Marie-José Guigou

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Marie-José Guigou (ARS) est une écrivaine française née à Montpellier. Elle est un membre actif de l'Association Mémoire d'Oc, un groupe d'études languedociennes, au sein de l'université du Tiers Temps de Montpellier[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Issue d'une famille d'artistes (son frère Jacques Ars est sculpteur à Saint-Georges-d'Orques) elle dirige naturellement ses loisirs vers les "beaux arts" Ses débuts dans la peinture sont encourageants et connaît quelques succès dans divers salons régionaux (Béziers : 1991, Médaille d'argent : Danseuse Classique - 1992, Coupe du Conseil Régional : Esméralda).

Dans les années 1990, elle se lance dans la généalogie et prend goût à la recherche historique, au point de devenir boulimique en écriture.

Au sein du groupe d'études languedociennes de l'Université du Tiers Temps de Montpellier : "Mémoire d'Oc", elle est l'auteure de[2] :

  • Les Maniguières, une sorte de pêche capitaliste (1997)
  • Graus, roubines et canalettes, leur rôle dans la vie des étangs (1999)
  • L'occitan la première langue des Vaudois (2000)
  • À l'aube du XXe siècle en Terre d'Oc : Propos "mescladissos" sur Rimbaud et la cuisine (2000)
  • Le May et sa Reine, survivance d'une coutume païenne (2004)
  • Murles : chronique villageoise d'irréductibles Murlois (1) son château, son église (2006)
  • Murles : chronique villageoise d'irréductibles Murlois (2) sa mairie, son école et sa poste rurale (2006)
  • Vailhauquès, le Domaine de Montlobre : du Mazet de Murles au bagne pour enfants (2008)
  • Montpellier, le Plan Pasquier : comment le Pioch Pinçou devint le quartier chinois (2009)
  • Montpellier, le chemin allant au Moulin des 7 cans, son histoire depuis le Moyen Âge (2009)
  • Vos premiers pas en généalogie (2009)
  • Sur les traces d'Edouard Marsal, dans les rues de Montpellier (2010)
  • L'Avranches, la maison insolite de l'étang de l'Or - 2010
  • Les Hôtels de ville de Montpellier, du "Consolat vièlh" au " Blue and cube-like City Hall" (2012)
  • Plaidoyer pour réhabiliter la Marquise Suzanne Pons de Murles, une plébéienne au grand cœur (1753-1827) (2014)

Publications[modifier | modifier le code]

Elle est l'auteur de[3] :

