Marie Marguerite Françoise Hébert

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Marie Marguerite Françoise Hébert, née Goupil à Paris en 1756, guillotinée à Paris le 24 germinal an II (13 avril 1794), est l'épouse du révolutionnaire Jacques René Hébert.

Née dans les premiers jours de janvier 1756, elle est la fille de Jacques Goupil, marchand de lingerie mort prématurément, et de Marie-Louise Morel (morte le 16 juillet 1781), qui lui succède dans son commerce après sa mort. Élevée du couvent de la Conception (rue Saint-Honoré), elle y prend le voile sous le nom de « sœur de la Providence »[1],[2].

Seule des religieuses de sa communauté, elle choisit d'abandonner la clôture, après la suppression des vœux monastiques. Adoptant les idées nouvelles, elle devient membre de la Société fraternelle des deux sexes, qui tient ses réunions dans le couvent des Jacobins. C'est là qu'elle fait la connaissance de Jacques René Hébert[3]. Elle l'épouse le 7 février 1792, le couple aura une fille, Scipion-Virginie Hébert (7 février 1793-13 juillet 1830).

Elle fut guillotinée le 13 avril 1794 en même temps que Lucile Desmoulins.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Louis Jacob, Hébert le Père Duchesne: chef des sans-culottes, Gallimard, 1960, 364 pages, p. 87.
  2. G. Lenotre, Vieilles maisons, vieux papiers, édité par André Castelot, Perrin, 1960, vol. 2, p. 334.
  3. Paul d'Estrée, Le Père Duchesne: Hébert et la commune de Paris (1792-1794), Paris, Librairie Ambert, 1908, 505 pages, p. 67.