Marie-Françoise-Catherine de Beauvau-Craon

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Madame de Boufflers par Jean-Marc Nattier, Musée des beaux-arts de Limoges

Marie-Françoise-Catherine de Beauvau, marquise de Boufflers (Lunéville, 1711 - Paris, 1787) est une aristocrate française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fille de Marc de Beauvau-Craon (1679-1754), 1er prince de Beauvau et grand connétable de Lorraine, et d'Anne-Marguerite de Ligniville (1686-1772), comtesse du Saint-Empire, dame d'honneur de la duchesse de Lorraine, et maitresse du duc Léopold Ier, la marquise de Boufflers reçoit une éducation artistique : elle sait entre autres tourner des vers légers et dessine admirablement au pastel[réf. nécessaire].

Elle épouse Louis-François de Boufflers (1714-1752), marquis d’Amestranges, qui lui donne un fils, le futur poète Stanislas de Boufflers (1738-1815). Cela ne l’empêche pas de collectionner les amants. Membre de l'Académie de Stanislas, elle devient en 1745, à trente-quatre ans, la maîtresse en titre du roi de Pologne Stanislas, qui en avait trente de plus qu’elle.

Surnommée la « Dame de Volupté », elle est aussi la maîtresse du poète Jean-François de Saint-Lambert, puis de M. d’Adhémar, de l’intendant de Lorraine Antoine-Martin Chaumont de La Galaizière, de l’avocat et poète François-Antoine Devaux, de l’abbé Porquet

C’est pour tenter de la rendre jalouse et retrouver son affection que Saint-Lambert entreprend de séduire la marquise du Châtelet lorsque celle-ci arrive à la cour de Lunéville en 1748. Cette dernière conçoit pour le poète une passion qui devait lui être fatale, ruinant les plans du père Menou, confesseur de Stanislas, qui voulait la pousser dans les bras du roi pour en déloger Mme de Boufflers. Au lieu de quoi la marquise du Châtelet et la marquise de Boufflers deviennent les meilleures amies du monde.

Elle est la sœur de la maréchale de Levis-Mirepoix qui fut l'amie de Louis XV et la conseillère de ses favorites : Mmes de Pompadour et du Barry.

Notes et références[modifier | modifier le code]