  • L'Occitan : la première langue des Vaudois (2002), éditions Christian Lacour, Nîmes
Les Vaudois sont les disciples de Pierre Valdo, un riche marchand lyonnais qui, au XIIe siècle, va se faire traduire les Saintes écritures en franco-provençal et distribuer ses biens aux pauvres. Pourchassés par l'Inquisition au même titre que les Cathares, les "Pauvres de Lyon" vont vivre clandestinement jusqu'à la Réforme où ils adhèreront en 1532. L'auteure retrace les sept siècles de persécutions des Vaudois, à travers l'Occitanie, du Languedoc au Dauphiné, en passant par la Provence et le Piémont italien, mais aussi en Picardie et divers pays dans le monde. Elle met en exergue l'importance de l'occitan dans l'histoire du valdéisme et le renouveau du patois dans les vallées du Piémont, ainsi que dans les pays d'exil des Vaudois.
  • Nouvelle édition l'Occitan, la première langue des Vaudois (2011), éditions Christian Lacour, Nîmes
Cette nouvelle édition augmentée de 68 pages, comporte de nouveaux textes sur l'histoire des Vaudois, la plupart en occitan, avec toutes leurs traductions en français, en particulier les 480 vers de la "Noble Leçon".
  • Les Maniguières de l'étang de l'Or, une forme de pêche capitaliste du Moyen Âge au XIXe siècle (2003), éditions Christian Lacour, Nîmes
L'originalité de ce genre de pêcherie c'était son exploitation qui se gérait comme une société capitaliste. Construits avec des pieux de tamaris, il ne reste plus rien de ces immenses pièges fixes qui entrecoupaient tous les étangs  ; seuls des filets dormants sur des pieux, les capetchades, ont remplacé les palissades de tamaris, plantées en zigzag. l'Avranches, une fascinante maison abandonnée sur l'étang de l'Or, témoigne de cette grande pêcherie. À travers les maniguières, l'auteure nous fait revivre huit siècles économiques des étangs proches de Montpellier.
  • Les graus proches de Montpellier : leur histoire depuis le Moyen Âge (2005), éditions Lacour, Nîmes
Un grau en Languedoc, c'est l'embouchure d'un cours d'eau sur le rivage, une brèche ou un canal qui mettent en communication un étang, une lagune, avec la mer. Issu du latin "gradus" (passage) "grau" est un terme languedocien relativement moderne à influence catalane. La forme ancienne "degred" par aphérèse donne "gred" et par une évolution phonique "gree" ou "greau". Autrefois, les graus se déplaçaient sur la côte sans suivre aucune loi, suivant le caprice des tempêtes, des crues et des vents. L'auteure nous propose l'histoire et l'évolution des graus sur le littoral méditerranéen, de Sète aux Saintes-Maries-de-la-Mer, depuis le Moyen Âge jusqu'à notre époque où les hommes vont se donner les moyens de fixer les graus et de les transformer au XXe siècle en lieux touristiques.
  • Le Mai et sa Belle - Survivance d'une coutume païenne, de la déesse Maïa au brin de muguet (2005), éditions Lacour, Nîmes
Agrémenté de nombreux textes, chansons, poèmes et proverbes en occitan, ce livre nous entraine sur les traces de coutumes païennes, aux temps des rites gaulois et romains. L'auteure nous fait traverser les siècles en mettant en exergue le trait d'union continu entre le culte de l'arbre de mai, depuis les dévotions à la déesse Maïa, l'élection de la Reine ou Belle de Mai, le choix du Feuillu ou le Fiancé du mois de mai, en passant par la nuit de Walpurgis, les Saints de glace, les dévotions à la Vierge Marie, les Rosières, le jour de la Vrai Croix du Christ, l'Arbre de la liberté, la symbolique des branches d'arbres et arbrisseaux, des fleurs, pour arriver à notre époque au Mai des élus, le Sapin de Noël et le brin de muguet.
  • Lison "prends garde à ton jupon" (roman) (2006), éditions Lacour, Nîmes
Le premier roman de l'auteure a pris naissance à Palavas-les-Flots dans l'Hérault, dans l'atelier du peintre Claude Régnier qui proposa à ses élèves une nature morte originale à peindre : des boites de conserve récupérées dans les poubelles de restaurants. Extrait du livre :… le délire à propos de cette nature morte était à son paroxysme… au fur et à mesure nous nous étions mis à nous identifier à des personnages de roman… un brin de phrase par ci, un brin de phrase par là, j'amenais mes amis à inventer la vie de cette jeune fille inconnue… soudain… des images apparaissaient… la vie de Lison se déroulait devant moi…
