Marie-Aurore de Saxe

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Marie-Aurore de Saxe
Portrait de Marie-Aurore de SaxeMusée de la vie romantique à Paris.
Portrait de Marie-Aurore de Saxe
Musée de la vie romantique à Paris.

Biographie
Nom de naissance Marie-Aurore de Saxe
Naissance 20 septembre 1748
Paris
Décès 26 décembre 1821 (à 73 ans)
Nohant-Vic
Père Maurice de Saxe
Mère Marie Geneviève Rinteau dite de Verrières
Conjoint Antoine de Horn
Louis Dupin de Francueil
Enfants Maurice Dupin de Francueil

Marie-Aurore de Saxe, comtesse de Horn, puis Madame Dupin de Francueil, est née à Paris le 20 septembre 1748 et morte à Nohant-Vic (Indre), le 26 décembre 1821. Fille naturelle du maréchal Maurice de Saxe, elle est la grand-mère de George Sand. Libre-penseur, adepte des philosophes tels que Voltaire, Jean-Jacques Rousseau ou Buffon, la vie de Marie-Aurore de Saxe est marquée par les péripéties de l'Histoire et les drames personnels.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et jeunesse[modifier | modifier le code]

Supplique en faveur de Marie-Aurore adressée à la Dauphine, née Marie-Josèphe de Saxe, nièce du Maréchal de Saxe, en 1755.

Claude-Louis Rinteau, marchand limonadier, et son épouse, Marie-Anne Dupuy sont les parents de deux filles, Marie[1] et Geneviève[2]. Désireux d'assurer une brillante carrière à ses enfants, mais avant tout d'assurer la sienne, Louis Rinteau fait appel à Maurice de Saxe[3], maréchal de France, connu pour ses victoires militaires, mais aussi pour sa vie amoureuse agitée[4]. Grand amateur d'art dramatique, ce dernier se fait suivre aux armées par une troupe ambulante de comédiens, afin de soutenir le moral de ses troupes. Louis Rinteau savait que les plus jolies actrices servaient au plaisir du maréchal de Saxe et sans le moindre scrupule, il lui présente ses deux filles au cours de l'année 1747[5]. Louis Rinteau obtient en contrepartie, sa nomination comme garde-magasin militaire, source de profits avérés. Mais sa cupidité connaîtra le revers de la médaille. Maurice de Saxe est accusé de malversations ainsi que de détournements[6] et si sa position lui permet d'échapper aux poursuites judiciaires, il faut bien trouver des coupables. La justice va donc chercher en direction des subordonnés et Louis Rinteau est jeté en prison[7]. Tandis que le « bon père de famille » médite sur son sort dans un cachot à Bruxelles, Marie, dix-sept ans, et Geneviève, treize ans, font ainsi leur entrée dans le monde du spectacle et se produisent au Théâtre des Armées[8]. Elles adoptent pour la circonstance un nom de scène qui passera à la postérité : Mesdemoiselles de Verrières[9]. Maurice de Saxe jette d'abord son dévolu sur la très jeune Geneviève, mais cette passade reste sans lendemain. Il en sera autrement pour l'aînée, Marie, d'une remarquable beauté et d'un esprit qui séduit le vieux soldat. Elle devient sa maîtresse et il s'empresse de l'installer dans le quartier du Marais, rue du Parc-Royal à Paris, une fois les campagnes militaires terminées. De cette liaison, naît une petite fille le 20 septembre 1748, Marie-Aurore. Elle est baptisée un mois après sa naissance, le 19 octobre 1748 à l'Église Saint-Gervais-Saint-Protais. L'enfant reçoit le patronyme d'un bourgeois de Paris, Jean-Baptiste La Rivière, nom fictif en réalité[10], et les prénoms de sa grand-mère, Marie-Aurore de Kœnigsmark. Son parrain est l'aide de camp du maréchal de France et des armées, Antoine-Alexandre Colbert, marquis de Sourdis[11] et la marraine, sa tante Geneviève. Le maréchal de Saxe se désintéresse complètement du sort de sa fille naturelle et ne lui lègue rien, comme il se soucie peu des enfants qu'il laisse derrière lui. Le comte Maurice de Saxe est également issu d'une filiation illégitime , celle du roi de Pologne, Auguste II et de la comtesse de Kœnigsmark.

Marie Rinteau, assurée d'une certaine notoriété, enchaîne les conquêtes sentimentales. Jean-François Marmontel puis le fermier général, Denis Joseph Lalive d'Épinay, figurent parmi les assidus de la belle. Ce dernier dépensera sans compter et installe les demoiselles de Verrières à Auteuil [A], après la mort du vainqueur de Fontenoy, survenue le 30 novembre 1750 au château de Chambord. De sa liaison avec Charles-Godefroy de La Tour d'Auvergne, prince de Turenne et duc de Bouillon, Marie Rinteau met au monde un fils à Paris le 31 octobre 1750, Charles-Godefroy-Marie de Beaumont [B]. Marie-Aurore est toujours sous la responsabilité de sa mère, mais pour peu de temps.

