Maria Tănase

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Maria Tănase

Maria Tănase est une chanteuse roumaine de musique populaire née le 25 septembre 1913 à Bucarest et décédée le 22 juin 1963 à Bucarest.

La jeunesse et le succès[modifier | modifier le code]

Elle naît à Bucarest, troisième enfant d'Anna Munteanu, originaire de la commune de Cârța (Făgăraș) et de Ion Coandă Tănase, du village olténien de Mierea Birnicii, dans la vallée de l'Amaradia. Très tôt, elle se trouve en contact avec la chanson, car ses parents aiment beaucoup la musique populaire et la musique en général.

Elle monte pour la première fois sur scène en 1921 à la Maison de la Culture Cărămidarii de Jos de l'avenue Piscului, pour la fête de fin d'année de l'école primaire n° 11 Tăbăcari, et sur la scène du lycée Ion Heliade Rădulescu, où elle ne fréquente que les petites classes, car elle a besoin très tôt de quitter l'école pour travailler avec ses parents. Plus tard, elle rencontre le journaliste Sandu Eliad lors d'une réunion de jeunes intellectuels, et ses membres lui conseillent de suivre une carrière artistique et de monter sur scène. Elle fait ses débuts au théâtre de Revue de Constantin Tănase. Son nom apparaît pour la première fois dans la presse le 2 juin 1934, dans la revue Cărăbuș-Express, sous le pseudonyme de Mary Atanasiu, que lui avait suggéré Constantin Tănase.

En 1938, avec d'autres artistes roumains, comme Constantin Brâncuși, Maria Tănase représente la Roumanie lors de l'Exposition mondiale de Paris. Cette même année, elle devient célèbre en enregistrant ses premières chansons pour la Société roumaine de radiodiffusion.

Ses démêlés avec la Garde de fer[modifier | modifier le code]

En 1940, à l'avènement du mouvement légionnaire au pouvoir, un « deuil national » est décrété par le gouvernement, surnommé « le régime des pompes funèbres ». La musique populaire de fêtes est interdite à la diffusion sur les terrasses de cafés, les jardins, etc. Certains diffuseurs ne respectant pas l'interdiction, d'importants et magnifiques enregistrements sont détruits par des légionnaires zélés. Les disques de Maria Tănase sont transformés en peignes tsiganes et vendus dans les rues, de même que les matrices de la maison de disques Columbia, sur l'avenue de la Victoire. La Société roumaine de radiodiffusion, accusée de déformer le folklore roumain, sera elle-même dissoute.

L'antisémitisme explique, peut-être, la violence du régime contre Maria et sa musique, car elle comptait dans le cercle de ses amis des intellectuels juifs tels l'ethnologue Harry Brauner (le frère du peintre Victor Brauner) et le journaliste Ștefan Roll.

Ses dernières années[modifier | modifier le code]

Après un voyage en Turquie, elle organise un spectacle pour les soldats blessés sur le front, à côté de noms importants de la culture roumaine, dont George Enescu, George Vraca et Constantin Tănase.

En 1955, elle reçoit le Prix de l'État et en 1957 le titre d'Artiste émérite.

Elle meurt d'un cancer en 1963 et est, depuis, vénérée comme l'Édith Piaf roumaine.

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