Marie-Louise O'Murphy

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Mademoiselle O'Murphy peinte par François Boucher, 1752, huile sur toile, 59 × 73 cm, Alte Pinakothek, Munich.

Marie-Louise O'Murphy (aussi appelée « Mademoiselle de Morphy », « la belle Morphise », « Louise Morfi » ou « Marie-Louise Morphy de Boisfailly »), née le 21 octobre 1737 à Rouen, morte le 11 décembre 1814 à Paris, est connue comme le modèle d'un tableau de François Boucher et fut l'une des petites maîtresses de Louis XV.

Biographie[modifier | modifier le code]

Naissance à Rouen[modifier | modifier le code]

Marie Louise O’Murphy ou Morfi[1], naquit à Rouen le 21 octobre 1737, dernière née des douze enfants de Daniel Morfi et Marguerite Iquy[2], et fut baptisée le même jour dans l'église Saint Eloi :

« Le vingt et un d’octobre mille sept cent trente sept fut baptisée par nous curé Marie Louise fille de Daniel Morphy et de Marguerite Iquy née du légitime mariage de ce jourd’hui. Le parrain Louis Jean Baptiste Goudouin la marraine Marie Anne Obrienne qui ont signé.
[Signés] Morfi, Louis Jean Baptiste Gondoüin, Marie Obrienne, Aubin curé[3]. »

Une ascendance irlandaise[modifier | modifier le code]

La famille de Marie Louise O’Murphy est d’origine irlandaise, installée en Normandie depuis peu. La présence de Daniel Morfil, son grand-père paternel, est attestée à Pont-Audemer à la fin du XVIIe siècle, où meurt sa première épouse Marguerite Connard, irlandaise comme lui. Lié aux milieux jacobites, soldat perdu des armées de Jacques II Stuart, qui furent défaites le 16 juillet 1690 à la bataille de la Boyne ; Daniel Morfil aura peut être suivi en France, son roi réfugié au château de Saint-Germain-en-Laye, dont les derniers régiments catholiques qui lui étaient restés fidèles furent condamnés à mort par contumace par le parlement orangiste d’Irlande et mis à la disposition de Louis XIV.

On sait très peu de chose sur le grand père de Marie Louise O’Murphy, si ce n’est qu’il fit probablement partie des soldats licenciés après la paix de Ryswick en 1697. Daniel Morfil (Morfi ou Morphy selon les différentes orthographes retrouvées), s’installe à Rouen vers 1699, date de son mariage en secondes noces avec Brigitte Quoin, où il est désigné dans les registres de la paroisse Saint Eloi, comme maître cordonnier.

Son fils, Daniel Morfi, le père de Marie Louise O’Murphy, se marie le 21 janvier 1714 dans la paroisse Saint Eloi de Rouen avec Marguerite qui, également d’origine irlandaise :

« Le 21 de janvier 1714 furent mariés par moi curé Daniel Morphy paroissien de Saint Maclou fils de Daniel et de Marguerite Conard d’une part et Marguerite Iqui fille de Jean et de Brigitte Chrestien...
[Signés] daniel morfi, marguerite iqui, Catt Blake, Pierre D’Heguerty, h Breheoy etc...[4] »

Des douze enfants nés au foyer de ce couple entre 1714 et 1737, cinq meurent au berceau et sept autres survivront, dont cinq filles prénommées : Marguerite-Louise, Marie-Brigitte, Marie-Magdeleine, Marie-Victoire, Marie-Louise ; et deux garçons : Jean-François et Michel-Augustin.

Une famille déracinée et déclassée[modifier | modifier le code]

Daniel Morfi et sa femme Marguerite sont connus des services de la justice. L’un s’est illustré dans une affaire d’espionnage et de chantage, l’autre pour prostitution et vol.