L'un des neveux du maréchal de Saxe, le comte de Friesen, connu en France sous le nom de comte de Frise[12], a pour mission de subvenir aux besoins financiers de Marie-Aurore. Mais son décès en 1755 prive la fille naturelle du maréchal, de ressources. Une supplique est adressée à la Dauphine Marie-Josèphe de Saxe la même année, en faveur de Marie-Aurore afin de pourvoir à son existence et assurer son éducation. Le roi Louis XV accorda une pension de 800 livres à « la demoiselle Aurore »[13],[14].

À la suite de la disparition du comte de Frise, Marie-Aurore dès l'âge de sept ans, est retirée à sa mère sur une décision de la Dauphine, Marie-Josèphe de Saxe, nièce du maréchal et mère des futurs rois de France : Louis XVI, Louis XVIII et Charles X. Marie-Josèphe de Saxe assure désormais sa protection, son éducation et la place dans une institution pour jeunes filles, d'abord au couvent des Ursulines à Saint-Cloud et immédiatement après, à la maison royale de Saint-Louis à Saint-Cyr[15], fondée par Madame de Maintenon.

Reconnaissance[modifier | modifier le code]

La Dauphine décide également de son avenir en organisant son mariage avec le comte Antoine de Horn. Pour que ce mariage soit validé, son acte de baptême doit-être modifié afin que le nom de son véritable père apparaisse. Marie-Aurore fait appel au Parlement de Paris et le 15 mai 1766, après une enquête sérieuse, un arrêt du Parlement déclare que « Marie-Aurore est la fille naturelle de Maurice, comte de Saxe, maréchal des camps et armées de France, et de Marie Raintau »[16]. Marie-Aurore enfin reconnue, est autorisée à porter le nom de Saxe. Elle épouse en premières noces, le comte Antoine de Horn[17] à Paris, le 9 juin 1766. Mais ce dernier est tué en duel l'année suivante d'un coup d'épée à Sélestat, le 20 février 1767 à l'âge de quarante-quatre ans.

Marie-Josèphe de Saxe meurt le 13 mars 1767 à Versailles et son époux, le Dauphin Louis de France, l'a précédé quinze mois plus tôt. Privée de ses protecteurs, la pension que Marie-Aurore reçoit en tant que veuve, ne lui permet pas de couvrir ses dépenses. Elle se tourne dans un premier temps vers Voltaire, admirateur de son père, qui la recommande auprès de la comtesse de Choiseul, mais les démarches sont restées vaines. Marie-Aurore revient donc vivre auprès de sa mère, Marie Rinteau. Au cours de cette période, elle apprend le chant, joue la comédie, découvre la vie mondaine et se fait plusieurs relations[18]. Toutefois, elle ne suit pas l'exemple de sa mère ou de sa tante, Geneviève Rinteau, qui mènent parallèlement à leur carrière de comédiennes, une vie de courtisanes. Marie-Aurore de Saxe conserve une conduite irréprochable. Mais le 22 octobre 1775 à Paris, Marie Rinteau décède à l'âge de 45 ans. Marie-Aurore se retire alors avec une domestique, dans le couvent des Anglaises, rue des Fossés Saint-Victor à Paris. Elle reçoit fréquemment la visite de Louis Dupin de Francueil, soixante-deux ans[19], riche financier de trente-trois ans son aîné et ami de Jean-Jacques Rousseau. Louis n'est pas un inconnu pour Marie-Aurore, puisqu'elle l'avait déjà rencontré chez sa mère. Louis Dupin de Francueil était en effet, l'amant de Geneviève Rinteau. Louis demande la main de Marie-Aurore, qui hésite et finalement est séduite par sa grâce, son esprit et son caractère aimable. Le mariage est célébré en Angleterre à Londres, dans la chapelle de l'ambassade de France le 14 janvier 1777, pour éviter le désagrément d'une opposition vraisemblable. Les époux craignent à juste titre, une contestation des familles respectives, mais plus probablement celle de la Cour de France, protectrice de la fille du Maréchal de Saxe. Trois mois après, les nouveaux mariés sont de retour en France pour valider leur alliance à Paris, le 15 avril 1777[20] en l'église Saint-Gervais. Marie-Aurore de Saxe rapportera plus tard à sa petite-fille, Aurore Dupin de Francueil, plus connue sous le pseudonyme de George Sand, ce témoignage sur son époux[21] :

« Un vieillard aime plus qu'un jeune homme, disait-elle, et il est impossible de ne pas aimer qui nous aime parfaitement. Je l'appelais mon vieux mari et mon papa. Il le voulait ainsi et ne m'appelait jamais que sa fille, même en public. Et puis, ajoutait-elle, est-ce qu'on était jamais vieux dans ce temps-là ! C'est la révolution qui a amené la vieillesse dans le monde. Votre grand-père, ma fille, a été beau, élégant, soigné, gracieux, parfumé, enjoué, aimable, affectueux et d'une humeur égale jusqu'à l'heure de sa mort. »

Madame Dupin de Francueil[modifier | modifier le code]

Marie-Aurore de Saxe
et son fils Maurice, vers 1785.
Musée de la vie romantique à Paris.

De cette union est né Maurice-François-Élisabeth Dupin de Francueil à Paris dans le quartier du Marais, le 9 janvier 1778[22], et baptisé à l'Église Saint-Gervais le 18 janvier suivant. Son parrain est le marquis de Polignac. Unique enfant de Louis Dupin de Francueil et Marie-Aurore de Saxe, ses parents le prénomme Maurice en hommage à son grand-père, le Maréchal de Saxe.

