014
Démographie
Population 6 148 hab. (2009)
Densité 308 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 05′ 28″ Nord
       6° 30′ 00″ Est
/ 46.0911111111, 6.5
Altitudes mini. 453 m — maxi. 1860 m
Superficie 19,97 km2

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Marignier est une commune française, située dans le département de la Haute-Savoie et la région Rhône-Alpes.

Sommaire

[modifier] Géographie

Marignier est une ville située dans la moyenne vallée de l'Arve, entre Cluses et Bonneville. Elle se situe au pied du Môle à la confluence de l'Arve et du Giffre. Le territoire communal est partagé entre le fond de la vallée et les coteaux notamment celui du Môle. L'altitude de la ville est de 475 m mais le point culminant (le Môle) atteint 1863 m.

Les communes limitrophes sont Ayze et Saint-Jeoire à l'ouest, Mieussy au nord, Thyez à l'est et Vougy au sud.

Les habitants sont les Margnerots.

[modifier] Histoire

Connue sous le nom de Marinicum au Moyen Âge, la ville aurait été créée par un chevalier de retour des croisades. Ceci expliquerait la présence du croissant de lune sur le blason de la ville.

Point de passage obligé pour franchir le Giffre par le « vieux pont » (1788), Marignier prend de l'importance lors de l'établissement de la ligne de chemin de fer conduisant à Chamonix. Elle est notamment équipée du télégraphe et devient une des villes les plus importantes de la vallée.

Avec la révolution industrielle, la ville se dote d'une grande industrie sidérurgique avec l'usine électrométallurgique du Giffre, qui ne fermera ses portes que dans les années 1990.

Le 1er avril 1944, l'occupant allemand démantèle un groupe de résistants à l'usine du Giffre : 4 ouvriers sont fusillés, 24 sont déportés en Allemagne—dix d'entre eux mourront au camp de Buchenwald.

Le 8 janvier 1960, une terrible explosion à l'usine du Giffre coûte la vie à sept personnes.

Comme le reste de la vallée de l'Arve, les industries du décolletage se développent après la guerre et s'installent dans la ville.

[modifier] Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 En cours Raymond Mudry DVD
Toutes les données ne sont pas encore connues.

[modifier] Démographie

En 1999, Marignier comptait 5 323 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués sur la commune depuis 1793. Au début du XXIe siècle siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité »[1], afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006[Note 1].

Évolution de la population commune
1793 1800 1806 1821 1836 1846 1856 1861 1866
1 052 1 260 1 333 1 461 1 713 1 837 1 765 1 653 1 743
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
1 833 1 892 1 894 1 920 1 867 1 817 1 775 1 774 1 808
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
1 808 1 851 1 890 1 893 1 906 2 212 2 665 3 070 3 451
1982 1990 1999 - - - - - -
3 679 4 322 5 323 - - - - - -
Sources : base Cassini de l'EHESS pour les nombres retenus jusqu'en 1962[2], base Insee à partir de 1968 (population sans doubles comptes puis population municipale à partir de 2006)[3],[4]
image bdd Voir base de données


Histogramme de l'évolution démographique


[modifier] Monuments et lieux touristiques

Il existe à Marignier plusieurs chemins de randonnée, vers le Môle par exemple, et un point de vue magnifique au lieu dit « les Granges » sur toute la vallée de l'Arve et le mont Blanc.

[modifier] Hameaux et quartiers

Chef-lieu, Anterne, Le Coin, la Combaz, la Fruitière, le Giffre, les Granges, Chez Millet, Monnaz, Ossat, le Maroc, Les Prés Paris, l'Eponnet…

[modifier] Jumelage

Marignier est jumelée avec le village de Nus dans le Val d'Aoste.

[modifier] Espaces verts

Marignier est récompensée par deux fleurs au palmarès du concours des villes et villages fleuris[5].

[modifier] Notes et références

Notes

  1. Par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee. Dans le graphique, sont par contre représentées l’ensemble des populations légales connues.

Références

  1. Loi no 2002-276 du 27 février 2002 relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement ».
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Évolution et structure de la population (de 1968 à 2007) sur le site de l'Insee.
  4. Recensement de la population au 1er janvier 2006 sur le site de l'Insee.
  5. Source : Villes et Villages Fleuris

[modifier] Voir aussi

[modifier] Article connexe

[modifier] Liens externes


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