Marie Louis Henri d'Escorches de Sainte-Croix

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Marie Louis Henri d'Escorches de Sainte-Croix
Image illustrative de l'article Marie Louis Henri d'Escorches de Sainte-Croix

Naissance 17 septembre 1749
Sainte-Croix-sur-Orne
Décès 2 septembre 1830 (à 81 ans)
Survie (Orne)
Origine Drapeau de la France France
Arme Infanterie
Grade Général de brigade
Années de service 1766
Distinctions baron de l'Empire
officier de la Légion d'honneur
Chevalier de Saint-Louis
Autres fonctions préfet de la Drôme
Famille père du général Sainte-Croix


Le marquis Marie Louis Henri d'Escorches de Sainte-Croix (parfois orthographié Descorches de Sainte-Croix[1]), né le 17 septembre 1749 à Sainte-Croix-du-Mesnil-Gonfroy et mort le 2 septembre 1830 à Survie (Orne), est un militaire, diplomate et haut fonctionnaire qui servit la France sous Louis XVI, la Révolution française, le Premier Empire et la première Restauration.

Origine[modifier | modifier le code]

Marie Louis Henri d'Escorches de Sainte-Croix est issu d'une vieille famille normande attachée au fief de Sainte-Croix, dans le pays d'Auge depuis le XIIIe siècle[2]. Son père, Henri d'Escorches, est mousquetaire à cheval dans la maison militaire du roi et sert pendant la guerre de Succession d'Espagne[2]. Marie Louis Henri est le troisième et dernier enfant du mariage de son père avec sa seconde épouse, Louise-Aimée-Jeanne d'Osmond ; avant lui naissent en 1742 Jeanne-Antoinette-Henriette, religieuse, et en 1746 René-Henri-Robert[2].

Carrière militaire[modifier | modifier le code]

Sous lieutenant au régiment de Bourbon en 1766, il est seconde enseigne du régiment des Gardes Françaises en 1767 puis première enseigne en 1771[2]. Handicapé par une vue très basse, il s'oriente assez vite dans la carrière diplomatique grâce à l'appui du comte de Vergennes[2]. Il est néanmoins nommé maître-de-camp d'infanterie en juin 1780 puis maréchal-de-camp en octobre 1791[3].

Carrière diplomatique[modifier | modifier le code]

Après un voyage en Allemagne en 1776, il rejoint l'année suivante le comte de Saint-Priest à Constantinople où il reste plusieurs années[3]. En 1789, alors mestre de camp, il est envoyé représenter la France dans la principauté de Liège[4].

En 1792, le comte de Sainte-Croix est nommé par Louis XVI ministre plénipotentiaire auprès de la République des Deux Nations et est nommé à cette occasion maréchal de camp[5].

Rentré en France à la fin de 1792, il est nommé en janvier 1793 envoyé spécial près la Sublime Porte où il reste jusqu'à la fin 1795 et y retourne après la mort du général Aubert-Dubayet[4]. Il ne rentre en France qu'après la rupture des relations diplomatiques entre la Porte et la France suite à l'expédition d'Égypte[3].

Carrière préfectorale[modifier | modifier le code]

En 1800, Henri d'Escorches de Sainte-Croix est nommé préfet de la Drôme[1]. Il conserve ce poste jusqu'aux Cent-Jours[1]. On lui doit entre autres l'installation de l'hôtel-Dieu dans l'ancien couvent des capucins[6].

Mariage et descendance[modifier | modifier le code]

Le comte de Sainte-Croix se marie avec Marie-Victoire Talon le 6 février 1775. Née en 1756, cette dame du palais de la comtesse d'Artois est la fille de Jean-Baptiste Talon, membre du parlement de Paris[2]. De ce mariage, naissent quatre enfants :

Distinctions[modifier | modifier le code]

Sous l'ancien Régime, Marie Louis Henri d'Escorches de Sainte-Croix porte le titre de comte puis de marquis de Sainte-Croix[3]. Il est fait baron de l'Empire le 31 janvier 1810[8].

En 1784 le marquis d'Escorches est nommé chevalier de Saint-Louis[3]. Il est membre de la Légion d'honneur en 1804 puis officier du même ordre en janvier 1811[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Tulard 1999, p. 642
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j Martin 1999, p. 68
  3. a, b, c, d, e et f Martin 1999, p. 69
  4. a et b Hennet 1906
  5. Georges Six, Les généraux de la Révolution et de l'Empire : Étude, Bernard Giovanangeli Éditeur,‎ 2002 (ISBN 2-909034-29-1), p. 260
  6. Essai sur la statistique, l'histoire et les antiquités du département de la Drôme, 1817
  7. Jean Tulard (dir.), Dictionnaire Napoléon, vol. I-Z, Fayard,‎ octobre 1999 (ISBN 2-213-60485-1), p. 701
  8. Jean Tulard, Napoléon et la noblesse d'Empire, Tallandier,‎ avril 2001 (ISBN 2-235-02302-9), p. 228

Bibliographie[modifier | modifier le code]