Le couple passe une partie de l'année à Châteauroux dès 1783, où Louis gère les biens issus de l'héritage de son père, Claude Dupin. Ils s'installent au château Raoul, l'ancienne demeure des princes de Chauvigny, et mènent une vie fastueuse bien au dessus de leurs moyens. Dans leur maison se trouve une foule de domestiques et ils possèdent une écurie, une cavalerie ainsi que des chenils avec une meute nombreuse. Le couple reçoit beaucoup, donne réceptions et concerts. Les invités qui gravitent autour des Dupin, sont légions. Louis investit dans des manufactures de drap qui enrichissent la cité berrichonne sans pour autant être rentable pour leur propriétaire. M. et Mme de Francueil possèdent également un Hôtel particulier à Paris au no 15 rue du Roi-de-Sicile, dans la paroisse de Saint-Gervais. Louis Dupin meurt en son domicile parisien, le 6 juin 1786[23]. Marie-Aurore est pour la seconde fois, veuve et responsable d'un fils de huit ans. Elle s'acquitte des dettes laissées par son époux dont les affaires sont dans le plus grand désordre. Marie-Aurore se retrouve dans une situation modeste mais bénéficie pour vivre, d'une rente de 75 000 livres. Après la disparition de son mari, Madame Dupin de Francueil et Maurice quittent Châteauroux et viennent emménager dans la capitale, rue du Roi-de-Sicile. Mme Dupin engage un jeune précepteur pour parfaire l'éducation de son fils, Jean-Louis François Deschartres[24].

Au cours de la période révolutionnaire, Marie-Aurore de Saxe décide d'acquérir une propriété et aussi éloignée que possible des évènements parisiens. Ses relations et ses habitudes la rattachent au Berry et son choix se porte sur une maison de maître à Nohant près de La Châtre. Elle achète avec les restes de sa fortune ce domaine, le 23 août 1793 pour un total de 230 000 livres[25] à Pierre Philippe Péarron de Serennes, un ancien officier d'infanterie et gouverneur de Vierzon, cousin de la famille Dupin de Francueil. La propriété ne se limite pas au seul château de Nohant, mais l'achat comprend également des demeures dont ceux de la Chicoterie, plusieurs bâtiments de ferme et l'ensemble des terres s'étend sur plus de 240 hectares[26].

La Révolution et l'Empire[modifier | modifier le code]

Marie-Aurore de Saxe en Diane chasseresse. Pastel du XVIIIe siècle.
Musée de la vie romantique à Paris.

Marie-Aurore de Saxe, libre-penseur, est à la hauteur des idées de son temps. Elle voit arriver la Révolution sans effroi, elle qui est imprégnée des idées du siècle des Lumières, adepte des philosophes tels que Voltaire, Jean-Jacques Rousseau ou Buffon. Marie-Aurore est encore à Paris et occupe avec son fils, un nouveau logement au no 12 rue rue Saint-Nicolas, propriété du sieur Amonin. En cette période troublée, nous sommes en pleine Terreur, celui-ci propose à sa locataire de cacher ses valeurs et ses papiers avec les siens dans l'appartement, ainsi que les titres de noblesse d'un gentilhomme, M. de Villiers. En vertu d'un décret, il était interdit de dissimuler des richesses, en particulier l'or, l'argent et les bijoux. À la suite d'une délation, une perquisition a lieu en pleine nuit, le 5 frimaire An II (25 novembre 1793). Les biens dissimulés sont trouvés et Marie-Aurore de Saxe est arrêtée le même jour puis incarcérée au couvent des anglaises. Cet ancien établissement religieux qui l'a accueilli après le décès de son premier époux est devenu sous la Révolution, une prison. Si Marie-Aurore avait en effet dissimulé des objets de valeur, elle cachait aussi des papiers compromettants, l'impliquant dans la fuite de plusieurs nobles dont, le comte d'Artois. Ces papiers ne sont pas retrouvés mais le risque d'une seconde perquisition est grand. Son fils et Deschartres réussissent à pénétrer dans l'appartement sous scellé, afin de détruire les documents en question. Le gouvernement révolutionnaire ne survit pas à la chute de Robespierre et Marie-Aurore comme tant d'autres prisonniers, est libérée le 4 fructidor An II (21 août 1794). Dés le début de l'an III (septembre 1794), Marie-Aurore retourne dans le département de l'Indre sur la terre de Nohant et poursuit avec François Deschartres, l'éducation de Maurice.

Celui-ci décide de suivre l'exemple de son grand-père, Maurice de Saxe, et devient soldat lors de la conscription générale du 5 septembre 1798. Maurice commence sa carrière militaire avec l'arrivée au pouvoir du général Bonaparte et au grand désespoir de sa mère. Il participe aux guerres napoléoniennes et devient lieutenant puis chef d'escadron au 1er régiment de hussards. À l'insu de sa mère, il épouse en secret une roturière, Sophie-Victoire-Antoinette Delaborde, à Paris le 5 juin 1804. Ce mariage précipité s'explique par l'état de grossesse avancé de Sophie qui donne le jour à une petite fille à Paris, le 1er juillet suivant et prénommée Amantine-Aurore-Lucile Dupin, future George Sand.