Daniel Morfi apparaît dans les registres de la prison de la Bastille, où il est conduit « pour affaire d’État » après son arrestation le 23 février 1735[5]. Collaborateur indélicat il est alors désigné comme le secrétaire de Charles O’Brien Vicomte de Clare et il est accusé d’avoir dérobé la correspondance diplomatique, que son maître, militaire de renom au service de la France, entretenait en secret avec son souverain légitime Jacques III Stuart, prétendant malheureux au trône d’Angleterre, exilé à Rome.
Daniel Morfi avait tenté de faire chanter le roi sans trône, en le menaçant de vendre à la cour de Londres, les papiers qu’il avait dérobés. L’affaire compromet le gouvernement français, en faisant apparaître des tractations diplomatiques secrètes favorables à la restauration des Stuarts. Le dossier d’arrestation de ce personnage, pourtant de mince envergure, ne comprend pas moins qu'une apostille manuscrite du Cardinal de Fleury, un courrier du Vicomte de Clare et une lettre de Jacques III lui-même, appuyant la demande d’éloignement. Daniel Morfi est mis au secret pendant sept mois à la Bastille dont il sortira pour rejoindre sa femme et ses enfants enfermés d’autorité à l’abbaye d’Arcis près de Nogent le Rotrou. Cet enfermement prend fin le 21 décembre 1736. Daniel Morfi est autorisé à aller où bon lui semble, excepté Paris. C’est ainsi, qu’avec sa famille, il regagne Rouen, où Marie Louise naîtra un an plus tard.

Marguerite qui, épouse de Daniel Morfi a également laissé des traces dans les annales judiciaires. Arrêtée le 10 mai 1729 en compagnie de Anne Galtier elle est conduite à la prison de Fort l'Évêque, puis enfermée à la Salpêtrière. Surnommée « l’Anglaise », elle est âgée de 29 ans, est dite originaire de Saint Germain en Laye et l’inspecteur qui les arrête déclare que « ces deux femmes prostituées vivaient en débauche avec un jeune homme de famille » « et que c’est à la sollicitation de ces deux femmes débauchées que ce jeune homme avait fait à sa tante consanguine un vol considérable ».

Les sœurs de Marie Louise O’Murphy sont également connues pour s’être adonnées à la prostitution. Jean Meunier inspecteur de police attaché à la surveillance des filles et des femmes galantes, leur consacre plusieurs pages dans le journal qu’il tient à partir de 1747 ainsi que dans un rapport qu’il rédige en 1753 à l’intention de son supérieur le lieutenant de police Nicolas René Berryer[6].
Le 12 mai 1753 Meunier consacre trois pages aux cinq sœurs Morphis Marguerite, Brigitte, Madeleine, Victoire et Marie-Louise. À propos de Marguerite et Magdeleine dite Magdelon il note qu’elles ont fait « leur campagne en Flandres » à la suite de l’armée française, mais qu’elles n’en étaient pas à leur débuts car avant de « passer en Flandres » elles seraient souvent allées en compagnie de leur sœur Victoire « faire des parties chez la Richardot, la Duval, la Beaudouin, la Fleurance et autre femme du monde ». Quant à Brigitte elle est selon Meunier « toujours restée chez ses père et mère et n’a point eu d’aventures brillante ni bruyante ». Il conclut cependant « malgré sa laideur on assure qu’elle n’en est pas à ses débuts ».

C’est sans doute à partir d’informations similaires que le marquis d’Argenson notait, dès le 1er avril 1753, dans son journal à propos de Marie Louise O’Murphy :

« le Roi a une maîtresse en règle... elle est de l’ordre des putains par famille et par état[7]. »

Modèle du peintre François Boucher[modifier | modifier le code]

On s'accorde à reconnaitre Louise O'Murphy dans le très jeune modèle qui posa pour « La jeune fille allongée » de François Boucher[8], un tableau célèbre pour son érotisme non dissimulé, datable de 1752. Deux versions de ce tableau nous sont parvenues, toutes deux conservées en Allemagne, l'une dans les collections de l'Alte Pinakothek de Munich, l'autre dans les collections du Wallraf-Richartz Museum de Cologne. Boucher, alors au sommet de sa gloire, s'était fait une spécialité de ces nus délibérément licencieux, représentés dans des poses lascives en dehors de tout contexte mythologique. « La jeune fille allongée », dite aussi « L'odalisque blonde », fait écho à l'impudique « Odalisque brune », peinte vers 1745, dont plusieurs exemplaires sont conservés, au Musée du Louvre ou au Musée des Beaux Arts de Reims.

Casanova revendique, dans son Histoire de ma vie, la découverte de la belle Morphi, affirmant que c’est à sa demande qu’un peintre aurait peint le portrait dont une copie aurait été mise sous les yeux de Louis XV, qui aurait alors demandé à voir si l’original correspondait à l'œuvre :

« L’habile artiste avait dessiné ses jambes et ses cuisses de façon que l’œil ne pouvait pas désirer de voir davantage. J’y ai fait écrire dessous : O-Morphi, mot qui n’est pas homérique, mais qui n’est pas moins grec. Il signifie Belle. »

Dans le récit acrobatique et peu vraisemblable qu'il fait des évènements, et qui fut rédigé de nombreuses années plus tard, le séducteur vénitien cherche à se donner le rôle central, alors même qu'il n'a peut-être été qu'un témoin partiel. Il ne cite pas nommément Boucher et semble plutôt, au soir de sa vie, avoir brodé cet épisode à partir des ragots et des pamphlets qui circulaient très librement en Europe à la fin du XVIIIe siècle. D'autres sources sont plus précises.

