Marie-Alphonse Bedeau

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Marie-Alphonse Bedeau
Image illustrative de l'article Marie-Alphonse Bedeau

Naissance
Vertou, France
Décès (à 59 ans)
Nantes, France
Origine Drapeau de la France France
Allégeance Flag of France.svg Armée française
Arme Légion étrangère
Grade 1844 : Général
Années de service 18201852
Conflits conquête de l'Algérie
Commandement Deuxième Légion étrangère
17e léger
Faits d'armes Bataille de l'Isly
Révolution française de 1848
Distinctions Grand officier de la Légion d'honneur
Autres fonctions Gouverneur général de l'Algérie
Vice-président de l'Assemblée constituante

Marie-Alphonse Bedeau est un général français, né le à Vertou (Loire-Inférieure), mort à Nantes le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Le général Bedeau entre, à l'âge de 16 ans, le 29 octobre 1820 à l'écoles militaires de Saint-Cyr, et en sort le 1er octobre 1822, en qualité de sous-lieutenant-élève, à l'école d'application d'état-major. Il sert successivement au 8e régiment de cuirassiers, et dans les lanciers de la Garde royale.

Le 1er octobre 1828, il est promu au grade de lieutenant aide-major au 2e régiment d'artillerie à cheval, capitaine au 5e léger le 12 juillet 1831.

Il est détaché auprès du général Ferrier, dont il devient l'aide de camp. Attaché, en cette qualité, aux généraux Gérard et Schramm, il fait, sous leurs ordres, les campagnes de Belgique de 1831 et 1832. Proposé pour la Croix pendant la campagne de Belgique, il est décoré le 16 janvier 1833.

Lorsque, en 1836, à la réorganisation de l’armée, il devient loisible aux officiers d’état-major d’entrer dans les nouveaux corps, il obtient de passer chef de bataillon à la Légion étrangère, en formation à Pau, qu'il est chargé de la mener à Alger.

Là, il ne tarde pas à se distinguer dans les combats auxquels son corps prend part.

Lieutenant-colonel au 17e léger le 11 novembre 1837, il combat en Algérie au cours de plusieurs expéditions. Il fait partie des deux expéditions de Sétif, 16 et 17 octobre 1838 et mai 1839.

Il est promu le 4 décembre 1839 au grade de colonel au 17e léger. Il est blessé par deux fois dans l’expédition de Cherchell. Le 2 mai 1840, au célèbre passage du col de Mouzaïa, il est chargé de repousser les attaques de l’ennemi sur les arrières de l’armée et résiste aux troupes d’Abd el-Kader dans la gorge du marabout de Sidi-Moussa. Il se signale encore dans les ravitaillements de Miliana. L’année suivante, le 27 mai 1841, le colonel est nommé maréchal de camp et mis à la disposition du gouverneur général de l’Algérie, qui le charge d’opérer sur la frontière du Maroc.

En 1844, il prend part à la bataille de l'Isly, à la suite de laquelle il est nommé lieutenant général, puis commandant supérieur de la province de Constantine. Il fait deux campagnes au printemps et à l’automne de 1845, et se distingue, en 1847, dans l’expédition dirigée contre les Kabyles de Bougie. Le 10 juillet, il est nommé gouverneur général par intérim et remplacé par le duc d’Aumale.

Il est à Paris en février 1848. Le 24, à la tête des troupes, il parcourt les rues de Paris, s'efforçant d'y rétablir l'ordre. Les premiers régiments qui défilent sur les boulevards, la crosse en l'air en face de l’émeute populaire, sont guidés par lui. Il commande les chasseurs d'Orléans au moment de l'attaque du poste de l'allée Gabrielle. Sa conduite en cette occasion lui vaut d’être proposé comme ministre de la guerre du nouveau régime. Il décline la proposition, mais accepte le poste de Gouverneur militaire de Paris et le mandat de représentant de la Loire-Inférieure à l'Assemblée constituante, dont il devint vice-président. Il est nommé représentant de la Seine à la Législative.

Blessé en combattant l'insurrection de Juin, il est membre de la droite à l'Assemblée législative. Hostile au coup d'État du 2 décembre 1851, il est arrêté dans la nuit du 2 décembre par le maréchal de Saint Arnaud et incarcéré au fort de Ham. Mis à la retraite le 5 août 1852, il se retire en Belgique où il vivra jusqu’à l’amnistie de 1859.

Marie-Alphonse Bedeau était Grand officier de la Légion d'honneur.

Le , Marie-Alphonse Bedeau meurt, et est enterré au cimetière La Bouteillerie à Nantes[1].

En 1883 le village de Bedeau, actuellement Ras El Ma est baptisé en son honneur. Cette ville algérienne se situe dans la wilaya de Sidi-Bel-Abbès.

Précédé par Marie-Alphonse Bedeau Suivi par
Jules Bastide (homme politique, 1800-1879)
Ministre français des affaires étrangères
1848-1848
Jules Bastide (homme politique, 1800-1879)

Décorations - citations[modifier | modifier le code]

  • Cité à l’ordre de l’armée à Constantine 13 10 1837.
  • Cité à l’ordre environ de bougie 12 au 15 mai 1839
  • Cité à l’ordre de l’armée à 21 06 1840 – 18 12 1840
  • Cité à l’ordre le 28 04 1841
  • Epée d’honneur par les habitants de Guérande 1841
  • Chevalier de la Légion d'honneur 16 janvier 1833
  • Officier de la Légion d'honneur le 21 juin 1840
  • Commandeur de la Légion d'honneur le 30 août 1842
  • Grand officier de la Légion d'honneur le 8 août 1847

Nota bene[modifier | modifier le code]

Selon son acte de naissance il s'appelle Bedeau. Certains documents officiels font état de de Bedeau. Son père est un ancien capitaine de vaisseau. Recherché par sa mère présumée : femme Foucart, Veuve Bedeau en 11 12 1837 École ecclésiastique de Nantes

Références[modifier | modifier le code]

  1. Éric Lhommeau et Karen Roberts, Guide du cimetière de la Bouteillerie Nantes, Nantes, Le Veilleur de nuit,‎ 2009, 88 p. (ISBN 978-2-9528652-5-8), p. 40.

Sources[modifier | modifier le code]