Drames[modifier | modifier le code]

Madame Dupin de Francueil en compagnie de sa petite-fille, Aurore, reçoivent le général Alphonse de Colbert (1776-1843),
au château de Nohant, en 1815.
Peinture d'Alphonse Lalauze.

Au mois de mars 1808, Maurice Dupin, aide de camp de Joachim Murat, est en Espagne. Sophie enceinte de sept mois, décide de rejoindre son époux à Madrid en compagnie d'Aurore et ce, malgré l'opposition formelle de Maurice[27]. Le déplacement met en danger inutilement toute la famille et surtout le bébé que porte Sophie. Quant à la situation en Espagne, elle est plus que périlleuse, du fait de l'état de guerre. Malgré tout, la mère et la fille arrivent courant mai, après un trajet pénible. Le 2 mai, le peuple madrilène s'était soulevé et les troupes françaises ont réprimé la révolte dans le sang. Les craintes de Maurice Dupin étaient justifiées. Son second enfant, un fils prénommé Auguste, naît à Madrid le 12 juin 1808, mais il est aveugle. Après le départ de Murat pour le trône de Naples, Maurice et les siens prennent le chemin du retour et doivent faire escale à Nohant, où ils arrivent à la fin du mois de juillet. Le 8 septembre 1808, Auguste meurt d'épuisement et de maladie, consécutifs à l'éprouvant voyage d'Espagne. Un autre drame va endeuiller la famille. Huit jours après le décès de son fils, Maurice meurt accidentellement le 16 septembre 1808 d'une chute de cheval sur la route de Châteauroux à Nohant. Marie-Aurore ne se remettra jamais de la mort brutale de son fils.

Marie-Aurore annonce à son ami, François Robin de Scévole, la mort de Maurice. La plus émouvante des correspondances, d'une mère qui vient de perdre son fils unique, quelques jours après la disparition de son petit-fils. L'émotion de Marie-Aurore est telle, que la lettre écrite au château de Nohant, est datée du 12 septembre 1808, alors que Maurice décède le 16 septembre. À la fin de la page, les larmes de Marie-Aurore laissent des traces, visibles encore aujourd'hui[28]. Le sceau Dupin dans l'entête du courrier, est de couleur noire[29] :

« Monsieur de Scévole, Indre à Argenton »

« Je veux vous écrire moi-même, mon ami, et je ne puis ! Vous entendez mes cris, vous voyez mes larmes, mon désespoir. Que vous dirai-je ? Que je vis encore. Hélas pour souffrir, pour pleurer, pour aller m'étendre sur la tombe de mon enfant. Elle est là, près de moi : il est sourd à mes douleurs. Ce silence est l'arrêt de ma mort ! Que ferai-je maintenant de la vie ? Plus d'avenir ! Un vide affreux, au fond duquel je ne trouve que l'ombre de mon cher Maurice ! Vous savez combien il m'était cher, jugez de l'excès de mes maux ! Adieu, vous le voyez, mes larmes m'aveuglent, je succombe à mon infortune ! Je suis cependant encore sensible à la part que vous et Mme de Scévole, voulez bien y prendre et je suis sûre que vous regrettez mon cher fils. Ah mon Dieu ! Quel malheur ! »

Désormais, le seul lien qui la rattache au fils disparu, sera sa petite-fille, Aurore. Celle-ci devient l'enjeu de la rivalité entre mère et grand-mère. Finalement, Sophie-Victoire Delaborde, abandonne la tutelle de l'enfant le 28 janvier 1809 au profit de Marie-Aurore de Saxe, moyennant une tractation financière et reçoit une rente annuelle. Aurore Dupin est ainsi élevée par sa grand-mère et François Deschartres qui après avoir été le précepteur de Maurice Dupin, devient celui de sa fille. Marie-Aurore de Saxe préfère passer la mauvaise saison dans la capitale et elle achète un appartement rue Neuve-des-Mathurins, à proximité du logement de sa belle-fille. Malgré un droit de visite, Sophie Delaborde n'a pas la permission d'emmener sa fille Aurore, chez elle. Toutefois cet accord sera modifié par la suite. Marie-Aurore de Saxe prodigue la plus grande attention à sa petite-fille et lui fait découvrir Jean-Jacques Rousseau. Cette affection est réciproque, Aurore apprécie sa grand-mère à l'esprit délicat et cultivé.

La santé de Marie-Aurore décline, consciente que son temps lui est compté. Elle a pour dessein de marier sa petite-fille au plus tôt et de la faire son unique héritière, tant de ses biens que des terres et du domaine de Nohant. Au mois de janvier 1821, un projet de mariage est envisagé avec l'un des cousins d'Aurore, Auguste Vallet de Villeneuve[30], veuf depuis 1812 de Laure de Ségur et détenteur du marquisat du Blanc. Mais il est âgé de 42 ans, alors que sa promise n'a que 16 ans. D'autre part, Marie-Aurore désigne par une clause testamentaire, le tuteur légal de sa petite-fille. Il s'agit du frère aîné d'Auguste, le comte René Vallet de Villeneuve, propriétaire du château de Chenonceau.

Madame Dupin de Francueil a une attaque d'apoplexie à la fin du mois de février 1821. Au cours de cette dernière année, Aurore veille sur sa grand-mère. Marie-Aurore de Saxe meurt à Nohant, le 26 décembre 1821 et ses dernières paroles sont pour sa petite-fille : « tu perds ta meilleure amie ».

