Marie de Hennezel

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Marie de Hennezel à Toulouse en mai 2009

Marie Gaultier de la Ferrière dite Marie de Hennezel[1], est née le 5 août 1946 à Lyon, est une psychologue, psychothérapeute et auteur française.

Éléments biographiques[modifier | modifier le code]

Fille du colonel Jean Gaultier de la Ferrière, elle est la cinquième d'une famille de onze enfants. Elle épousa Bruno de Hennezel d'Ormois, puis Christopher Thiery interprète de conférence. Elle a trois enfants, et six petits enfants[2].

Diplômes et formation[modifier | modifier le code]

  • Diplômée de l’ISIT (Institut Supérieur d’Interprétation et de Traduction) 1966
  • Maîtrise d’anglais (Paris III) 1966
  • Diplôme d'études supérieures spécialisées DESS de psychologie clinique (Paris IV)
  • DEA de psychanalyse (Paris VII) en 1975
  • Diplômée du Centre International de recherche et de développement de l’Haptonomie (CIRDH) en 1992

Parcours professionnel[modifier | modifier le code]

De 1970 à 1972 – chargée de l’organisation des stages linguistiques des boursiers de coopération technique au sein du Centre International des stages (CES), organisme de gestion du Ministère de la Coopération Technique

De 1972 à 1975 – Enseigne l’anglais aux élèves de la Maison d’Éducation de la Légion d'honneur de Saint Denis.

De 1975 à 1984 exerce comme psychologue clinicienne au sein de plusieurs Bureaux d’aide sociale.

De 1984 à 1986, exerce comme psychologue clinicienne au sein d’un service de psychiatrie, au CHR (Centre Hospitalier régional) de Villejuif.

En 1987, elle intègre la première Unité de soins palliatifs créée en France, à l’hôpital International de l’Université de Paris, par François Mitterrand.

À partir de 1992, elle partage son temps entre cette Unité de soins palliatifs et une Unité de soins Sida, à l’Hôpital Notre dame du Bon Secours. Elle relate cette expérience auprès des personnes en fin de vie dans un livre préfacé par François Mitterrand : « La mort intime » (Robert Laffont). Ouvrage traduit en vingt-deux langues et vendu en France à 700.000 exemplaires.

De 1996 à 2002, elle transmet l’expérience de terrain acquise auprès des personnes en fin de vie, à travers conférences et formations destinées aux professionnels de santé.

En 2002, le Ministre de la Santé, de la famille et des personnes handicapées, Jean-François Mattei lui confie une mission et un rapport à rédiger sur la fin de vie. Ce rapport « fin de vie, le devoir d’accompagnement » (octobre 2003)[3] a inspiré la Mission Parlementaire sur l’accompagnement de la fin de la vie, et la loi du 22 avril 2005 « Droits des malades et fin de vie » en est un prolongement. Auditionné par la mission parlementaire, Jean-François Mattei, a regretté qu’« à la solidarité qui se manifestait autrefois autour des mourants se soit substituée une solitude, un chacun pour soi qui n’encourage pas à faire confiance aux autres et qui fait que l’on préfère compter sur soi»[4].

En janvier 2005, Philippe Douste-Blazy, ministre de la santé, lui confie une mission de diffusion de la culture palliative. Il met en œuvre une des mesures de son rapport, la création d’un numéro azur : « Accompagner la fin de la vie : s’informer, en parler », qu’il inaugure le 12 mai 2005.

Marie de Hennezel effectue alors un tour de France des régions, pendant deux ans, pour évaluer l’avancée des soins palliatifs et animer des forums d’information sur la loi Léonetti et de sensibilisation aux bonnes pratiques en fin de vie.

