Marie-Louise de La Tour d'Auvergne

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Marie-Louise de La Tour d’Auvergne
Titre Princesse de Guéméné
Biographie
Dynastie Maison de La Tour d'Auvergne
Maison de Rohan
Naissance 15 août 1725
Hôtel de Bouillon, Paris
Décès 1793 guillotinée
Paris
Père Charles-Godefroy de La Tour d'Auvergne duc de Bouillon,
Mère Marie-Charlotte Sobieska
Conjoint Jules Hercule Mériadec de Rohan
Liaisons Charles Edward Stuart (Son cousin)
Enfants Henri, duc de Montbazon, (31 août 1745-1809)
Charles, (28 juillet 1748-?), enfant illégitime, conçu avec son cousin

Marie Louise Henriette Jeanne de La Tour d'Auvergne, née le 15 août 1725 et morte guillotinée en 1793 est une aristocrate française, membre de la maison de La Tour d'Auvergne. Elle devient, par son mariage, princesse de Guéméné[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Marie-Louise est la fille aînée de Charles-Godefroy de La Tour d'Auvergne duc de Bouillon, et de Marie-Charlotte Sobieska, petite-fille de Jean III Sobieski et sœur aînée de Maria Clementina Sobieska[1], femme de James Francis Edward Stuart. Elle avait pour frère cadet Godefroy Charles Henri qui succède à leur père comme duc de Bouillon.

Arrière-petite-fille de Jean III Sobieski, elle était également une héritière extrêmement fortunée. C'est pour cette raison que, Louis XV supervise personnellement ses projets de mariage.

Mademoiselle d'Auvergne est destinée dans un premier temps à épouser Honoré III, prince de Monaco[2]. Il est le fils de feue la princesse de Monaco et de son consort Jacques Goyon de Matignon, prince de Monaco. Bien que le projet de mariage ait été annoncé à la Cour le 26 janvier 1741[2], leur mariage n'aura jamais lieu[2].

Finalement, elle épouse Jules Hercule Mériadec de Rohan, duc de Montbazon, prince de Guéméné.

Le couple se marie à Paris le 19 février 1743 alors qu'elle n'a pas encore 17 ans. Son mari est le fils d'Hercule Mériadec de Rohan, duc de Montbazon, prince de Guéméné (1688-1757) et de Louise Gabrielle Julie de Rohan[1] (1704-1741). Deux ans plus tard, naît un premier fils.

À travers sa mère, Marie-Louise comptait parmi ses cousines une impératrice du Saint-Empire et une électrice de Saxe. Sa tante, Anne Marie Louise de La Tour d'Auvergne avait déjà épousé un membre de la maison de Rohan, qui possédait le rang de prince étranger à la Cour de Versailles. En tant que tels, ils avaient droit au titre d'Altesse et un certain nombre de privilèges par rapport à d'autres membres de la Cour.

En novembre 1746, Marie-Louise contracte la petite vérole qui, à cette époque, était souvent une maladie mortelle.

Pendant sa convalescence, sa famille reçoit une lettre souhaitant son rétablissement de la part de son cousin, Charles Edward Stuart, également connu comme « le Jeune Prétendant ». Ayant guéri, en août 1747, le couple rencontre Stuart et Marie-Louise tombe passionnément amoureuse de son cousin, qui partage ses sentiments, et ils débutent une liaison.

Dans l'entourage de Marie-Louise, l'adultère est assez largement accepté tant qu'il reste discret. Cependant, comme ni Marie-Louise, ni son mari n'avaient été infidèle auparavant, sa belle-mère gardait un œil très strict sur elle étant donné que son mari était avec l'armée française en Hollande et ses servantes avaient reçu l'ordre, par sa belle-mère, de veiller sur sa vertu. Marie-Louise et Charles durent recourir à promenades secrètes de nuit en carrosse. Cependant, sa belle-mère ayant alerté la police parisienne, cette dernière dressera des rapports sur ces promenades.

Au bout d'un certain moment, Marie-Louise tomba enceinte à nouveau et dut se remettre à partager la couche de son mari pour faire croire à ce dernier qu'il était le père de l'enfant. Mais, jaloux, Charles ne put s'empêcher de révéler leur liaison.

Pourtant, le mari de Marie-Louise n'entreprit rien et la rumeur commença à se répandre. En janvier 1748, confrontée à son propre père ainsi que sa belle-mère, Marie-Louise est contrainte d'écrire à Charles pour mettre fin à leur liaison. Cependant, Charles reste autorisé à rendre visite à sa famille et à elle, afin de faire taire les rumeurs au sujet de leur liaison.

De désespoir, Marie-Louise écrira de nouvelles lettres à Charles, allant jusqu'à le menacer de se suicider si ce dernier ne venait pas la revoir. C'est ce qu'il fera trois moins plus tard, lors d'une nouvelle rencontre nocturne, mais uniquement pour lui dire qu'il avait une nouvelle maîtresse, Clementina Walkinshaw. Clementina donnera plus tard naissance à Charlotte Stuart, Duchesse d'Albany Charlotte Stuart, Duchess of Albany (en)[1], le seul des enfants de Charles qui survivra à l'enfance.

Le 28 juillet 1748, Marie Louise donne naissance à un fils, baptisé Charles Godefroi Sophie Jules Marie de Rohan. C'est sa belle-mère qui écrit au père de Charles, surnommé le Vieux Prétendant, à Rome pour l'informer de la nouvelle, et lui dire que cet enfant était en réalité son petit-fils. Bien qu'il ait été accepté comme membre de la maison de Rohan, de nombreuses études généalogiques soulignent le fait que les Rohan ne mentionneront plus cet enfant par la suite.

Marie-Louise vécut alors trente-trois ans sans jamais être infidèle à nouveau. Selon toutes les apparences, elle fut une bonne épouse et une bonne mère pour son premier-né, mais elle n'eut jamais d'autre enfant. Elle fait des apparitions occasionnelles à la cour, puis, plus tard elle devient religieuse et consacre la plupart de son temps à des œuvres de charité.

À sa mort, elle est enterrée au couvent des Feuillants en compagnie de son second fils. Cependant, une incertitude persiste quant à la date exacte de sa mort : soit elle meurt de mort naturelle en septembre 1781, ou elle est guillotinée en 1793. C'est cette deuxième hypothèse qui est la plus communément admise.

C'est à travers Marie-Louise que les princes de Guéméné actuels prétendent au duché de Bouillon.

Famille et descendance[modifier | modifier le code]

Elle épouse en 1743 à Jules Hercule Meriadec de Rohan, prince de Guéméné avec qui elle a :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d (en) Leo van de Pas, « Marie Louise Henriette Jeanne de La Tour d'Auvergne », Genealogics .org (consulté le 2010-03-29)
  2. a, b et c Charles Philippe d'Albert Luynes, Mémoires du duc de Luynes sur la cour de Louis XV (1735-1758) (lire en ligne)