Marie-Aurore repose désormais auprès de son fils Maurice, dans le domaine de Nohant.

Marie-Aurore de Saxe par George Sand[modifier | modifier le code]

George Sand dans son livre autobiographique, Histoire de ma vie, fait état des origines de sa grand-mère, Marie-Aurore de Saxe, après des recherches dans les archives et les bibliothèques. Elle cite notamment, l'arrêt du Parlement de Paris en date du 15 mai 1766 et l'ouvrage de Maître Jean-Baptiste Denisart, procureur au Châtelet de Paris, Collection de décisions nouvelles et de notions relatives à la jurisprudence actuelle, dans son édition de 1771, tome III, page 704[31] :

« La demoiselle Marie-Aurore, fille naturelle de Maurice, comte de Saxe, maréchal général des camps et armées de France, avait été baptisée sous le nom de fille de Jean-Baptiste de la Rivière, bourgeois de Paris, et de Marie Rinteau, sa femme. La demoiselle Aurore étant sur le point de se marier, le sieur de Montglas avait été nommé son tuteur par sentence du Châtelet, du 3 mai 1766. Il y eut de la difficulté pour la publication des bans, la demoiselle Aurore ne voulant point consentir à être qualifiée de fille du sieur la Rivière, encore moins de fille de père et mère inconnus. La demoiselle Aurore présenta requête à la cour à l'effet d'être reçue appelante de la sentence du Châtelet. La cour, plaidant Me Thétion pour la demoiselle Aurore, qui fournit la preuve complète, tant par la déposition du sieur Gervais, qui avait accouché sa mère, que par les personnes qui l'avaient tenue sur les fonts baptismaux, etc…, qu'elle était fille naturelle du comte de Saxe et qu'il l'avait toujours reconnue pour sa fille ; Me Massonnet pour le premier tuteur qui s'en rapportait à justice, sur les conclusions conformes de M. Joly de Fleury, avocat général, rendit, le 4 juin 1766, un arrêt qui infirma la sentence du 3 mai précédent ; émendant, nomma Me Giraud, procureur en la cour, pour tuteur de la demoiselle Aurore, la déclara en possession de l'état de fille naturelle de Maurice, comte de Saxe, la maintint et garda dans ledit état et possession d'icelui ; ce faisant, ordonna que l'acte baptistaire inscrit sur les registres de la paroisse de Saint-Gervais et Saint-Protais de Paris, à la date du 19 octobre 1748, ledit extrait contenant : Marie-Aurore, fille, présentée ledit jour à ce baptême par Antoine-Alexandre Colbert, marquis de Sourdis, et par Geneviève Rinteau, parrain et marraine, sera réformé, et qu'au lieu des noms de Jean-Baptiste de la Rivière, bourgeois de Paris, et de Marie Rinteau, sa femme, il sera après le nom de Marie-Aurore, fille, ajouté ces mots : naturelle de Maurice, comte de Saxe, maréchal général des camps et armées de France, et de Marie Rinteau ; et ce par l'huissier de notre dite cour, porteur du présent arrêt, etc… »

Ce livre a été par la suite réimprimé avec des mises à jour et des corrections notables, dont l'édition de 1784[32]. George Sand précise également la filiation certaine de Marie-Aurore de Saxe avec son père naturel, le maréchal Maurice de Saxe[31] :

« Une autre preuve irrécusable que ma grand-mère eût pu revendiquer devant l'opinion publique, c'est la ressemblance avérée qu'elle avait avec le maréchal de Saxe, et l'espèce d'adoption que fit d'elle la Dauphine, fille du roi Auguste, nièce du maréchal, mère de Charles X et de Louis XVIII. Cette princesse la plaça à Saint-Cyr et se chargea de son éducation et de son mariage, lui intimant défense de voir et fréquenter sa mère. À quinze ans, Aurore de Saxe sortit de Saint-Cyr pour être mariée au comte de Horn bâtard de Louis XV, et lieutenant du roi à Schelestadt. Elle le vit pour la première fois la veille de son mariage et en eut grand-peur, croyant voir marcher le portrait du feu roi, auquel il ressemblait d'une manière effrayante. »

Généalogie[modifier | modifier le code]

Frédéric-Auguste, électeur de Saxe et roi de Pologne (1670-1733)
x (filiation naturelle) Aurore de Koenigsmark (1662-1728)
│
└──> Maurice de Saxe (1696-1750)
     x (filiation naturelle) Marie Rinteau (1730-1775) dite « Mademoiselle de Verrières »
     │
     └──> Marie-Aurore de Saxe (1748-1821)
          x 1777 (d'abord à Londres, puis réhabilitation du mariage à Paris)
          │ Louis Dupin de Francueil (1715-1786)
          │
          └──> Maurice Dupin de Francueil (1778-1808)
               x 1804 Sophie Victoire Delaborde (1773-1837)
               │
               └──> Aurore Dupin de Francueil (1804-1876) dite George Sand

Source : Joseph Valynseele et Denis Grando (préf. Jean Guitton), À la découverte de leurs racines, t. II, Paris, L'Intermédiaire des chercheurs et curieux,‎ 1988, 220 p. (ISBN 2901065031), « § George Sand ».

