Marie-Antoinette Guy-Stéphan

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Marie Guy-Stephan dansant la cracovienne dans Une soirée de carnaval, Londres, septembre 1842.

Marie-Antoinette Guy-Stéphan, connue à la scène sous le nom de Marie Guy-Stéphan (Paris, 18 novembre 1818 - Paris, 21 août 1873[réf. nécessaire]), est une danseuse française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Elle est la fille de Johann-Baptiste Stéphan, un marchand fripier d'origine allemande, et de Marie Joséphine Corroy[réf. nécessaire].

Elle débute dans les chœurs de l'Opéra de Paris puis se fait engager au ballet du Grand Théâtre de Bordeaux[1]. On sait qu'elle dansa à la Scala, à Londres, et en Espagne au théâtre Circo[2]. Elle s'intèresse aux danses espagnoles et ajoute à son répertoire le Boléro chorégraphique[3], elle devient une des spécialistes des pas espagnols[4].

On pouvait lire dans la Revue et gazette musicale en 1856 :

« Que la Gaité nous excuse, elle seule a eu le bon sens de ne pas faire comme tous ces moutons de Panurge, et de ne pas tomber dans la mer. Le dieu des vacances l'a inspirée en lui faisant monter une grande féerie intitulée l'oiseau de paradis, où les trucs, les surprises, les changements à vue se succèdent sans laisser au spectateur le loisir de respirer; où Mme Guy-Stéphan développe ses grâces espagnoles, comme la Petra Camara développe les siennes à la Porte-Saint-Martin. »

En 1857, son partenaire au théâtre del Principe de Madrid, Monsieur Paul, lui intente un procès pour rupture de contrat. La presse parisienne s'en fait l'écho[5].

Dans ses mémoire, le chorégraphe Marius Petipa raconte sa tournée en Andalousie avec Madame Stephan[6] :

« Mon congé de deux mois ne me permit guère de me reposer. Je partis en tournée, en compagnie de la danseuse Guy-Stéphan, dans toutes les villes d’Andalousie. Un succès remarquable nous y attendait. Ma modestie dût-elle en souffrir, je tiens à préciser que ma maîtrise de la danse et des castagnettes ne le cédait en rien aux meilleurs danseurs de l’Andalousie. »

Elle passe pour avoir été la protégée[7] de José de Salamanca y Mayol.

Preuve de sa renommée, la célèbre fabrique de porcelaine de Volkstedt lui consacra une figurine[8].

Sources[modifier | modifier le code]

  • (en) Selma Jeanne Cohen, International encyclopedia of dance: a project of Dance Perspectives Foundation, p. 500, éd. Oxford University Press, ISBN 019509462X
  • (en) Ivor Forbes Guest, The Ballet of the Second Empire, 1847-1858, p. 70-84, A. and C. Black, 1955
  • Revue contemporaine et Athenaeum français, p. 636, vol. 4, Paris, éd. E.Brière, 1853
  • La Mode, Revue des modes, Chronique dramatique, p. 247, Paris, 1940.
  • Arthur Saint-Léon, Le Lutin de la vallée, Théâtre Lyrique Paris, éd. Beck, 1853
  • Ces demoiselles de l'Opéra, p. 183, éd. Tresse et Stock, 1887.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Annuaire dramatique, p. 157, éd. Tresse, Paris, 1840
  2. Antoine Le Duc, La zarzuela: les origines du théâtre lyrique national en Espagne, 1832-1851, p. 94, éd. Mardaga, 2003, ISBN 2870098316
  3. 735 lettres à sa femme: Lettres 249 à 483 (1851-1855)., vol. 2 , p. 355, éd.Klincksieck, 1975,ISBN 2252016264
  4. Charles de Boigne, Petits mémoires de l'Opéra , p. 346, éd. Librairie Nouvelle, 1857
  5. Le Monde Illustré, p.31, 1857
  6. Les Balletnautes : Marius Petipa, l’hispanophile
  7. Serge Salaün, Être espagnol, p. 154, éd. Presses Sorbonne Nouvelle, 2000, ISBN 2878541820
  8. Guy-Stephan, Marie, 1818-1873 In a Spanish dance. Porcelain figure; 23.5 x 14.5 x 11,5 cm, Volkstedt-Rudolstadt, nineteenth century.