En septembre 2007, elle envoie à Madame Roselyne Bachelot son rapport de mission « la France palliative »[5] Mais ce rapport ne sera officiellement reçu que le 25 mars 2008, à la suite de l’article de Jean-Yves Nau dans le journal Le Monde du 22 mars 2008. Dans son rapport « La France palliative » adressé à Roselyne Bachelot en septembre 2007, elle dénonçait « l'inégalité de la diffusion de la culture palliative dans notre pays » et le manque de moyens pour la mettre en place. Mais, rappelle-t-elle, ce rapport faisait aussi état « d'initiatives intéressantes dont on pourrait s'inspirer » et de propositions concrètes. Elle conclut en rappelant que ces mesures « supposent la volonté politique de faire de cette pédagogie de la loi, une priorité »[6]

En février 2010 elle est nommée membre du Comité de pilotage de l’Observatoire National de la Fin de vie. Elle démissionne de ce Comité de pilotage en 2012, à la suite d’un désaccord avec le président de l’observatoire, Régis Aubry, au sujet du rapport d’activité publié[7].

Marie de Hennezel anime régulièrement des séminaires sur « l'art de bien vieillir  » pour AUDIENS, la Mutuelle et la Caisse de retraite des professions du spectacle, de l'audio-visuel et de la presse, et les résidences DOMITYS font appel à elle pour l'animation d'une série d'ateliers sur le sens de l'âge au sein de ses résidences pour personnes âgées.

Elle est membre du Comité d’honneur du Collectif Plus digne la vie[8]

Elle est membre du Comité scientifique du Fonds pour les soins palliatifs[9]

Elle est membre du Comité national de suivi du développement des soins palliatifs.

Décorations[modifier | modifier le code]

Elle est nommée chevalier de la Légion d'honneur sur proposition du Premier Ministre Lionel Jospin le 31 décembre 2008[1]. Les insignes de chevalier de la légion d’Honneur lui sont remis par Sœur Emmanuelle le 9 juin 1999.

Elle est nommée officier de l’Ordre National du mérite par Jean-François Mattei, en mars 2003.

Contributions associatives[modifier | modifier le code]

À partir de 1984, elle participe à un groupe de prières du mouvement Invitation à la vie, sans pour autant faire partie de l'organisation, et quitte ce groupe de prières en 1987[10]. Marie de Hennezel est parfois confondue avec Marie d'Hennezel, actionnaire de la société Sevene Pharma et membre du mouvement Invitation à la vie. Cette confusion aurait conduit en 1996 à un article publié dans l'hebdomadaire L'Express que Marie de Hennezel a jugé diffamatoire[10] et auquel elle a répondu[11]. Cette homonymie a par ailleurs été relevée dans un article du journal Le Figaro[12].

En 1992, elle fonde avec Jean-Louis Terrangle l'Association Bernard Dutant - Sida et Ressourcement pour venir en aide aux personnes séropositives. Elle est aujourd’hui présidente d’honneur de cette association dont le siège est à Marseille[13].

Marie de Hennezel est Présidente de l'Association UNE ILE…DES AUTEURS, qui organise tous les deux ans une manifestation à l'île d'Yeu pour promouvoir les auteurs de l'île d'Yeu (parmi ceux ci, Amin Maalouf, Bertrand de Saint Vincent, Maurice Esseul, Bernard Groisard, Maurice Fellag, Ivan Rioufol, Dimitri Friedman, Marie Hélène Demey, etc.)

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Nous voulons tous mourir dans la dignité, éditions Robert Laffont, 2013
  • Qu'allons nous faire de vous, éditions Carnets Nord, 2011 en coll. avec Edouard de Hennezel
  • Une vie pour se mettre au monde, Carnets Nord, mars 2010, en coll. avec Bertrand Vergely
  • La Sagesse d’une psychologue, L’Œil neuf éditions, 2009
  • La chaleur du cœur empêche nos corps de rouiller, éditions Robert Laffont, 2008
  • Nous ne nous sommes pas dit au revoir, éditions Robert Laffont, 2006
  • Mourir les yeux ouverts, éditions Albin Michel, 2005
  • Le Souci de l'autre, Robert Laffont, 2004
  • La Quête du sens, éditions Albin Michel, 2004
  • Le Grand Livre de la tendresse, éditions Albin Michel, 2002
  • La Quête du sens, éditions Albin Michel, 2000
  • L'Art de mourir, 1997, en collaboration avec Jean-Yves Leloup
  • La Mort intime, éditions Robert Laffont, 1995 (préfacé par François Mitterrand)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]