Sources[modifier | modifier le code]

Base de données[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Archives nationales[modifier | modifier le code]

Acte de décès de
Marie-Aurore de Saxe,
veuve de Louis Dupin de Francueil,
le 26 décembre 1821 au
Château de Nohant.

Abréviations :

  • AN : Archives Nationales.
  • MC : Minutier Central.
  • RE : Cote du répertoire.
  • ET : Cote de la Minute.
  • Chiffres romains : Étude notariale.

Note : Me Charles Nicolas Denis de Villiers, est le notaire de Marie-Aurore de Saxe, à Paris.

Actes notariés :

  • Le 15 janvier 1786, testament de Claude-Sophie Dupin de Rochefort et déposé chez Me Charles Nicolas Denis de Villiers, notaire, le 1er octobre 1788 par Marie-Aurore de Saxe, veuve de Messire Louis-Claude Dupin de Francueil. Étude XXIX, 3 rue de Grenelle-Saint-Germain, quartier Saint-Germain-des-Prés, paroisse Saint-Sulpice, quartier du Luxembourg. Cote du document : MC - XXIX - 592.

Claude-Sophie Dupin de Rochefort, petit-fils de Claude Dupin[33], époux d'Anne-Jeanne-Sophie de Serre de Saint Roman, n'a pas de postérité et rédige son testament le 15 janvier 1786 à Paris. Sa succession devait revenir à Pierre-Armand Vallet de Villeneuve[34], neveu de sa grand-mère, Mme Louise de Fontaine-Dupin. Contre toute attente, Claude-Sophie Dupin de Rochefort nomme et institue son légataire universel, son cousin mineur Maurice-François-Élisabeth Dupin de Francueil, fils de son oncle Louis Claude Dupin de Francueil. Le testament est déposé à l'étude notariale par Marie-Aurore de Saxe, veuve de Louis Dupin de Francueil. Au décès de Claude-Sophie Dupin de Rochefort, le 18 septembre 1788 au château de Chenonceau, Maurice Dupin de Francueil, n'a que dix ans.

  • Le 23 août 1793, vente à Marie-Aurore de Saxe, veuve de Louis-Claude Dupin, de la terre de Nohan[35]. Acte déposé chez Me Charles Nicolas Denis de Villiers, notaire. Étude XXIX, 3 rue de Grenelle-Saint-Germain, quartier Saint-Germain-des-Prés, paroisse Saint-Sulpice, quartier du Luxembourg. Cote du document : MC - XXIX - ET- 619.

Lien Archives nationales : « Acquisition du domaine de Nohant par Marie-Aurore de Saxe »

Marie-Aurore de Saxe achète le domaine de Nohant pour un montant de 230 000 livres à Pierre Philippe Péarron de Serennes, ancien officier d'infanterie et gouverneur de Vierzon, cousin de la famille Dupin de Francueil.

  • Le 8 février 1822, inventaire après décès de Marie-Aurore de Saxe, veuve de Louis-Claude Dupin, receveur des finances à Metz et en Alsace, chevalier. Domicile : no 12 rue Neuve des-Mathurins à Paris. L'inventaire est déposé chez Me Charles Nicolas Denis de Villiers, notaire. Étude XXIX, 3 rue de Grenelle-Saint-Germain, quartier Saint-Germain-des-Prés, paroisse Saint-Sulpice, quartier du Luxembourg, 10e arrondissement (ancien) de Paris. Cote du document : MC - RE - XXIX - 12.

Lien Archives nationales : « Inventaire après décès de Marie-Aurore de Saxe »

Marie-Aurore de Saxe est décédée au château de Nohant, le 26 décembre 1821. Le 30 juin 1838, renonciation à bénéfice d'inventaire, sous la cote : ET - XXXII - 376.

Archives[modifier | modifier le code]

Salon George Sand.
Musée de la vie romantique à Paris.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Articles internes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

A L'un des amants de Marie Rinteau, Denis Joseph Lalive d'Épinay (1724-1782), fermier général, époux de la célèbre femme de lettres, Madame d'Épinay, née Louise Florence Pétronille Tardieu d'Esclavelles, offre deux propriétés aux demoiselles de Verrières, celle d'Auteuil en 1753[36] et une autre, l’ancien hôtel Saint-Florentin rue de la Ville-l'Évêque à Paris[37]. Denis Joseph Lalive d'Épinay et son ami Louis Dupin de Francueil sont des familiers du salon des sœurs Rinteau, dont ils règlent les fêtes. Louis Dupin de Francueil deviendra par la suite l'amant de Mme d'Épinay, après sa séparation, et lui fera connaître Jean-Jacques Rousseau.

