Marie-Louise Loubet

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Marie-Louise Loubet
Marie-Louise Loubet et ses enfants, à la fin du XIXe siècle.
Marie-Louise Loubet et ses enfants, à la fin du XIXe siècle.
Épouse du 8e président de la République française
18 février 1899 – 18 février 1906
(&&&&&&&&&&&025567 ans, 0 mois et 0 jour)
Prédécesseur Berthe Faure
Successeur Jeanne Fallières
Biographie
Nom de naissance Marie Louise Picard
Date de naissance 23 septembre 1843
Lieu de naissance Montélimar (Drôme)
Date de décès 10 septembre 1925 (à 81 ans)
Lieu de décès Montélimar (Drôme)
Conjoint Émile Loubet

Marie-Louise Loubet, née Marie Louise Picard le 23 septembre 1843 à Montélimar et morte le 10 septembre 1925 dans la même ville, est l'épouse d'Émile Loubet, président de la République française du 18 février 1899 au 18 février 1906.

Biographie[modifier | modifier le code]

Marie Louise Picard est la fille de Louis-Philibert Picard, quincaillier, et la petite-fille de Matthieu Coste, maire de Marsanne.

Elle épouse, le 18 août 1869 à Montélimar, Émile Loubet, avocat exerçant au barreau de la ville. Ils ont ensemble quatre enfants :

  • Marguerite (1870-1964) épouse à Montélimar le 5/12/1892 de Humbert de Soubeyran de Saint-Prix (1866-1916), avocat à Lyon, nommé Conseiller à la Cour d'appel de Paris en 1913
  • Joseph (1871-1873)
  • Paul Auguste Loubet (1874-1948), docteur en droit, avocat, inspecteur de la Banque de France, conseiller référendaire à la Cour des Comptes, chevalier de la Légion d'honneur et croix de guerre 14/18
  • Émile (1892-1916), docteur en droit[1].

Première dame de France[modifier | modifier le code]

Lorsque son époux devient président de la République française, Marie-Louise Loubet, d'origine modeste (son père était quincailler), n'apprécie guère la vie mondaine que lui offre le palais de l'Élysée.

Ses propos détonnent : ainsi, le 2 mai 1903, lors de la réception en l'honneur du nouveau roi Édouard VII du Royaume-Uni, elle dit à ce dernier, en parlant de son fils, héritier du trône (futur George V du Royaume-Uni) « Et ce grand garçon, qu'est-ce que vous allez en faire ? »[2] (alors qu'il a bientôt 40 ans).

Elle jure également par ses tenues vestimentaires, comme le note un témoin d'une garden-party du palais de l'Élysée : « la présidente est en robe de mousseline de soie et de guipure crème sur satin vert Nil, un peu sanglée à la vérité, et, sous les plumes de son chapeau, la chère dame arbore un visage pavoisé à toutes les gammes de l'écarlate »[2].

Elle se plie néanmoins tant qu'elle peut à son rôle de première dame, essayant tant bien que mal de s'intéresser aux rendez-vous diplomatiques et organisant même des sorties au théâtre ou à l'opéra. Elle est surnommée par un journal de l'époque « La vaillante et dévouée collaboratrice de son mari pour toutes les questions étrangères à la politique ». Sa fille s'intéresse plus que sa mère à la carrière du président : elle s'implique dans des œuvres caritatives, visitant notamment des hôpitaux, des écoles et des crèches.

Le couple passe les étés au château de Rambouillet.

Fin de vie[modifier | modifier le code]

Après la fin du mandat d'Émile Loubet, ils se retirent à La Bégude-de-Mazenc, près de Montelimar. Elle meurt quatre ans avant son mari[1].

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b [PDF] « Fonds Émile Loubet (1838-1929) » sur le site des Archives nationales.
  2. a et b Bertrand Meyer-Stabley, Les dames de l'Élysée - Celles d'hier et de demain, Librairie Académique Perrin, Paris

Articles connexes[modifier | modifier le code]