L'inspecteur de police Jean Meunier se fait l'écho dans son journal, d'une autre version des faits, qui circule dans les mois qui suivent la rencontre de Louis XV et Marie Louise O'Murphy. Le 8 mai 1753 il écrit très précisément[9] :

« On prétend que la petite Morfi, quatrième sœur et conséquemment la plus jeune servait de modèle à Boucher peintre, qu'il la peignit nue et donna ou vendit le tableau à M. de Vandières qui l'ayant fait voir au Roy, [celui-ci] ne put s'imaginer que le peintre ne l'ait ici beaucoup flattée, il demande à voir la petite Morfi et la trouve encore supérieure au tableau »

Petite maîtresse de Louis XV[modifier | modifier le code]

On désigne par le terme de « petite maîtresses » les maîtresses de Louis XV qui ne furent pas présentées à la cour et qui contrairement aux maîtresses officielles ne disposaient pas d'un appartement au château. Généralement recrutées par les valets de chambre du roi dans les milieux de la galanterie ou de la petite bourgeoisie parisienne, elles furent, quand leur liaison avec le souverain ne se limitait pas à une nuit, logées dans des maisons acquises par des prête-noms pour le compte du roi dans le quartier du Parc-aux-cerfs à Versailles, ou aux alentours des autres résidences royales. Marie Louise O'Murphy fut l'une de celles-ci, pendant trois années, de 1752 à 1755.

Différents récits permettent de comprendre les circonstances par lesquelles elles fut présentée au roi. Dans le paragraphe qui précède on a pu lire comment la police parisienne de l'époque semblait croire que le marquis de Vandières, le propre frère de la marquise de Pompadour, ait pu être à l'origine de cette entremise, en montrant le portrait de la petite Morfi au roi[10]. Un autre document vient étayer la thèse selon laquelle le recrutement des petites maîtresses du roi se faisait sous le contrôle de l'entourage proche de la marquise de Pompadour :

Vandières, Directeur des Bâtiments du Roi, dans une lettre[11] adressée le 19 février 1753, au peintre Natoire à Rome, passe une commande assez particulière, et donne des éléments qui permettent de penser qu'il est bien en possession du portrait de Marie Louise O'Murphy par Boucher, et qu'il a donc pu le montrer au souverain :

« J'ay un cabinet particulier que j'ay voulu enrichir de quatre morceaux des plus habiles peintres de notre École. J'ay déjà en place un Vanloo, un Boucher et un Pierre. Vous jugez bien qu'il y manque un Natoire [...] Comme ce cabinet est fort petit et fort chaud, je n'y ai-y voulu que des nudités : le tableau de Carle représente Antiope endormie; celui de Boucher, une jeune femme couchée sur le ventre[12]... »

Ensuite c'est à Dominique-Guillaume Lebel, premier valet de chambre du roi, que revient la délicate et secrète mission de négocier la virginité de la jeune fille et de la ramener à Versailles. C'est ainsi que le Marquis d'Argenson dans son journal, rapporte le 1er avril 1753[13] que « Lebel est parti en reconnaissance à Paris pour y marchander un nouveau pucelage [...] s'est rendu chez une couturière du nom de Fleuret qui procure des amants à ses ouvrières et tient boutique rue Saint Honoré ». Le 30 mars, ne connaissant pas encore l'identité de Marie Louise O'Murphy, il fait allusion à « une petite fille qui servait de modèle chez Boucher » et que le roi « aurait vu chez Lebel son valet de chambre ».

Marie Louise Morphy de Boisfailly[modifier | modifier le code]

Le nom de Marie Louise Morphy de Boisfailly qui apparait dans le seconde partie de sa vie fut inventé lors de son premier mariage.

En novembre 1755 Marie-Louise O'Murphy est chassée en pleine nuit de sa maison du Parc-aux-cerfs. Répudiée par le roi, elle est éloignée de Versailles.