B  Charles-Godefroy-Marie de Beaumont est donc le demi-frère de Marie-Aurore. Son père, Charles-Godefroy de La Tour d'Auvergne, s'occupe de son éducation et lui transmet le nom d'un domaine dont il est propriétaire en Normandie, Beaumont-le-Roger. Il entre au séminaire d'Évreux et devient prêtre. Après un passage en région normande, sur les terres de ses ancêtres à Breuilpont, il est le curé de Tartas dans les Landes de 1780 jusqu'en 1792. L'abbé de Beaumont est de retour à Paris et demeure successivement rue de Lille, quai Malaquais et enfin, rue Guénégaud. En 1819, il achète une maison à Brunoy, près de Corbeil dans le département de la Seine-et-Oise, où il réside principalement l'été. Il meurt dans cette commune, le 5 mars 1823. George Sand lui dédie une brève biographie en 1875, dans le second tome des Œuvres autobiographiques, intitulé : Mon grand-oncle et qui paraîtra dans le journal Le Temps, le 2 janvier 1876.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Marie-Geneviève Rinteau est née à Paris, paroisse Saint-Gervais, le 6 janvier 1730 et décédée à Paris, paroisse Sainte-Marie-Madeleine-de-la-Ville-l'Évêque, le 22 octobre 1775.
  2. Geneviève-Claude Rinteau est née à Paris, paroisse Saint-Leu-Saint-Gilles, le 13 février 1734 et décédée à Paris, paroisse Saint-Jacques-du-Haut-Pas, le 23 septembre 1791.
  3. Maurice de Saxe, comte de la Raute (1696-1710) puis comte de Saxe (1710-1750), est né le 28 octobre 1696 à Goslar dans le duché de Saxe et meurt le 30 novembre 1750 au château de Chambord.
  4. Gaston Maugras, Les demoiselles de Verrières, Paris, Éditions Calmann et Lévy,‎ 1890, 276 p. (lire en ligne), chap. II (« Origine des demoiselles de Verrières »), p. 28
  5. Jean-François Marmontel dans ses mémoires mentionne à propos de Marie Rinteau, que « la protégée du maréchal était l'une de ses maîtresses ; elle lui avait été donnée à l'âge de dix-sept ans ».
    Jean-François Marmontel (préf. Maurice Tourneux), Mémoires de Marmontel : mémoires d'un père pour servir à l'instruction de ses enfans, vol. I, t. I, Paris, La Librairie des Bibliophiles,‎ 1891 (1re éd. 1800), 330 p. (lire en ligne), chap. Livre IV (« Liaisons de Mademoiselle Marie Verrière »), p. 221
  6. René-Louis de Voyer marquis d'Argenson, Journal et mémoires du marquis d'Argenson, t. V, Paris, Éditions Vve Jules Renouard,‎ 1863, 532 p. (lire en ligne), « Novembre 1748 », p. 280
  7. Gaston Maugras, Les demoiselles de Verrières, Paris, Éditions Calmann et Lévy,‎ 1890, 276 p. (lire en ligne), chap. II (« Le maréchal de Saxe et sa troupe de comédie »), p. 31 à 32
  8. George Sand romance bien souvent les biographies et la profession de son arrière grand-mère Marie Rinteau n'échappe pas à la règle, en devenant une jeune débutante de l'Opéra.
    Thérèse Marix-Spire, Les romantiques et la musique : le cas George Sand, vol. I, Paris, Nouvelles Éditions Latines,‎ 1954 (réimpr. 20 janvier 2008), 714 p. (ISBN 978-2-72331-074-1, lire en ligne), « George Sand et la musique, influences lointaines », p. 70
  9. Ce nom d'emprunt est orthographié avec ou sans le « s » et la particule viendra s'ajouter en 1751. Les demoiselles de Verrières ont par ailleurs changé plusieurs fois de nom.
  10. Enquête du Parlement de Paris en date du 15 mai 1766. Source : Archives nationales, recueil du Conseil du 11 mai au 28 mai 1766, folios 110 verso et 112 recto.
  11. Archives de Paris : extrait de l'acte de baptême du 19 octobre 1748 : « Marie-Aurore, fille, présentée le dit jour à ce baptême par Antoine-Colbert, marquis de Sourdis, et par Geneviève Rinteau, parrain et marraine […] ».
  12. Le comte de Frise prend la succession en tant que gouverneur de Chambord à la mort du maréchal de Saxe en 1750, où il réside durant cinq ans. Le comte de Frise hérite également du maréchal de tous ses haras et chevaux.
  13. Voir à ce propos sur le site du ministère de la Culture et de la Communication, le document précité : « Pétition de Marie-Aurore de Saxe à Madame la Dauphine »
  14. Roger Pierrot, Jacques Lethève, Marie-Laure Prévost, Michel Brunet et la Bibliothèque nationale de France (dir.) (préf. Georges Le Rider), George Sand : visages du romantisme, Paris, Bibliothèque nationale de France, coll. « Catalogue d'exposition »,‎ 20 janvier 1977, 208 p. (ISBN 978-2-71771-337-4, notice BnF no FRBNF34702163, lire en ligne), chap. 1er (« Prélude XVIIIe siècle »), p. 5
  15. Nathalie Desgrugillers, Ma grand-mère Marie Aurore de Saxe : Correspondance inédite et souvenirs, Clermont-Ferrand, Éditions Paleo, coll. « La collection de sable »,‎ 15 juin 2011, 178 p. (ISBN 978-2-84909-636-9), « Repères biographiques », p. 8
