Marie-Anne d'Autriche (1610-1665)

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Marie-Anne d'Autriche et son époux

Fille de l'empereur Ferdinand II du Saint-Empire et de Marie-Anne de Bavière[1] , née le 10 juillet 1610, Marie-Anne d'Autriche épousa en 1635 son oncle, l'électeur Maximilien Ier de Bavière, de 37 ans son aîné.

Celui-ci veuf d'Élisabeth de Lorraine et sans enfant, fervent défenseur de la cause catholique pendant la guerre de Trente ans, avait reçu la dignité électorale en 1620 après la trahison de son cousin protestant Frédéric V de Palatinat, qui, soutenant les Tchèques révoltés contre l'empereur s'était laissé proclamer roi de Bohême. Maximilien avait pris parti pour la cause catholique et soutenu par les princes catholiques dont son neveu, le futur Charles IV de Lorraine, avait terrassé son cousin à la bataille de la Montagne Blanche ce qui ne l'empêcha pas, au vu des désastres commis par les troupes franco-suédoises de signer la trêve d'Ulm en 1647. Il se réconcilia ensuite avec l'empereur.

Marie-Anne lui donna rapidement deux fils ce qui consolida la Maison de Wittelsbach :

Ferdinand-Marie de Bavière (1636-1679) qui succéda à son père et épousa en 1652 Henriette de Savoie (1636-1676) ;
– Maximilien (1638-1706) épousa en 1668 Fébronie de La Tour-d'Auvergne.

L'électeur s'éteignit en 1651 et son fils Ferdinand-Marie devint le second électeur de Bavière à l'âge de 15 ans.

L'année suivante, il épousa une princesse de Savoie, parce qu'elle était la petite-fille d'Henri IV de France et que l'influence de la France croissait en Allemagne. Ils eurent rapidement une descendance.

Marie-Anne mourut en 1665 à l'âge de 55 ans.

Ascendance[modifier | modifier le code]

Nores et références[modifier | modifier le code]

  1. Jiri Louda et Michael MacLagan, Les Dynasties d’Europe, Bordas, 1995 (ISBN 2-04-027115-5)