Marie de La Bouillerie

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Marie-Joseph-Mélite Roullet de La Bouillerie
Image illustrative de l'article Marie de La Bouillerie
Fonctions
Ministre de l'Agriculture et du Commerce
25 mai 187326 novembre 1873
Monarque Patrice de Mac-Mahon
Gouvernement Broglie I
Député de Maine-et-Loire
8 février 18717 mars 1876
Biographie
Date de naissance 22 mars 1822
Lieu de naissance Paris
Date de décès 24 septembre 1894
Lieu de décès Château de la Roche-Hue
Parti politique Légitimiste

Marie-Joseph-Mélite Roullet, baron de La Bouillerie, né à Paris le 22 mars 1822, décédé au château de la Roche-Hue (Cheviré-le-Rouge) le 24 septembre 1894, est un haut fonctionnaire et homme politique français. Il fut député du Maine-et-Loire et ministre de l'Agriculture et du Commerce sous le premier gouvernement Albert de Broglie du 25 mai 1873 au 25 novembre 1873.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fis d'Alphonse Roullet de La Bouillerie, caissier général de la liste civile, puis intendant du trésor de la couronne sous la Restauration, et petit-fils d'Arnaud de Laporte, il épousa Sophie Delahante, fille du banquier Gustave Delahante et petite-fille de l'amiral René Armand Le Vasseur de Villeblanche.

Fondé de pouvoir de la banque d'Adrien Delahante en 1846, il est administrateur des Mines de la Loire, du CIC, du Sous-comptoir du Commerce et de l'Industrie, de la Banque de l'Indochine, de l'Union générale et dans diverses compagnies de chemin de fer brésilienne, portugaise et espagnole. La Bouillerie est l'un des fondateurs et des premiers administrateurs des Chantiers et ateliers de l'Océan.

Il fut, sous le second Empire sous-préfet à Argentan, puis à Sarlat et à Verdun, et enfin secrétaire général à Nancy. Il s'occupa aussi d'affaires financières. Riche propriétaire dans le Maine-et-Loire, où il possède le château de la Rochue, il fut élu par ce département, le 8 février 1871, représentant à l'Assemblée nationale ; il prit place dans les rangs des légitimistes catholiques, s'inscrivit à la réunion des Réservoirs, signa la proposition de rétablissement de la monarchie, ainsi que l'adresse des députés conservateurs au pape en faveur du Syllabus, et vota : 1er mars 1871, pour la paix; 16 mai, pour les prières publiques ; 10 juin, pour l'abrogation des lois d'exil; 22 juillet, pour les pétitions des évêques « appelant l'attention du gouvernement sur la situation intolérable faite par le gouvernement italien au souverain pontife et sur la nécessité d'y porter remède »; 30 août, pour le pouvoir constituant de l'Assemblée; 3 février 1872, contre le retour de l'Assemblée à Paris; 24 mai 1873, pour la démission de Thiers.

Le lendemain de cette journée, le baron de la Bouillerie fut appelé à faire partie du premier cabinet « de combat » formé par le maréchal de Mac-Mahon ; il y prit le portefeuille de l'Agriculture et du Commerce, mais il ne le conserva que jusqu'au mois de novembre 1873, le vote de la prorogation des pouvoirs du maréchal et de l'organisation du septennat ayant eu pour conséquence la retraite de la Bouillerie et celle de Ernoul, ministre de la Justice. Il reprit alors sa place à la droite monarchique, protesta, en octobre 1874, dans la commission de permanence, contre la reconnais-sauce du gouvernement espagnol et contre le rappel de l'Orénoque.

À ce sujet, il dit : « Nous voyons avec douleur, comme catholiques et comme Français, que le dernier témoignage matériel du respect et de l'attachement de la France au Saint-Siège a disparu. Nous voyons que la politique suivie dans les deux questions est contraire à la dignité de la France et dangereuse pour ses intérêts. » M. de la Bouillerie vota encore : 16 mai 1874, contre le ministère de Broglie; 30 janvier 1875, contre l'amendement Wallon, et 25 février, contre l'ensemble des lois constitutionnelles. Il n'a pas fait partie d'autres législatures.

Il était Grand-croix de l'ordre de la Couronne de fer et commandeur de l'ordre de Saint-Grégoire-le-Grand.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]