  16. Extrait des registres de la paroisse Saint-Gervais en date du 13 avril 1779 : « L'année mil sept cent quarante-huit au mois d'octobre, le samedy dix-neuf du dit mois a été baptisée Marie-Aurore, fille naturelle de Maurice, comte de Saxe, maréchal des camps et armées de France, et de Marie Raintau, demeurant rue du Parc Royal, étant née du vingt septembre dernier ».
  17. Antoine de Horn est né le 8 septembre 1722 à Mussy-la-Ville.
  18. Nathalie Desgrugillers, Ma grand-mère Marie Aurore de Saxe : Correspondance inédite et souvenirs, Clermont-Ferrand, Éditions Paleo, coll. « La collection de sable »,‎ 15 juin 2011, 178 p. (ISBN 978-2-84909-636-9), « Repères biographiques », p. 9 à 10
  19. Louis Dupin de Francueil est né à Châteauroux le 6 novembre 1715 et décède à Paris le 6 juin 1786.
  20. Archives de Paris : État civil - Acte de mariage reconstitué. Cote du document : V3E/M 344. Archives de Paris 18 boulevard Sérurier 75019 Paris
  21. George Sand, Histoire de ma vie, t. I, Paris, Éditions Michel Lévy frères,‎ 15 avril 1847 (1re éd. 1856), 274 p. (lire en ligne), chap. II (« M. Dupin de Francueil »), p. 58
  22. Archives de Paris : État civil - Acte de naissance reconstitué. Cote du document : V3E/N 812. Archives de Paris 18 boulevard Sérurier 75019 Paris
  23. Archives de Paris : État civil - Acte de décès reconstitué. Cote du document : V3E/D 508. Archives de Paris 18 boulevard Sérurier 75019 Paris
  24. Jean-Louis François Deschartres est né à Laon en 1761 et meurt en 1828 dans un asile pour vieillards, la Maison royale de santé à Paris. Il occupe également les fonctions de maire à Nohant.
  25. Christophe Grandemange, Le château de Nohant : Maison de George Sand, Saint-Cyr-sur-Loire, Éditions Alan Sutton, coll. « Provinces Mosaïques »,‎ 14 juin 2010, 160 p. (ISBN 978-2-81380-176-0), « Les jours heureux », p. 16
  26. Archives nationales : Étude notariale de Me Charles Denis de Villiers - Acte notarié du 23 août 1793 - cote MC/ET/XXIX/619 - « Vente à Marie-Aurore de Saxe, veuve de Louis-Claude Dupin, de la terre de Nohant »
  27. George Sand, Histoire de ma vie, vol. 2, Paris, Éditions Calmann-Lévy,‎ 15 avril 1847 (1re éd. 1856), 502 p. (lire en ligne), chap. XII (« Départ pour l'Espagne »), p. 180
  28. Nathalie Desgrugillers, Ma grand-mère Marie Aurore de Saxe : Correspondance inédite et souvenirs, Clermont-Ferrand, Éditions Paleo, coll. « La collection de sable »,‎ 15 juin 2011, 178 p. (ISBN 978-2-84909-636-9), « La mort de Maurice », p. 96
  29. Bibliothèque historique de la ville de Paris : correspondance de Madame Dupin de Francueil à Monsieur de Scévole. Document D129 - fonds George Sand.
  30. Nathalie Desgrugillers, George Sand, ma grand-mère Marie Aurore de Saxe : Correspondance inédite et souvenirs, Clermont-Ferrand, Éditions Paleo, coll. « La collection de sable »,‎ 15 juin 2011, 178 p. (ISBN 978-2-84909-636-9), « Chronologie », p. 30.
  31. a et b George Sand, Histoire de ma vie, t. I, Paris, Éditions Calmann et Lévy,‎ 15 avril 1847 (1re éd. 1856), 508 p. (lire en ligne), chap. II (« Aurore de Saxe »), p. 33 à 34
  32. Jean-Baptiste Denisart, Armand-Gaston Camus et Jean-Baptiste François Bayard, Collection de décisions nouvelles et de notions relatives à la jurisprudence actuelle, vol. 3, Paris, Éditions Veuve Desaint,‎ 1784, 822 p. (lire en ligne), « Bâtard § II », p. 276 à 277
  33. Claude Dupin est le beau-père de Marie-Aurore de Saxe, qu'elle n'a jamais connu, celui-ci étant décédé à Paris, le 25 février 1769. Claude Dupin s'était remarié à Paris, le 1er décembre 1722 avec Louise Guillaume de Fontaine (1706-1799). De cette union est né un fils unique, Jacques-Armand Dupin de Chenonceaux (1727-1767), demi-frère de Louis Dupin de Francueil. Du mariage de Jacques-Armand avec Julie de Rochechouart-Pontville, est né Claude-Sophie Dupin de Rochefort (1751-1788).
  34. Pierre-Armand Vallet de Villeneuve (1731-1794) est l'époux de Madeleine-Suzanne Dupin de Francueil (1751-1812). Madeleine-Suzanne est la fille de Louis Dupin de Francueil et de sa première épouse, Suzanne Bollioud de Saint-Jullien (1718-1754).
  35. Nohan (sans le « t ») : reprise de l'orthographe de l'acte notarié.
  36. Lucien Perey et Gaston Maugras, La jeunesse de madame d'Épinay : d'après des lettres et des documents inédits, Paris, Éditions Calmann et Lévy,‎ 1898, 588 p. (lire en ligne), chap. XII (« Les demoiselles Verrière à Épinay »), p. 381
  37. Thérèse Marix-Spire, Les romantiques et la musique : le cas George Sand, vol. I, Paris, Nouvelles Éditions Latines,‎ 1954 (réimpr. 20 janvier 2008), 714 p. (ISBN 978-2-72331-074-1, lire en ligne), « George Sand et la musique, influences lointaines », p. 71