  • Les Montlaur Cambacéres, les derniers seigneurs de Murles (2008), éditions Lacour, Nîmes
Murles, petit village au nord de Montpellier, a eu à sa tête des Seigneurs remarquables, magnifiques, puissants, proches des Rois de France, du Roi de Jérusalem et de la Reine de Naples ; ils ont joué un si grand rôle dans l'histoire de l'Europe, quelquefois au mépris de leur vie, que l'on ne peut être qu'admiratif. Les MONTLAUR MURLES se sont alliés aux maisons les plus illustres du Royaume ; ils descendent de Saint Louis, des Grimaldi, princes de Monaco, du pape Clément IV, des Cambacérès et bien d'autres encore.
  • St Jean Baptiste de Murles et sa dévotion à la Sainte Croix (2010), éditions Lacour, Nîmes
L'église de Murles (parrochia San Joannis de Murlis) figure au cartulaire de Maguelone en l'année 1109. Elle est du style "premier art roman méditerranéen" qui apparaît en Languedoc aux XIe et XIIe siècles. C'est une erreur de croire qu'elle a le vocable de l'Exaltation de la Sainte Croix, elle est bien la paroisse de Saint Jean Baptiste de Murles. La dévotion pour la Sainte Croix est une dévotion tardive qui apparaît au XVIIe siècle et s'explique par la légende qui fût à l'origine de la construction de son église : "un bouvier vint un soir faire boire ses vaches à la source qui coule à proximité de l'église. Il remontait vers le village, quand il se rendit compte qu'une d'elle manquait. Il se retourna et fut étonné de la voir agenouillée. On creusa à cet endroit et on trouva un morceau de Sainte Croix.
  • Le Domaine de Montlobre & la Colonie Pénitentiaire de Vailhauquès dans l'Hérault (1856-1884) éditions des Arts et Traditions Rurales- 2012 - St Guilhem le Désert. Avec le concours du département de l'Hérault - Préface de Jacques Bourquin  : Le Domaine de Montlobre alias « monte que vocatur molobrio » est attesté depuis l’an 1100 dans le Cartulaire d’Aniane. Avant de devenir une maison de redressement, cette propriété fut, jusqu’au début du XIXe siècle la métairie des MONTLAUR, les seigneurs de Murles et de Vailhauquès appelée « le mazet de Murles » Ce livre retrace l’historique du domaine ainsi que les vingt-huit ans de la Colonie pénitentiaire agricole de Vailhauquès, la vie quotidienne des jeunes garçons détenus, âgés de 7 à 20 ans, avec la période heureuse des débuts et les années galères des derniers temps où s'entremêlent, la faim, le froid, les punitions, les évasions, les épidémies, la mort.
  • Murles, sa Mairie, son École et sa Poste Rurale (2012), Éditions Christian LACOUR, Nîmes.
Les rues de Murles n'avaient pas de nom. En 2003, sous la pression de l'Administration des Postes, à l'initiative du maire et aux conseil avisés de leur facteur, les Murlois ont remédié à cette absence et depuis, on peut lire sur des plaques d'argile les noms choisis par la population. L'auteure vous propose de musarder dans les rues de Murles, de faire une station devant chaque plaque, ce qui lui permettra d'évoquer les maires et leurs conseillers municipaux, l'école et ses instituteurs, la poste rurale et ses facteurs, ainsi que la vieille tradition montpelliéraine des barons de Caravètes. Elle s'est attachée à revisiter les lois et les règlements qui font l'organisation de toute cité, à recueillir les anecdotes, les témoignages qui donnent un éclairage particulier sur les us et coutumes de Murles.
  • L'Avranches ou l'histoire vraie de la maison qui semble flotter sur l'Etang de l'Or (2013), Éditions Point-Virgule, La Grande Motte (Hérault) - L'Avranches... C'est ainsi que l'on nomme aujourd'hui cette fascinante maison abandonnée sur l'étang de l'Or. Construite en 1715 par des pêcheurs d'Aigues-Mortes, elle est le dernier vestige d'une pêcherie, dite maniguière. Au fil des pages de cet ouvrage, vous découvrirez la vraie histoire de la Cabana novo du Toc du Renard, cette bâtisse insolite qui intrigue et attire le regard des automobilistes, des promeneurs du dimanche, des peintres et des photographes.

Sources et références[modifier | modifier le code]

  1. Biographie héraultaise de Pierre Clerc (ISBN 9782354140021)
  2. Médiathèque centrale de l'Agglomération de Montpellier : Émile Zola
  3. Bibliothèque Nationale