Marie de Courtenay

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Marie de Courtenay
Titre Impératrice consort de Nicée
(12191222)
Autre titre Régente de Nicée en 1222
Prédécesseur Philippa d'Arménie
Successeur Irène Lascarine
Biographie
Dynastie Maison capétienne de Courtenay
Naissance 1204
Décès 1222 ou 1228
Père Pierre II de Courtenay
Mère Yolande de Hainaut
Conjoint Théodore Ier Lascaris

Marie de Courtenay (1204-après 1222) est une impératrice byzantine de Nicée. Elle appartient à la maison capétienne de Courtenay.

Sa famille[modifier | modifier le code]

Le père de Marie, Pierre II, seigneur de Courtenay (vers 1165-1219), est par son père le petit-fils du roi de France Louis VI. En 1185, par son premier mariage avec Agnès Ire de Nevers (1170-1192), il devient comte de Nevers, d'Auxerre et de Tonnerre. Leur fille unique Mathilde de Courtenay hérite des trois comtés.

Veuf, Pierre de Courtenay se remarie en 1193 avec Yolande de Hainaut (1175-1219). Elle est la sœur de la reine de France Isabelle de Hainaut (1170-1190) - épouse du roi Philippe II -, et des empereurs latins de Constantinople Baudouin Ier de Flandre et Henri de Hainaut. Le couple a douze enfants, dont Marie de Courtenay.

Lorsque Henri de Hainaut meurt sans héritier en 1216, les barons de Constantinople choisissent son beau-frère Pierre de Courtenay pour lui succéder. Mais il est fait prisonnier par le despote d'Épire Théodore Ange Comnène Doukas, et meurt en captivité en 1219. Pendant ce temps, l'impératrice Yolande assure la régence à Constantinople et, pour se ménager un puissant allié, elle négocie le mariage de sa fille Marie avec l'empereur byzantin de Nicée Théodore Ier Lascaris[1]. Théodore répudie sa seconde épouse Philippa d'Arménie et l'union avec Marie de Courtenay a lieu en 1219[2].

Impératrice et régente[modifier | modifier le code]

À la mort de Yolande de Hainaut en 1219, son fils Robert de Courtenay (frère de Marie) lui succède. Théodore Lascaris estime que son mariage lui donne des droits sur Constantinople ; il essaie de s'emparer de la ville et attaque Constantinople, avant de conclure un accord avec Robert[3]. Lorsque Théodore Ier meurt en 1222, il n'a pas d'enfant de Marie mais il a eu trois filles d'un premier mariage. Pendant une courte période, Marie de Courtenay est nommée régente de l'empire byzantin, jusqu'à ce que le trône soit attribué à Jean III Doukas Vatatzes, l'époux d'Irène Lascarine, l'une des filles de Théodore.

L'empereur latin de Constantinople Robert de Courtenay, frère de Marie, meurt en 1228. Baudouin II de Courtenay (leur plus jeune frère) hérite alors de l'empire latin ; il n'est âgé que de onze ans et Marie assure la régence en son nom[4],[5]. Elle meurt vraisemblablement quelques mois après (1228)[6] .

Ascendance[modifier | modifier le code]

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
8. Louis VI de France
 
 
 
 
 
 
 
4. Pierre de France
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
9. Alix de Savoie
 
 
 
 
 
 
 
2. Pierre II de Courtenay
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
10. Renaud de Courtenay
 
 
 
 
 
 
 
5. Élisabeth de Courtenay
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
11. Hélène (ou Eustachie) du Donjon
 
 
 
 
 
 
 
1. Marie de Courtenay
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
12. Baudouin IV de Hainaut
 
 
 
 
 
 
 
6. Baudouin V de Hainaut
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
13. Alix de Namur
 
 
 
 
 
 
 
3. Yolande de Hainaut
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
14. Thierry d'Alsace
 
 
 
 
 
 
 
7. Marguerite Ire de Flandre
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
15. Sibylle d'Anjou
 
 
 
 
 
 

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Saunier-Seité 1998, p. 151
  2. Saunier-Seité 1998, p. 153
  3. Saunier-Seité 1998, p. 157
  4. Van Kerrebrouck 2000
  5. Saunier-Seité 1998, p. 163
  6. Selon Alice Saunier-Seité, Marie de Courtenay serait morte en 1222 (p. 153), mais selon le même auteur, elle a été nommée régente pour son frère Baudouin II peu de temps avant sa mort, en 1228 (p. 163)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alice Saunier-Seité, Les Courtenay : Destin d'une illustre famille bourguignonne, Paris, Éditions France-Empire,‎ 1998 (ISBN 2-7048-0845-7)
  • Patrick Van Kerrebrouck, Les Capétiens, 987-1328, Villeneuve d'Ascq,‎ 2000

Articles connexes[modifier | modifier le code]