« On lui enjoignit à quatre heures du matin de partir pour Paris et y fut conduite : là elle reçut l'ordre imprévu de se marier et il fallut bien obéir[14]. »

Elle est mariée dans la précipitation le 25 novembre 1755, par contrat reçu devant maître Patu, notaire à Paris, avec Jacques de Beaufranchet, seigneur d'Ayat. Le mariage est arrangé par l'entourage de la marquise de Pompadour. Le duc de Luynes et le marquis de Valfons rapportent que c'est le prince de Soubise et le marquis de Lugeac qui furent chargés de trouver un mari pour Marie Louise O'Murphy et d'organiser son mariage[15]. Le mari de circonstance a été choisi avec le plus grand soin. Bien né, il donne un beau nom à la petite maîtresse royale. Jeune il peut plaire. Bon soldat et sans aucune fortune, il obéit.

C'est pour permettre à Marie Louise O'Murphy de faire bonne figure devant sa future belle famille, et pour ménager la susceptibilité aristocratique des Beaufranchet, que la jeune femme a été parée du patronyme de Morphy de Boisfailly, et qu'elle est dite fille de Daniel Morphy de Boisfailly, gentilhomme irlandais. Elle a en outre été richement dotée, à hauteur de 200 000 livres, par une donation déguisée de Louis XV, via le chanoine de l'église royale et collégiale de Saint-Paul de Lestrée à Saint-Denis, le père Vanier, et possède en propre les bijoux et vêtements reçus en cadeau de roi, pendant son séjour à Versailles.

Les fiançailles ont lieu le lendemain et le mariage est célébré le 27 novembre 1755, paroisse des Saints Innocents, dans le plus grand secret. Les parents de Jacques de Beaufranchet sont demeurés en province et envoient leur procuration. Du côté de Marie-Louise, aucun membre de sa famille n'est présent. Sa mère se fait représenter par un avocat en parlement du nom de Noël Duval, et aucune de ses sœurs n'est présente. Peut-être pour épargner au « très puissant seigneur d'Ayat » une confrontation pénible avec une belle famille haute en couleur.

Postérité[modifier | modifier le code]

À 16 ans, elle a une fille du roi, Agathe Louise de Saint-Antoine de Saint-André (1754-1774), qui épousera, en 1773, René-Jean-Mans de La Tour du Pin, marquis de la Charce (1750-1781). (Sans postérité)

De son premier mari Jacques de Beaufranchet, seigneur d'Ayat, elle eut deux enfants :

  • Louise Charlotte de Beaufranchet d'Ayat qui meurt à deux ans le 6 février 1759
  • Louis Charles Antoine, né le 22 novembre 1757 à Ayat sur Sioule. Celui-ci deviendra un général des armées de la République. Jacques de Beaufranchet meurt dès 1757, au cours de la bataille de Rossbach.

En 1759, Marie-Louise O'Murphy se remarie avec François Nicolas Le Normant de Flaghac, receveur des finances à Riom, lointain cousin des Le Normant d’Etioles et Le Normant de Tournehem et devient une cousine de la marquise de Pompadour. Par cette union Marie Louise O’Murphy entre dans le monde de la finance, et grâce à un trafic d’influence accède à des « croupes » sur la Ferme Générale, qui lui permettent de décupler ses revenus et sa fortune.

  • Marguerite Victoire Le Normand de Flaghac née le 5 janvier 1768 épouse le 24 février 1786 Jean-Didier Mesnard de Chousy (dont postérité jusqu'à nos jours).

Des auteurs comme Camille Pascal, identifient Marguerite Victoire comme une fille de Louis XV. La liaison entre Louis XV et la nouvelle comtesse de Flaghac ayant probablement connu un nouvel épisode en mars 1767.

Cette paternité de Louis XV repose sur trois faisceaux d'indices. le roi fit verser la somme importante de 350 000 livres à Marie-Louise entre 1771 et 1772 (à cette époque, Marguerite-Victoire, née en 1768, a dépassé le stade de la petite enfance, période de forte mortalité, et le roi par ces dons veille à l'établissement de son enfant).

Ensuite, lorsque Marguerite-Victoire se marie, le contrat est passé en présence et avec l'agrément de leurs majestés le roi et le reine ainsi que toute la famille royale et porte les signatures de Louis XVI, Marie-Antoinette, Louis-Stanislas comte de Provence, Charles-Philippe comte d'Artois, leurs épouses et de Madame Elizabeth sœur du roi.

Enfin, sous la Restauration, Charles X lui fera verser une « indemnité annuelle » de 2000 francs sur sa propre cassette et la fait inscrire sur la liste civile pour une pension viagère de 3000 francs.

