Clotilde de France

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Clotilde de France
Vénérable catholique

Description de cette image, également commentée ci-après

Huile sur toile de Johann Ernst Heinsius (vers 1780).

Titre

Reine consort de Sardaigne


(&&&&&&&&&&&019675 ans, 4 mois et 21 jours)

Prédécesseur Marie-Antoinette d’Espagne
Successeur Marie-Thérèse de Modène
Biographie
Titulature Fille de France
Princesse de Piémont
Reine de Sardaigne
Dynastie Maison de Bourbon
Nom de naissance Marie Adélaïde Clotilde Xavière de France
Naissance
Versailles (France)
Décès (à 42 ans)
Naples (Sardaigne)
Sépulture Église Sainte-Catherine à Chiaia (Naples)
Père Louis de France, dauphin de France
Mère Marie-Josèphe de Saxe
Conjoint Charles-Emmanuel IV de Sardaigne
Religion Catholicisme romain
Description de l'image  Arms of Marie Clotilde of France (1759-1802), Queen of Sardinia.jpg.

Marie Adélaïde Clotilde Xavière de France, dite Madame Clotilde, née à Versailles le et morte le , fille du Dauphin Louis-Ferdinand et de Marie-Josèphe de Saxe, et petite-fille de Louis XV, sœur des rois de France Louis XVI, Louis XVIII et Charles X, fut reine de Piémont-Sardaigne de 1796 à sa mort.

Clotilde de France est ondoyée le , jour de sa naissance, par Monseigneur Nicolas de Bouillé, doyen des comtes de Lyon, évêque d'Autun, premier aumônier du roi[1]. Elle est baptisée le , le lendemain du baptême du futur Louis XVI et du futur Louis XVIII et le même jour que le baptême du futur Charles X, par l'archevêque Charles Antoine de La Roche-Aymon dans la chapelle royale du château de Versailles, en présence de Jean-François Allart, curé de l'église Notre-Dame de Versailles. Son parrain est Louis Auguste de France, duc de Berry, futur Louis XVI, et sa marraine est sa tante Louise de France[2].

L'adolescente que la cour surnommait avec méchanceté « Gros Madame » à cause de son embonpoint fut élevée par « Madame de Marsan » avec sa jeune sœur, Madame Élisabeth (née en 1764). Elle devint orpheline de père à l'âge de 6 ans et de mère à l'âge de 8 ans.

En 1770 fut célébré le mariage de son frère aîné le Dauphin avec la pétillante archiduchesse d'Autriche Marie-Antoinette. En 1771 et 1773 ses deux autres frères épousèrent des princesse de Savoie. En 1774 mourut son grand-père Louis XV de France et son frère aîné devint roi sous le nom de Louis XVI de France.

L'année suivante, âgée de 15 ans, elle épousa Charles-Emmanuel de Savoie, prince de Piémont, fils aîné du roi Victor-Amédée III de Sardaigne et de Marie-Antoinette d'Espagne. Ils n’eurent pas d’enfants, mais furent très liés, unis par une piété solide et une foi sincère. Aimée et choyée la jeune femme perdit son embonpoint.

La Révolution fut perçue comme une calamité à Turin : la cour avait accueilli dès 1789 le comte d’Artois, frère de Clotilde, qui avait épousé une sœur de Charles-Emmanuel. Leur frère, le comte de Provence était lui aussi marié à une princesse de Savoie et la princesse de Lamballe, victime des massacres de Septembre était également membre de la Maison de Savoie.

Cependant, si Clotilde eut la joie de revoir son frère le comte d’Artois, parti en émigration avec sa famille et ses tantes, Mesdames, filles de Louis XV, parties en émigration en 1791, elle eut la douleur d’apprendre la mort de son frère Louis XVI et de sa belle-sœur Marie-Antoinette guillotinés en 1793, de sa sœur Élisabeth guillotinée en 1794 et de son neveu Louis mort à la Prison du Temple en 1795, à l’âge de 10 ans.

En 1796, sous la conduite du général Bonaparte, les troupes françaises envahissent le nord de l’Italie et s’empare du comté de Nice et du duché de Savoie.

Le beau-père de Clotilde meurt peu après avoir consenti à sa défaite par le Traité de Paris et son mari accède au trône sous le nom de Charles-Emmanuel IV de Sardaigne. Le nouveau souverain tâchera d’amadouer la première république française mais malgré ses protestations d’amitié, le général Joubert, envahit ses états en 1798. La cour de Turin se réfugie en Sardaigne (où elle demeurera jusqu’en 1814).

Clotilde y meurt en 1802 à l’âge de 43 ans. Son mari abdique en faveur de son frère cadet Victor-Emmanuel et se retire dans un cloître.

Son procès de canonisation est ouvert à Rome dès 1804 et Clotilde a été déclarée « Vénérable » par l’Église catholique romaine en 1808, par l'introduction de sa cause, première étape vers la reconnaissance de sa sainteté. En 1982, a été publié le décret reconnaissant l'héroïcité de ses vertus.

Références[modifier | modifier le code]