Troisième mariage de Marie-Louise en 1795 après avoir été incarcérée sous la Terreur à la prison des anglaises. À 58 ans, elle trouve un nouveau protecteur de trente ans son cadet, Louis-Philippe Dumont (1765-1853), député modéré du Calvados à la Convention, dont elle divorce deux ans plus tard (union sans postérité).

Marie Louise Morphy de Boisfailly s'éteint à Paris le 11 décembre 1814, à l'âge de 77 ans, au domicile parisien de sa fille Victoire Le Normant de Flaghac.

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Morfi est l'orthographe utilisée de façon habituelle par le père de Marie-Louise O'Murphy quand il signe différents actes administratifs comme son acte de mariage le 21 janvier 1714 à Rouen, ou l’acte de Baptême de sa fille Marie Louise en 1737.
  2. On recense 12 naissances au foyer de Daniel O'Murphy et Marguerite O'Hiquy, dont les actes de baptêmes ont été relevés dans les registres des paroisses Saint Eloi et Saint Sauveur de Rouen.
  3. Archives départementales de Seine Maritime : Microfilm N° 3E00999, Registre 104, Rouen Paroisse Saint Eloi, BMS 1731-1740, vue 90/199.
  4. Archives départementales de Seine Maritime : Microfilm N° 3E00999 Registre 102, Rouen Paroisse Saint Eloi, BMS 1711-1721, vue 67/221.
  5. In F. Ravaisson, Archives de la Bastille, documents inédits, tome XIV (1736-1737), p 405-407.
  6. Ces deux manuscrits sont conservés à la bibliothèque de l’Arsenal à Paris : Manuscrits Bastille 10251, rapport sur la famille Morphis, mai 1753 et Manuscrits Bastille 10234, Journal de Meunier.
  7. In Journal et mémoires du marquis d’Argenson, publié par la Société pour l’Histoire de France par E.J.B. Rathery, Paris 1859-1867, Tome VII, pp 440 et 441.
  8. Lire cependant la notice que consacre à ce tableau l'historien d'art anglais Alastair Laing, dans le catalogue de la rétrospective François Boucher au Grand Palais, Paris 1985, qui réfute l'identification du modèle de L'odalisque blonde, comme étant Marie Louise O'Murphy. Hypothèse fragile qui fut cependant reprise par Pierre Rosenberg dans la notice qu'il consacra à ce même tableau, dans le catalogue de l'exposition Poussin, Watteau, Chardin, David... Peintures françaises dans les collections allemandes, XVIIe-XVIIIe siècles, Paris 2005.
  9. Manuscrit conservé à la bibliothèque de l’Arsenal à Paris : Bastille 10234, Journal de Meunier.
  10. Extrait du Journal de l'inspecteur de Police Jean Meunier, à la date du 8 mai 1753. Manuscrit conservé à la bibliothèque de l’Arsenal à Paris : Bastille 10234, Journal de Meunier.
  11. Publiée dans Correspondance des Directeurs de l'Académie de France à Rome avec les Surintendants des Bâtiments, par M.A. de Montaiglon et Jules Guiffrey, Paris 1887-1912, tome X, 1900, pp. 438-439.
  12. In Correspondance des Directeurs de l'Académie de France à Rome avec les Surintendants des Bâtiments, publiée par M.A. de Montaiglon et Jules Guiffrey, Paris 1887-1912, tome X, 1900, pp. 438-439.
  13. Journal et mémoires du marquis d’Argenson, publié par la Société pour l’Histoire de France par E.J.B. Rathery, Paris 1859-1867, Tome VII.
  14. Argenson, tome IX, p. 158, 28 décembre 1755.
  15. Duc d'Albert de Luynes, Mémoires sur la cour de Louis XV, 1735-1758, publié par L. Dussieux et E. Soulié, Paris Firmin Didot frères, 1860-1865 ; et Marquis de Valfons, Souvenirs, édition présentée et annotée par J. Hellegouarc'h, Paris 2003.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Giacomo Casanova, Histoire de ma vie, F.A. Brockhaus, Wiesbaden et Plon, Paris 1960-1961.
  • Camille Pascal, Le Goût du roi : Louis XV et Marie-Louise O'Murphy, Paris, Librairie Académique Perrin, 2006.
  • (de) Alexander Schulz, Louison O'Morphy. Bouchers Modell für das « Ruhende Mädchen », Isny, Andreas Schultz, 1998.
  • (en) Duncan Sprott, Our Lady of the potatoes, Faber and Faber, Londres, 1997 (ISBN 9780571174591).

Articles connexes[modifier | modifier le code]